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Mondialisation, métropolisation et territoires

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L'inutilité, injustice suprême. Paysans sans terre du Brésil, précaires d’Europe, habitants des bidonvilles de Bombay, chômeurs, malades, réfugiés...Notre époque a engendré une figure tragique : « l’homme inutile », aussi bien aux autres qu’à ses propres yeux.

L'inutilité, injustice suprême

De Xi Jinping à Barack Obama, les gouvernements, relayés par le FMI et l’OCDE, s’alarment désormais des inégalités et prônent des croissances plus « inclusives ». La théorie du « ruissellement » a vécu, tout comme, avant elle, celle de l’équilibre naturellement stable des marchés financiers. On redécouvre l’ampleur des imperfections de marchés. L’enrichissement des plus riches ne suffit pas à sortir les plus pauvres de leurs trappes de pauvreté, tandis que les inégalités de revenus, qui se creusent partout, nuisent à la sacro-sainte « croissance » (par sous-consommation), mettent en danger la stabilité financière (par endettement excessif) et même entravent la mobilité sociale, l’innovation et la sauvegarde de la planète ! Le « bassin de vie » : la géographie sensible des maires.

Dans ce cas précis, la décision de rattachement à une intercommunalité a été motivée par des intérêts communaux plus que par une analyse du territoire vécu.

Le « bassin de vie » : la géographie sensible des maires

Bref, la délimitation du « bassin de vie » par une enquête a simplement servi de caution scientifique à une recomposition territoriale déterminée, avant tout, par des enjeux financiers. Paradoxalement, l’intérêt même de la notion est sa flexibilité et sa labilité Comment expliquer le succès de cette notion auprès des élus locaux ? Il tient, à n’en pas douter, à sa souplesse et à sa labilité. La notion de bassin de vie permet de faire correspondre des territoires de politiques publiques avec des problèmes à traiter qui débordent les frontières administratives des communes.De surcroît, le « bassin de vie » est un espace qui n’est pas figé. Txt360. Txt362. Txt386. Txt383. Txt388. Txt381. Txt373. Txt374. Txt371. Txt367. Txt369. La France n’est pas une société d'apartheid. Question 1 Le 20 janvier 2015, Manuel Valls a affirmé qu’il existe aujourd’hui en France un « apartheid social, territorial et ethnique ».

La France n’est pas une société d'apartheid

Vos travaux confirment-ils un tel diagnostic ? Question 2 Ces dernières années, vos recherches se sont portées sur la question de la carte scolaire et des choix d’établissements faits par les familles. Pourquoi intégrer l’école à la réflexion sur la ségrégation urbaine, et quels sont les principaux enseignements que vous en retirez ? Question 3 Il y a quelques années, vous avez pris part à un débat concernant l’évolution du peuplement et de la division sociale des grandes métropoles mondiales. Question 4 Pour cerner toutes ces dynamiques socio-spatiales, les données quantitatives actuellement disponibles en France et en Europe sont-elles suffisantes ?

Pour aller plus loin : Préteceille, E. 2012. « Segregation, social mix and public policies in Paris », in Maloutas, T. et Fujita, K. Sur Métropolitiques : « Ce qui compte n’est pas l’égalité des territoires, mais l’égalité des gens » Entretien - Décentralisation 14/08/2015par Martine Kis Pour le géographe Philippe Estèbe, avec la métropolisation et la mobilité croissante de la population, les équilibres anciens, qui œuvraient en faveur du monde rural, sont remis en cause.

« Ce qui compte n’est pas l’égalité des territoires, mais l’égalité des gens »

Le concept d’égalité des territoires, à la base du consensus politique depuis la IIIe République, en est ébranlé. L’auteur de « L’égalité des territoires, une passion française » estime qu’il faut désormais privilégier des solidarités horizontales et l’égalité, non pas des territoires, mais des gens. Courrierdesmaires.fr. Dans votre ouvrage sur l’égalité des territoires, vous montrez que ce principe est central dans la pensée politique de l’espace national, au point qu’il existe un ministère de l’Egalité des territoires. Philippe Estèbe(1). Jusqu’à la Deuxième Guerre mondiale, il s’agissait d’une égalité de droit, avec politiques de redistribution, d’équipement et de péréquation. P. P. Pensez-vous qu’il y a trop de communes rurales ? P. P. P. P. Brèves, Insee, Pauvreté, Périphérie, Christophe Guilluy, France, France périphérique, Géographie.

Des centres opulents et des marges déshéritées.

Brèves, Insee, Pauvreté, Périphérie, Christophe Guilluy, France, France périphérique, Géographie

À première vue, les inégalités territoriales en France sont simples et bien identifiées : il y a le centre et la périphérie, les grandes villes et les vastes aires périurbaines, la capitale et les zones abandonnées. Les géographes ne manquent pas de métaphores pour décrire ces « fractures territoriales ». Dernière en date, La France périphérique de Christophe Guilluy (Flammarion, 2014 ; à paraître en poche dès septembre 2015 dans la collection Champs/Flammarion), une image à travers laquelle ce consultant spécialiste de l’analyse territoriale montre « comment on a sacrifié les classes populaires ». Dans cet ouvrage le géographe se penche sur les zones en marge, « de l’autre côté des métropoles, dans les espaces ruraux, les villes moyennes, dans certains espaces périurbains qui rassemblent aujourd’hui près de 80% des classes populaires ». Filosofi Que tirer de cette étude ?

Modélisation. La ville tremplin, passeport pour l'avenir. Le petit village chinois de Liu Gong Li est devenu, ces 15 dernières années, une « ville tremplin ».

La ville tremplin, passeport pour l'avenir

Un de ces endroits où affluent les migrants du monde entier, et d’où émergera, selon Doug Saunders, la nouvelle classe moyenne. Tout commence dans un village. Aux yeux du nouveau venu, ce hameau-ci semble figé dans le temps, imperméable au mouvement et au changement, seul au monde. Pour un peu, on le confondrait avec la nature. Les nouvelles capitales du monde. Mondialisations_levy-lussault.pdf.