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Méritocratie vs Cohésion sociale

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Des Français en demande de reconnaissance. La majorité de la population estime que ses problèmes quotidiens sont méconnus des pouvoirs publics.

Des Français en demande de reconnaissance

Quels sont-ils ? Pourquoi ? La moitié des Français ont le sentiment d’être en proie à des difficultés passées sous silence par les médias et les décideurs politiques selon un récent rapport du Credoc (1). Ne pas pouvoir partir en vacances, enchaîner les contrats précaires sans perspective d’avenir et voir s’éloigner le rêve de devenir propriétaire sont autant de sujets peu traités aux yeux de ceux qui se considèrent invisibles. Ce ressenti n’est pas nouveau. Article de 1163 mots. Les revers de l’ascension sociale.

« Il y a quelques jours, Janan Ganesh a écrit un excellent article dans le Financial Times sur les tentatives de Theresa May visant à rendre le système britannique plus méritocratique ou, pour le dire autrement, pour alimenter la mobilité ascendante.

Les revers de l’ascension sociale

Mais comme le note Ganesh, si vous êtes réellement sérieux à propos de la mobilité ascendante dans une ère de faible croissance, alors la mobilité ascendante que les classes moyennes supérieures « bien pensantes » aiment défendre, implique une certaine mobilité descendante, un déclassement, pour les enfants de ces mêmes classes moyennes supérieures. Mais non seulement ils ne voudraient pas être témoins d’un tel déclassement, mais ils font aussi tout ce qu’ils peuvent pour s’assurer que les chances des personnes en bas de la hiérarchie sociale de dépasser les enfants de riches restent négligeables.

D. Girardot. La société du mérite. Idéologie méritocratique & violence néolibérale. Ouvrages - Les publications récentes - Les publications. Réjane Sénac, Mai 2015 Sciences Po les Presses.

Ouvrages - Les publications récentes - Les publications

Réduire la pauvreté, une responsabilité collective. La lutte contre la pauvreté nécessite d'aider les plus fragiles et de modifier les règles produisant de la précarité.

Réduire la pauvreté, une responsabilité collective

Un investissement social profitable à toute la société. Le regard porté sur la pauvreté a évolué : d'une approche portant sur l'individu et distinguant les bons des méchants - le pauvre méritant et le mauvais pauvre -, on est passé progressivement à la considération des causes économiques et sociales de leur état. Le sort des indigents ne relève plus de la justice pénale (pendre ou enfermer), mais de la justice sociale. Pervers. « Vous êtes un déviant sexuel.

Pervers

Un pervers jusqu’au bout des ongles, complètement. » C’est avec ces mots que le psychologue américain Jesse Bering commence cet ouvrage. Le ton est donné ! J. ONPES_CREDOC_rapport_invisibilite_sociale_091115. L’actu, Evgeny Morozov, Servitude, Silicon Valley, Internet, Google, Uber, Amazon, État, Capitalisme. 2 146. Ouvrages - Les publications récentes - Les publications. Pourquoi les pauvres votent-ils contre leurs intérêts ? « Si les inégalités se creusent, c’est parce que tout le monde ou presque aspire à la sécurité des oligarques", entretien avec Patrick Savidan, président de l’Observatoire des inégalités. 11 septembre 2015 - Huit Français sur dix souhaitent une société plus égalitaire, mais ils sont peu nombreux à y oeuvrer.

« Si les inégalités se creusent, c’est parce que tout le monde ou presque aspire à la sécurité des oligarques", entretien avec Patrick Savidan, président de l’Observatoire des inégalités

Un paradoxe que le philosophe explique davantage par un sentiment de précarité sur fond de désengagement de l’Etat que par un individualisme forcené. Entretien extrait du quotidien Libération. C'est prouvé : les riches trichent plus que les autres. C’est un résultat très important.

C'est prouvé : les riches trichent plus que les autres

Les expériences menées à l’université de Berkeley (Californie) par Paul Piff ont mis en avant les comportements anti-sociaux des personnes aux plus hauts revenus. Ainsi, si 90% des conducteurs s’arrêtent pour laisser traverser les piétons (et oui, ça se passe comme ça, en Californie !) Mobilité sociale : les enfants d’immigrés font aussi bien que les autres. 9 octobre 2012 - 42,1 % des enfants d’immigrés deviennent ouvriers contre 30 % des personnes sans ascendance directe immigrée.

