L’enseignement nomade est-il l'avenir de l'école ? Peut-on passer à coté de l’enseignement mobile ? Dans de nombreux pays, comme le montre le séminaire international Mobile Learning Week organisé par l’Unesco du 18 au 22 février, la question ne se pose plus. Devant les expériences thaïlandaise, indienne ou nigeriane, les rares tentatives hexagonales font pâle figure. L'enseignement nomade semble bien être l'avenir du numérique éducatif. Pourquoi l’enseignement nomade est-il une voie d’avenir ? La Mobile Learning Week réunie par l’Unesco réunit des experts pour échanger sur les pratiques éducatives. L'Unesco publie des "Principes directeurs pour l'apprentissage mobile" qui affirment que "la technologie mobile peut permettre d'étendre et d'enrichir les possibilités éducatives des apprenants". Permettre l'alphabétisation de tous, soutenir la parité, le programme Nokia Life en est un bon exemple.
Nokia Life sert aussi à la formation professionnelle des enseignants. Ces lunettes, Orange pourrait les offrir aussi aux responsables français. Ecole : silence, on privatise… Suppression de 16 000 postes d’enseignants, classes plus chargées, classes maternelles amputées, suppression progressive des réseaux d’aide spécialisée aux élèves en difficulté (Rased), accélération des logiques de ghettos avec la fin de la carte scolaire, suppression des instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM), loi Carle sur le financement de l’enseignement privé par les municipalités… La liste est longue et bien connue.
Mais sa cohérence a-t-elle été suffisamment analysée ? A qui profite le crime ? Il ne s’agit pas seulement de faire des économies, mais d’un programme idéologique : faciliter l’évasion scolaire en direction du privé. Il existe aujourd’hui 8 200 établissements catholiques sous contrat (soit 1 961 037 élèves), auxquels il faut ajouter 256 établissements juifs (38 000), huit protestants (2 760), 82 établissements bretons catholiques (4 241), 44 écoles bretonnes Diwan (3 076), 26 écoles basques (2 508), 50 occitanes (1 627) et huit catalanes (6 000). Antoine Prost: changeons l'école, en douceur. Enseignement nomade : L'extraordinaire développement des tablettes en Thaïlande.
"Même les écoles pour bonzes sont venues nous demander de participer au programme". Présenté, dans un français parfait par Mme Sasithara Pichaichannarong, secrétaire générale du Ministère de l'éducation thaïlandais, à l'occasion de la Mobile Learning Week le 18 février, le programme thaïlandais d'équipement des établissements a de quoi séduire. Le gouvernement ose le grand saut dans le 21ème siècle et l'enseignement nomade pour tous avec One Tablet Per Child. Décidé en août 2011 par le gouvernement thaïlandais, One Tablet Per Child (OTPC) prévoit de doter tous les élèves et les professeurs du pays d'une tablette en quelques années.
En 2012, deux niveaux d'enseignement sont équipés d'un bloc : l'équivalent du CP et de la 6ème. Et le pays va continuer ainsi à remonter le primaire et le secondaire à raison de deux générations par an. L'effort est colossal. En 2012, le pays a fait l'acquisition d'1,6 million de tablettes en Chine. Et les enseignants ? Quel impact ? C'est loin la Thaïlande ? Le niveau scolaire baisse, cette fois-ci c'est vrai !
A force de crier au loup, c'est en vain qu'on appelle au secours s'il surgit... On a tellement dénoncé la baisse du niveau, alors qu'il montait, comme le montraient les évaluations faites à la veille du service militaire, lors des "trois jours", qu'aujourd'hui l'opinion ne s'alarme guère, alors qu'il baisse pour de bon. Il faut pourtant sonner le tocsin. Tous les indicateurs sont au rouge. Dans les fameuses enquêtes PISA, la France est passée entre 2000 et 2009, pour la compréhension de l'écrit, du 10e rang sur 27 pays au 17e sur 33. La proportion d'élèves qui ne maîtrisent pas cette compétence a augmenté d'un tiers, passant de 15,2 %, à 19,7 %. Ces chiffres gênent : on les conteste. Et pour ne pas risquer d'être mal jugés, nous nous sommes retirés de l'enquête internationale sur les mathématiques et les sciences.
