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Science et vérité

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(20+) La théorie économique dominante : trente ans de malheur. Le débat sur la pertinence (défaillante) de la théorie dominante en macroéconomie connaît un nouvel épisode avec la publication récente d’un papier de Paul Romer.

(20+) La théorie économique dominante : trente ans de malheur

Celui qui sera bientôt le chief economist de la Banque Mondiale considère que la macroéconomie a régressé depuis au moins trois décennies, avec la domination quasi-exclusive de la modélisation dite «DSGE» (dynamic stochastic general equilibrium). Cette dernière s’est développée à partir du modèle de croissance néoclassique, qui repose sur l’hypothèse d’une concurrence parfaite dans tous les marchés ; modèle auquel on a ajouté des «chocs» aléatoires de productivité pour tenter d’obtenir des fluctuations (les cycles dits «réels») proches des variations observables de l’activité.

Des éléments supplémentaires ont ensuite enrichi la spécification de base : monnaie, concurrence imparfaite, rigidité des prix, etc. L’utilisation pratique de ces modèles soulève aussi des problèmes. Petites réflexions sur la neutralité du chercheur (ou : la nouvelle erreur de Cahuc et Zylberberg) Je ne vais pas revenir sur l’ouvrage de Cahuc et Zylberberg, déjà largement commenté (voir notamment la tribune d’André Orléan et la note de lecture de Stéphane Ménia).

Petites réflexions sur la neutralité du chercheur (ou : la nouvelle erreur de Cahuc et Zylberberg)

Je vais plutôt développer sur un point qu’ils avancent dans un texte pour les Echos, où ils cherchent à répondre à la polémique, car ce point me tient à cœur, qu’il me semble essentiel, et que je considère que Cahuc et Zylberberg se trompent de nouveau. Je dis cela sans animosité : si la polémique en cours permet de parler un peu entre chercheurs de comment on fabrique de la science, ma foi, tout ne sera pas totalement perdu. Comment les conflits d’intérêts interfèrent avec la science. L'actualité nous a appris qu'un pneumologue a témoigné devant une commission d'enquête du Sénat sur le coût de la pollution de l'air sans déclarer qu'il touchait un salaire de la part d'une compagnie pétrolière.

Comment les conflits d’intérêts interfèrent avec la science

Ce médecin a indiqué qu'il n'y avait pas de conflit d'intérêts, sous-entendant que ses activités professionnelles rémunérées par l'industrie ne remettaient pas du tout en cause l'objectivité de son jugement concernant l'effet des polluants sur la santé. Mais qu'appelons-nous un conflit d'intérêts ? La situation de conflit d'intérêt est-elle effectivement laissée à l'appréciation de chacun ? Yann Bérard et Antoine Roger (dir.), « Sociologie politique des sciences », Politix, n° 111, 2015. 1 Bruno Latour est un anthropologue, professeur et directeur scientifique à Science Po Paris, connu p (...) 2 Pierre Favre est un politiste, professeur émérite des universités.

Yann Bérard et Antoine Roger (dir.), « Sociologie politique des sciences », Politix, n° 111, 2015

Il s’est attaché à développer un (...) 3 Bruno Latour, « Pour un dialogue entre science politique et science studies », Revue française de s (...) 4 Favre Pierre, « Ce que les science studies font à la science politique. Réponse à Bruno Latour », R (...) 1Comment développer une nouvelle connaissance des sciences ? Grands auteurs, Albert Einstein, Étienne Klein, Françoise Balibar, Relativité, Physique, Réel, Observation, Science, philo, Philosophief. La réputation scientifique, une course infernale. L’enjeu du prestige scientifique est devenu tel qu’il a engendré un dispositif général d’évaluation du travail des chercheurs qui se superpose à l’ancienne pratique de la reconnaissance par les pairs.

La réputation scientifique, une course infernale

S’il y a un domaine qui se nourrit de réputation, c’est bien le milieu académique. Notoriété, prestige, honneur et crédit y règnent en maîtres : les chercheurs et les universitaires non seulement sont plus motivés par ces récompenses symboliques que par l’appât du gain, mais ils passent leur temps à concevoir des institutions dont le but est la création, le maintien et l’évaluation de leur propre crédibilité, La mesure de l’impact Objet classique de la sociologie de la connaissance, la réputation des scientifiques telle qu’analysée par Pierre Bourdieu en 1984 (Homo academicus) a été profondément bouleversée depuis par l’irruption massive de nouveaux instruments d’évaluation : décomptes de citations, notations internationales, agences d’évaluation de la recherche, prix et médailles, etc.

Bruno Latour, Face à Gaïa. Huit conférences sur le Nouveau Régime Climatique. 1Bruno Latour invoque Gaïa afin que la catastrophe écologique ne s’aggrave pas.

Bruno Latour, Face à Gaïa. Huit conférences sur le Nouveau Régime Climatique

Au-delà du nom mythologique, Gaïa est pour Latour surtout un concept bien construit qui propose un cadre pour penser sans la dichotomie nature/culture. Selon l’anthropologue des sciences, si nous n’agissons pas plus vite pour chercher des solutions aux problèmes écologiques, ce serait à cause de cette dichotomie. Palmarès de la recherche en gestion 2016 : les ESC qui misent sur l'excellence. Publier beaucoup, certes, mais surtout publier mieux.

Palmarès de la recherche en gestion 2016 : les ESC qui misent sur l'excellence

Après une décennie de développement massif de la recherche, les meilleures écoles de management visent aujourd'hui l'excellence. Le classement de la recherche en management d'EducPros recense les établissements ayant publié le plus d'articles dans des revues de très haut niveau en sciences de gestion, de catégories 1 et 1*.

Un club élitiste d'une centaine de journaux aux règles déontologiques très strictes. Sens commun et savoir scientifique. Recensé : Howard Becker. 2014.

Sens commun et savoir scientifique

What About Mozart ? What about Murder ? Les sociétés et l'impossible: Les limites imaginaires de la réalité - Danilo Martuccelli. Lessons in statistical significance, uncertainty, and their role in science. A-t-on besoin de la vérité ? Et si la vérité se révélait un concept superflu et faussement profond ?

A-t-on besoin de la vérité ?

Elle fait partie de notre vocabulaire commun et pourtant il est bien difficile de la définir. Quand on s’y essaie, on aboutit souvent au truisme ou à l’impasse.