Mobilité sociale : les enfants d’immigrés font aussi bien que les autres

Mais cet écart s’explique davantage par les positions sociales défavorisées de leurs parents que par leur origine géographique. En moyenne, les enfants d’immigrés occupent plus souvent des positions sociales défavorisées : 42,1 % deviennent ouvriers, contre 29,7 % de la population dite « majoritaire » [1], 13,8 % deviennent cadres, contre 19,9 % de la population majoritaire. Il existe également de fortes disparités à l’intérieur même des descendants d’immigrés : par exemple, 7,9 % de ceux dont le père est originaire du Maghreb sont cadres contre 15 % des descendants d’immigrés nés en Europe du Sud, et 17 % pour le reste de l’Europe. « Aujourd’hui, l’égalité des chances tend à s’imposer et les discriminations sont devenues la figure cardinale des injustices », entretien avec François Dubet, sociologue.

9 mai 2014 - L’accent mis sur l’égalité des chances et la méritocratie légitiment les inégalités scolaires.

« Aujourd’hui, l’égalité des chances tend à s’imposer et les discriminations sont devenues la figure cardinale des injustices », entretien avec François Dubet, sociologue

La compétition scolaire profite aux enfants des familles les plus favorisées. Entretien avec François Dubet, sociologue. Extrait de la revue Le Français aujourd’hui. Vos derniers travaux portent sur l’évolution et la mise en perspective des différentes manières de penser les inégalités sociales ? Pouvez-vous résumer ces travaux pour nos lecteurs ? Il existe deux grandes manières de considérer les inégalités sociales. Les paradoxes de l’égalité des chances. 7 janvier 2010 - L’égalité des chances est un concept juste, mais aveugle aux inégalités sociales.

Les paradoxes de l’égalité des chances

L’analyse de François Dubet, professeur de sociologie à l’université de Bordeaux et directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (Paris). L’ouverture continue de l’école secondaire et de l’enseignement supérieur a permis d’accueillir des élèves qui en avaient longtemps été exclus, mais le long mouvement de massification scolaire a déçu. Quand on y regarde de près, le recrutement des élites scolaires ne change guère, la distribution des élèves dans les diverses filières reste déterminée par leurs origines sociales et ceux qui échouent et quittent l’école sans diplômes sont issus des catégories sociales les moins favorisées. Le niveau scolaire s’est déplacé vers le haut, sans bousculer profondément la structure des inégalités. Ceci est d’autant plus choquant que l’égalité des chances apparaît aujourd’hui comme la figure dominante de la justice sociale.

John Rawls, Justice et critique. 1 Rawls John, Théorie de la justice, Paris, Seuil, 1989 [1971] ; Rawls, John, Libéralisme politique, (...) 1Figure majeure de la philosophie politique contemporaine, John Rawls, décédé en 2002, est principalement connu pour son travail sur la justice sociale qui a donné lieu à la publication de la Théorie de la justice en 1971, ainsi qu’à de nombreux développements par la suite1. Justice et critique se propose de reconstruire le parcours intellectuel de celui qui fut professeur à Harvard, et reprend pour cela un article publié initialement dans une revue universitaire principalement destinée aux étudiants de philosophie, The Harvard Review of Philosophy. La méritocratie : seule en cause ? 1Les travaux de Marie Duru-Bellat ont porté de longue date sur les transformations de l’école et les mécanismes de production des inégalités sociales face et par l’école.

Que ce soit avec des travaux analytiques et empiriques – comme par exemple Les Inégalités sociales à l’école. Genèse et mythes (Duru-Bellat, 2002) ou en 2010 avec François Dubet et Antoine Véretout, Les Sociétés et leur école. Emprise du diplôme et cohésion sociale, ou encore dans des essais plus politiques – L’Hypocrisie scolaire avec François Dubet (Dubet & Duru-Bellat, 2000) ou l’inflation des diplômes (Duru-Bellat, 2006) – le travail de Marie Duru-Bellat s’inscrit ainsi dans un des programmes majeurs de la sociologie de l’éducation. Les pièges de l'égalité des chances, par François Dubet. Rien de plus juste, en apparence, que le principe de la méritocratie à l'école. En fait, ce système ne fait que perpétuer la rigidité et l'inégalité de la société. LE MONDE | • Mis à jour le | Par François Dubet.