Web-snep2012guideeco-ok1. Réponse à Gilles Pierret. La parution dans le n° 2, 2011, du Bulletin des bibliothèques de France de l’article de Laurent Marty intitulé « La bibliothèque musicale peut-elle jouer sa partition à l’heure du MP3 ?
» a suscité la réaction de Gilles Pierret, directeur de la Médiathèque musicale de Paris ; comme c’est l’usage, la rédaction du BBF a laissé à Laurent Marty le soin de répondre aux commentaires de Gilles Pierret. La rédaction Il est toujours intéressant, et parfois déconcertant, de découvrir les réactions qu’un texte fait naître. La bibliothèque musicale peut-elle jouer sa partition à l'heure du MP3 ? Le thrène sur la mort annoncée des bibliothèques musicales – en vrac désertées par le public, condamnées par la disparition des CD et le développement d’internet –, pour exagéré qu’il puisse paraître, marque bien la profonde inquiétude d’une profession qui se sent aujourd’hui menacée dans ses pratiques bien plus que dans son existence.
Car le sort de ces espaces n’est pas tant lié aux supports qui les constituent qu’à l’idée qui les porte : la musique ne disparaîtra pas avec le disque compact, mais il semble par contre certain que le modèle de la discothèque a fait son temps. D’où une crise de fréquentation et une crise d’identité qui imposent un renouvellement profond de conception, une remise à plat des pratiques. Il est relativement simple de tirer ces conclusions de l’observation de l’état actuel de la musique en bibliothèque ; il est sans doute plus difficile d’imaginer une nouvelle architecture intellectuelle des collections et des services liés.
Pour une herméneutique des espaces. Musique numérique en bibliothèque. Réflexions et retours d’expérimentations sur la musique numérique ont jalonné la journée organisée par le groupe Alsace de l’ABF (Association des bibliothécaires de France) le 11 avril 2011 à Cernay.
Entre halo et aura : un rôle spécifique à jouer pour les bibliothèques Aujourd’hui, après la révolution internet dans la diffusion de la musique, toutes les cartes sont sur la table. La musique « fluide » concentrée dans quelques lieux virtuels s’écoute partout. Les supports d’écoute, dénommés « soniels » par Gilles Rettel 1, caractérisant les reproductions d’œuvres quels que soient leurs supports, restent très matériels. L’aura de l’œuvre d’art diminue avec la distance (disque par rapport au concert, ubiquité par rapport au support dédié), comme le disait Walter Benjamin. Les bibliothèques peuvent être des lieux où rayonnent cette aura et ce halo en facilitant l’accès aux œuvres par l’exposition et le temps. Les bornes musicales Écoute à distance. « La musique n'a pas d'auteur » Sous un titre volontairement provocateur, le propos de ce numéro de la revue d’anthropologie et d’histoire des arts du Musée du quai Branly 1 est de montrer que, s’agissant de la musique, la conception du droit d’auteur telle que nous la connaissons, comme le droit moral et le respect de l’intégrité de l’œuvre, n’existent pas de toute éternité, comme on aurait parfois tendance à le penser, et sont souvent imbriqués au point de ne pouvoir les distinguer clairement.
À l’appui de ce postulat, un riche dossier constitué de contributions éclairantes. En préambule, une histoire du copyright. Conçu à l’origine comme privilège temporaire d’impression accordé aux auteurs, celui-ci évolue avec la loi de 1909, qui constitue la base de la législation actuelle : l’œuvre est considérée comme une création intellectuelle ayant une valeur marchande et dont la propriété signifie un droit de contrôle sur un ensemble d’activités dérivées (copie, usages, etc.). La musique : Si la place de la musique n’est plus guère contestée en bibliothèque, sa situation aujourd’hui y est pour le moins paradoxale.
En effet, pour l’essentiel, c’est le disque qui a permis, à partir des années soixante, d’introduire à grande échelle les œuvres musicales dans les collections des bibliothèques et non les livres ou les partitions : la littérature sur la musique a toujours été faible et lacunaire dans notre pays (et elle l’est encore aujourd’hui), et par ailleurs le système éducatif français étant ce qu’il est dans le domaine artistique, les Français capables de lire la musique sont longtemps restés une poignée. Or, aujourd’hui qu’il y a plus de 1 500 discothèques dans les bibliothèques publiques, le disque est menacé de disparition et les discothèques se demandent si elles ne doivent pas se préparer à fermer.
Il y a longtemps qu’on ne disposait plus en français d’une synthèse de qualité sur l’histoire du disque. Le livre de Ludovic Tournès comble donc une lacune. Musique en bibliothèque. À l’heure où l’univers musical connaît un bouleversement historique et où les médiathécaires doutent, Médiadix organisait le 12 décembre 2008 une journée d’étude intitulée « La musique en bibliothèque : mutation ou déclin ?
». Page d'accueil. Flash Eco : Le marché de la musique chute encore. Le marché de la musique enregistrée a poursuivi sa chute sur les neuf premiers mois de 2012, en recul de 7,8% sur un an, les ventes numériques ne compensant pas l'effondrement des ventes de CD et DVD, selon les chiffres du Syndicat national de l'édition phonographique (Snep) consultés vendredi par l'AFP.
De janvier à septembre 2012, le marché de gros de la musique enregistrée a généré 296 millions d'euros. Les ventes physiques (CD et DVD) continuent leur glissade, avec un repli de de 14,9% sur les neuf premiers mois de 2012, à 206 millions d'euros. Les ventes numériques (téléchargement, streaming...) progressent en revanche de 13,8% sur la même période, à 90 millions d'euros.