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Entre les sciences

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Guy Bajoit, La maison du sociologue. Pour une théorie sociologique générale. 1Pouvoir penser le monde d’aujourd’hui à partir d’une théorie générale qui va au-delà des clivages de la sociologie classique, tel est le défi que lance le sociologue Guy Bajoit, professeur émérite de l’Université de Louvain.

Guy Bajoit, La maison du sociologue. Pour une théorie sociologique générale

Il reconnaît que les sociologues actuels ont raison de reprocher aux « grandes théories » d’être aveuglantes, ethnocentriques, réductionnistes et idéologiques, mais il refuse l’idée de balayer – comme beaucoup le font – toute idée de théorie générale. Pour lui, il ne faut pas rejeter en bloc les « grandes théories » du fait des biais qu’elles comportent, mais intégrer ces biais dans l’analyse et considérer que la théorie générale est toujours provisoire.

La sociologie est née pour penser la modernité. Elle s’est centrée sur les sociétés occidentales et leur processus d’industrialisation mais elle doit aujourd’hui évoluer pour penser les évolutions économiques et sociales de ces dernières décennies. À quoi sert l’enseignement des sciences du monde social ? Je défendrai ici l’idée que l’enseignement des sciences du monde social (anthropologie, sociologie, l’histoire), devrait être le plus précoce possible, dès l’école primaire.

À quoi sert l’enseignement des sciences du monde social ?

Je soutiens en effet que l’enseignement pédagogiquement adapté des sciences du monde social dès l’école primaire constituerait une réponse adéquate (et plutôt meilleure que d’autres) aux exigences modernes de formation scolaire des citoyens dans des sociétés démocratiques. Répondre aux objections Plusieurs objections sont assez spontanément soulevées dès lors qu’on évoque un tel projet d’enseignement d’une série d’acquis et d’outils produits au cours de leur histoire par les sciences du monde social.

Il est important de répondre à de telles interrogations. Lessons in statistical significance, uncertainty, and their role in science. Science is hard.

Lessons in statistical significance, uncertainty, and their role in science

Statistics is hard. Proving cause and effect is hard. Christie Aschwanden for FiveThirtyEight, with graphics by Ritchie King, discusses the uncertainty in data and the challenge of answering seemingly straightforward questions via the scientific method. Leading the article is a description of p-hacking. Mess around with variables enough, and you too can get a p-value low enough to publish results in a distinguished journal. A fine interactive lets you try this yourself, showing that the political party in office affects the economy. Which political party is best for the economy seems like a pretty straightforward question. I guess that means we have to think more like a statistician and less like a brainless, hypothesis-testing robot.

Jacques Coenen-Huther, Quel avenir pour la théorie sociologique ? 1 J.

Jacques Coenen-Huther, Quel avenir pour la théorie sociologique ?

Coenen-Huther, Les Paradoxes de la sociologie, Paris, L’Harmattan, 2012. 1Réorganiser l’analyse sociologique au moyen d’un cadre théorique dégagé de l’hyper-spécialisation et tirant le meilleur de quelques notions éprouvées par le passé, tel est le pari auquel se livre ici, et dans la suite de ses Paradoxes de la sociologie1, J. "L'économie, cette immense duperie": les anti-économistes prennent la parole. L'art de se duper soi-même Par Jean-Pierre Dupuy Jean-Pierre Dupuy par Stéphane Trapier.

"L'économie, cette immense duperie": les anti-économistes prennent la parole

Demain, j’arrête l’éco - Vous n’aimez pas les économistes ? Vous n’êtes pas les seuls ! - Libération.fr. Les économistes sont-ils supérieurs aux autres chercheurs parce qu'ils manient des équations complexes.

Demain, j’arrête l’éco - Vous n’aimez pas les économistes ? Vous n’êtes pas les seuls ! - Libération.fr

C'est comme ça qu'ils sont perçus et qu'ils se présentent parfois. Guillaume Calafat, Cécile Lavergne, Éric Monnet (dir.), « Philosophies et sciences sociales », Tracés, hors-série n° 13, 2013. 1Les contributions que rassemble ce numéro de la revue Tracés sous le titre ambitieux de « Philosophies et sciences sociales » n’ont pas pour objet la question générale des rapports entre la philosophie et les sciences sociales.

Guillaume Calafat, Cécile Lavergne, Éric Monnet (dir.), « Philosophies et sciences sociales », Tracés, hors-série n° 13, 2013

Comme le laisse deviner le fait que le terme « philosophie » soit utilisé au pluriel, le projet est moins large et du coup bien plus pertinent. L’objectif du numéro procède de la volonté de mettre en valeur le travail de chercheurs qui ne construisent pas leur identité académique sur un clivage disciplinaire, mais qui cherchent au contraire à augmenter leurs connaissances (du monde social) en augmentant leur liberté (de ne pas tenir compte des oppositions académiques).

Frédéric Darbellay (dir), La circulation des savoirs. 1 Isabelle Stengers (dir.), D’une science à l’autre, des concepts nomades, Paris, Seuil, 1987. 1La nomadisation des concepts, des savoirs, des méthodes est constitutive de l’histoire des sciences.

Frédéric Darbellay (dir), La circulation des savoirs.

Les savoirs ont une dynamique qui relève à la fois de questions cognitives, épistémologiques mais aussi politiques. Les savoirs circulent. Ce n’est pas nouveau mais dans une société de la communication, la production et la diffusion des savoirs connaissent une accélération liée à la fois à la mondialisation du champ scientifique, et au développement des nouvelles technologies de l’information et de la communication.

L'intelligence dispersée. Les sciences humaines sont entrées dans une nouvelle période, où la multiplication des champs de recherches et l'absence de modèles unificateurs rendent paradoxalement impossible toute vision globale.

L'intelligence dispersée

L'Homme dont le monde volait en éclats (1) rapporte l'histoire authentique d'un jeune soldat russe blessé au combat en 1943. Lorsqu'il se réveilla sur son lit d'hôpital, le jeune homme ? Il s'appelait Lev Zatteski ? Souffrait d'un mal étrange. Atteint d'un éclat d'obus, sa blessure au cerveau avait causé non seulement des troubles de la vue et de la mémoire, mais l'avait rendu incapable de comprendre le monde qui l'entourait. Objet des sciences naturelles sont naturalises.