Mais cela ne l'empêche pas de monter. Voici une autre enquête internationale qui, elle, fait référence aux programmes scolaires (Pirls). Quels métiers en 2020 ? Le Centre d'analyse stratégique propose une étude prospective sur l'évolution des métiers d'ici 2020. "Entre 2010 et 2020, le nombre de postes à pourvoir devrait se maintenir à un niveau élevé, en raison principalement des départs en fin de carrière", près de 600 000 par an. "Les perspectives de créations d’emploi devraient principalement profiter aux cadres, aux professions intermédiaires, aux métiers de soins et d’aide aux personnes fragiles et aux professions du bâtiment. Infirmiers, aides-soignants et aides à domicile figureraient parmi les métiers bénéficiant des plus importants volumes de créations d’emploi à l’horizon 2020", affirme le CAS. Dans certains métiers d’ouvriers de l’industrie, l’emploi continuerait à se replier.
L'analyse. Constat d'échec pour les méthodes d'enseignement et pratiques pédagogiques: polémiques, enjeux de société et débats politiques. Le lundi au soleil et les mercredis sans devoirs. Même si l’on écarte les solutions étranges à base de consumétisme débridé qui gênent un développement synaptogénétique harmonieux chez l’enfant scolarisé, n’est-il pas temps de se poser des questions sur les méthodes d’enseignement qui permettront de produire des générations d’élèves heureux, bondissants et au poil soyeux ?
En tout cas, c’est la petite affaire du moment : doit-on donner aux enfants des devoirs à faire le soir ? Que voilà une question intéressante ! Elle est posée dans une petite série d’articles de notre presse que le monde entier nous envie, ainsi que dans l’un de ces reportages télévisuels dont France Télévisure a le secret, où l’on découvre, effarés, que les parents de certains enfants n’hésitent pas à sacrifier plusieurs dizaines de minutes pour — comme il est dit — « s’improviser enseignant ». D’après la Fédération, il semble en effet pourtant évident qu’aucune preuve n’existe que ces devoirs permettent aux enfants de mieux apprendre. Où va-t-on ? Eh bien justement. Ministère de la ré éducation nationale. Nous sommes mal élevés… non pas que nous parlions la bouche pleine ou mettions nos doigts dans le nez !
Non ! Mais nous méritons d’être rééduqués sans doute pour être plus républicains. En fait, nous, les adultes, nous sommes peut-être largement perdus pour la cause, aussi faut-il battre le fer chaud, travailler l’argile pendant qu’elle est malléable : bref, l’État, bon père parent 1, la République bonne mère parent 2 ont décidé de porter leur bienveillante sollicitude d’éducateurs sur nos enfants : nous sommes désormais doté d’un ministère de la rééducation nationale. Car vos enfants ne sont pas vos enfants, vous connaissez la formule de Gibran… La morale laïque à l’école. Certains ont fait semblant d’être surpris par les propos de Vincent Peillon reprenant à son compte l’idée d’enseigner la morale laïque aux enseignants puis aux élèves. Aujourd’hui plus rien de tel mais Vincent Peillon espère que l’école de la République parviendra à atteindre un objectif ambitieux. Like this: France : Ce que nos enfants n'apprennent plus au collège. Le saviez-vous ?
