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Démocratie, experts, médias et décision collective

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46252889. Quelles élections pour une meilleure démocratie. Généralisation des primaires, possibilité de voter pour plusieurs partis, tirage au sort… Pour remédier à la crise de légitimité dont souffre le système électoral français, nous aurions tout à gagner, selon le sociologue Yves Sintomer, à nous inspirer d’expériences démocratiques passées ou en vogue ailleurs dans le monde.

Quelles élections pour une meilleure démocratie

Depuis le début des années 1960 et les débuts de l’élection au suffrage universel du président de la République, la France n’a pas changé fondamentalement les règles qui déterminent la façon d’élire les représentants et de prendre des décisions. Notre système repose sur quatre piliers. D’une part, les partis pèsent d’un poids déterminant dans la sélection des candidats, dans les scrutins uninominaux comme dans les scrutins de liste. Concentrer le financement de la recherche sur une « élite » est contreproductif. En termes de financement de la recherche, la mode est à la concentration de l’effort au profit de quelques-uns : il faut subventionner les chercheurs excellents qui produiront donc plus de recherche et de la recherche de meilleure qualité.

Concentrer le financement de la recherche sur une « élite » est contreproductif

Cette stratégie est vue par la plupart des politiques comme une évidence, à l’échelle européenne, nationale, ou régionale. Dans le monde de la recherche lui-même, elle est considérée par beaucoup comme la bonne solution, même si certains se plaignent de passer trop de temps à rédiger des réponses à appels à projets. « Soutenir l’excellence » et « éviter le saupoudrage » sont devenus les mots d’ordre. Le problème, c’est que cette évidence n’en est pas une. Pour savoir quelle stratégie adopter, la bonne démarche consiste donc à regarder les résultats des études empiriques sur le sujet.

La démocratie repose sur la confiance Entretien avec Dominique Schnapper. La démocratie peut-elle mourir de ses excès ?

La démocratie repose sur la confiance Entretien avec Dominique Schnapper

C’est la question que pose Dominique Schnapper dans un livre ambitieux, au croisement de la sociologie et de la philosophie. Selon elle, la démocratie est le meilleur des régimes. Mais elle reste fragile, car fondée sur le seul respect des institutions. De son père Raymond Aron, Dominique Schnapper assume volontiers l’héritage. « Je sais et je sens combien il m’a faite », confie-t-elle dans son livre de mémoires paru l’an dernier, Travailler et Aimer (2013). Elle partage avec lui bien plus qu’un air de famille : un attachement profond à l’idée démocratique, le goût des faits plutôt que des formules, le sens de l’avenir plutôt que du passé.

Dominique Schnapper, L’esprit démocratique des lois. 1Avec cet ouvrage, Dominique Schapper poursuit son inlassable et utile analyse des dynamiques démocratiques.

Dominique Schnapper, L’esprit démocratique des lois

Une nouvelle fois, elle s’intéresse aux tensions internes qui se développent au sein même du système démocratique d’aujourd’hui, rappelant comme une évidence les plus belles pages de La démocratie en Amérique (1835 et 1840) d’Alexis de Tocqueville. 2Dominique Schnapper a pourtant retenu son titre, L’esprit démocratique des lois, en référence directe à l’ouvrage magistral de Montesquieu – L’esprit des lois (1748) – pour indiquer que le risque de « corruption » du régime démocratique est toujours une réalité et qu’il convient plus que jamais de l’anticiper. La sociologue cherche en effet à nous faire prendre conscience de l’existence d’un « malaise démocratique », d’autant plus difficile à cerner que jamais les peuples n’ont été aussi libres, les mœurs aussi tolérantes et les sociétés aussi riches. La démocratie repose sur la confiance Entretien avec Dominique Schnapper.

Rôle des lobbys

Rôle des experts - Sociologie de la production scientifique. Rôle des médias. Veblen Institute. "Bravo à l’Institut Veblen et aux Petits matins d’avoir fait remonter à la surface cette belle pépite, enfouie dans les rayons des bibliothèques depuis sa parution en 1950.

Veblen Institute

" Christian Chavagneux, Alternatives économiques, numéro de juillet 2015. Présentation Dès le début des années 1950, K. William Kapp démontre que l’entreprise privée fait assumer une partie de ses coûts sociaux et environnementaux à la société tout entière. Un discours en avance sur son temps, reçu froidement alors que l’Europe et les Etats-Unis s’engouffraient tout juste dans une ère de consommation de masse. Biographie de l’auteur Karl William Kapp (1910-1973) est un économiste de nationalité allemande et américaine. Informations. Loïc Blondiaux, Le nouvel esprit de la démocratie. Actualité de la démocratie participative. 1 Professeur des universités à l'IEP de Lille de chercheur au CERAPS (CNRS/université Lille II). 2 Boltanski, Luc, Chiapello, Eve, Le nouvel esprit du capitalisme, Gallimard, 1999. 3 Un article récusant cette distinction a par ailleurs été publié récemment sur laviedesidées.fr: Ber (...) 1Le titre de cet ouvrage de Loïc Blondiaux1 pourrait évoquer une chronique des mutations de la démocratie de ses origines à nos jours sur le modèle du désormais célèbre « Nouvel esprit du capitalisme »2.

Loïc Blondiaux, Le nouvel esprit de la démocratie. Actualité de la démocratie participative

Kenneth J. Arrow et les limites des choix collectifs. Auteur prolixe depuis cinquante ans, Kenneth Arrow s'est particulièrement illustré par sa théorie des choix sociaux et celle de l'équilibre général concurrentiel dont il a analysé les limites.

Kenneth J. Arrow et les limites des choix collectifs

Kenneth Arrow est connu pour avoir, au début des années 50, démontré, avec Gérard Debreu, l'existence d'un équilibre général concurrentiel. Cela leur a valu le prix de la Banque centrale de Suède. Cette contribution, comme la plupart des nombreuses autres publications d'Arrow, est de facture très abstraite et technique. Arrow est l'un des pionniers dans l'introduction de techniques mathématiques sophistiquées en théorie économique. Mais il a mis en garde contre les dangers et les limites de ces méthodes pour comprendre une réalité économique et sociale complexe. CHOIX COLLECTIFS ET PRÉFÉRENCES INDIVIDUELLES, La théorie du choix social.