Clovis, Saint Louis ou François I er , mais aussi Henri IV, Louis XIV ou Napoléon ne sont plus étudiés dans les collèges français ! Rayés des programmes ou relégués en option. Raison invoquée par l'Education nationale: il faut consacrer du temps, entre la sixième et la cinquième, à «l'enseignement des civilisations extra-européennes», de l'empire du Mali à la Chine des Hans. C'est ce scandale pédagogique et culturel que dénonce l'historien Dimitri Casali dans son salutaire Altermanuel d'histoire de France (Perrin), dont Le Figaro Magazine publie des extraits. Superbement il lustré, l'ouvrage se présente comme un complément idéal aux manuels scolaires recommandés (ou imposés) par les professeurs de collège. Qui fixe les programmes scolaires en histoire ? L'enquête du Figaro Magazine montre que la question engage l'avenir de notre société.
Ces absences sont incompréhensibles. A côté des «oubliés» et des «relégués» des programmes, il y a les «optionnels»... OpenCourseWare | Free Online Course Materials. Etudier à Harvard gratuitement depuis chez soi, c’est possible - Enseignement / Internet. Imaginez : vous êtes devant votre ordinateur, assis confortablement dans votre canapé. A l’écran, Earl Francis Cook, éminent professeur en épidémiologie à l’université d’Harvard, dispense un cours sur les méthodes quantitatives dans la recherche clinique et de santé publique. Une heure plus tard, la leçon est finie. Mais ce n’est pas terminé. Afin de prolonger ce cours et préparer le suivant, vous allez maintenant retrouver d’autres étudiants originaires des quatre coins de la planète pour un travail en groupe.
Depuis quelques mois, les enseignements des meilleures universités du monde sont à portée de clic. Près de 3 millions d’étudiants Ce projet d’enseignements gratuits en ligne massifs (Massively open online courses, MOOC, en anglais) a été lancé aux Etats-Unis il y a un peu plus d’un an. Emportées dans le même élan, les universités de Stanford, Princeton, de Pennsylvanie et du Michigan créent ensemble leur propre plate-forme, Coursera. Menace pour l’enseignement traditionnel ? Khan Academy. Transformer l'école. Le coût d'un élève, ou comment gagner des milliards. Vincent Peillon, ministre de l’Éducation nationale, annonce fièrement à l’occasion de la rentrée scolaire que son ministère est « le seul budget qui s’est trouvé augmenté dans le collectif budgétaire » notamment parce qu’il prévoit « une augmentation notable du nombre d’enseignants et d’encadrants scolaire ». Faut-il s’en féliciter ? Au vu de l’évolution du coût de l’élève sur les 25 dernières années et des résultats du système éducatif toujours plus médiocres, certainement pas.Par Jean-Baptiste Noé.
Tous les chiffres cités dans cet article sont issus de Repères et références statistiques sur les enseignements, l’information et la recherche, Éducation Nationale, 2011. Ce sont des chiffres officiels du Ministère. Combien coûte un élève en 2009 ? Combien coûtait un élève en 1985 ? Précisons que ce sont des euros constants de 2009, c’est-à-dire que c’est la même monnaie en 2009 et en 1985, l’inflation ne rentre pas en compte. Coût total : 68,3 milliards d’euros. —-Sur le web. L’inquiétant recul de la scolarisation des 15-19 ans. L’insertion professionnelle de ces jeunes s’avère plus problématique dans notre pays que dans la plupart des autres pays membres.
Que dit l’étude de l’OCDE ? Entre 1995 et 2010, les taux de scolarisation des 15-19 ans ont progressé de 10 points en moyenne dans les pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Cette progression a été quasiment constante de 1995 à 2005, période au cours de laquelle le pourcentage est passé de 73 % à 81 %. Puis on a assisté à une augmentation beaucoup plus modérée, le taux moyen s’établissant à 83 % en 2010. Dans ce contexte global, la France fait plutôt figure d’exception.
Après avoir beaucoup augmenté avec le processus de massification amorcé dans les années 1970, le taux de scolarisation des 15-19 ans a reculé, en quinze ans, de 89 % à 84 %. Comment expliquer ce phénomène ? D’autres facteurs peuvent aussi expliquer la baisse de la scolarisation des 15-19 ans en France. La situation est-elle vraiment préoccupante ? Ministère de la ré éducation nationale.