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Alcools d'Apollinaire

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Guillaume Apollinaire. Guillaume Apollinaire en 1916. signature Guillaume Albert Vladimir Alexandre Apollinaire de Kostrowitzky[1], dit Guillaume Apollinaire, est un poète et écrivain français, critique et théoricien d'art qui serait[Note 1] né sujet polonais de l'Empire russe, le 26 août 1880 à Rome.

Guillaume Apollinaire

Il meurt à Paris le 9 novembre 1918 de la grippe espagnole, mais est déclaré mort pour la France[2] en raison de son engagement durant la guerre. Biographie Jeunesse Guillaume Apollinaire est né à Rome sous le nom de Guglielmo Alberto Wladimiro Alessandro Apollinare de Kostrowitzky, en polonais Wilhelm Albert Włodzimierz Aleksander Apolinary Kostrowicki, herb. Guillaume Apollinaire – Sa vie, son histoire, son oeuvre. Guillaume Apollinaire, l'enchanteur étoilé (1880-1918) Guillaume Apollinaire, par ses choix esthétiques, a contribué plus que quiconque à établir le canon de notre modernité.

Guillaume Apollinaire, l'enchanteur étoilé (1880-1918)

Peter Read Apollinaire eut une vie courte et pleine, une vie tissée d’histoires innombrables. Poète de génie, conteur et créateur hors pair, Apollinaire est connu pour avoir soutenu tous les courants artistiques d’avant-garde de son époque, entre Montmartre et Montparnasse. On connaît moins le combat qu’il a mené pour se créer un nom, un nom en littérature, au milieu de toutes les errances et de tous les dangers.

La prison lors de l’affaire du vol de la Joconde et, plus encore, son engagement comme volontaire en 1914, constitueront de puissants moteurs de sa création, en ajoutant à tout ce qu’il écrivait, une tendresse, un supplément d’âme qui n’appartenait qu’à lui. Alcools. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Alcools

Alcools est un recueil de poèmes de Guillaume Apollinaire, paru en 1913. Zone - texte. À la fin tu es las de ce monde ancien Bergère ô tour Eiffel le troupeau des ponts bêle ce matin Tu en as assez de vivre dans l’antiquité grecque et romaine Ici même les automobiles ont l’air d’être anciennes La religion seule est restée toute neuve la religion Est restée simple comme les hangars de Port-Aviation Seul en Europe tu n’es pas antique ô Christianisme L’Européen le plus moderne c’est vous Pape Pie X Et toi que les fenêtres observent la honte te retient D’entrer dans une église et de t’y confesser ce matin Tu lis les prospectus les catalogues les affiches qui chantent tout haut Voilà la poésie ce matin et pour la prose il y a les journaux Il y a les livraisons à 25 centimes pleines d’aventures policières Portraits des grands hommes et mille titres divers Voilà la jeune rue et tu n’es encore qu’un petit enfant Ta mère ne t’habille que de bleu et de blanc Tu es très pieux et avec le plus ancien de tes camarades René Dalize Vous n’aimez rien tant que les pompes de l’Église.

Zone - texte

Zone - présentation. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Zone - présentation

Zone est un poème de Guillaume Apollinaire, paru dans son recueil Alcools. Bien qu'il soit le dernier à avoir été écrit, il ouvre ce recueil publié en 1913. Apollinaire compose Zone après avoir lu Les Pâques à New York de Blaise Cendrars. Il adopte alors le vers libre ainsi que la suppression de la ponctuation[1], à l'instar du nouveau procédé utilisé par son ami, que ce dernier reprendra en 1913 dans son célèbre poème La Prose du Transsibérien et de la petite Jehanne de France[2]. C'est après avoir assisté à une lecture par Blaise Cendrars de sa future publication, La Prose du Transsibérien et de la petite Jehanne de France, qu'Apollinaire aurait décidé de transformer à son tour son futur recueil. Zone est une œuvre de style cubiste, mais c'est aussi un poème élégiaque, lyrique. Tout au long de son texte, il aborde des thèmes tels que : Le Pont Mirabeau - texte. La bibliothèque libre.

Le Pont Mirabeau - texte

Sous le pont Mirabeau coule la Seine Et nos amours Faut-il qu’il m’en souvienne La joie venait toujours après la peine Vienne la nuit sonne l’heure Les jours s’en vont je demeure Les mains dans les mains restons face à face Tandis que sous Le pont de nos bras passe Des éternels regards l’onde si lasse L’amour s’en va comme cette eau courante L’amour s’en va Comme la vie est lente Et comme l’Espérance est violente. Le Pont - présentation. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Le Pont - présentation

Le Pont Mirabeau est un poème du poète français Guillaume Apollinaire paru dans le dernier numéro de la revue Les Soirées de Paris en février 1912 puis repris en 1913 dans son recueil Alcools, où il figure en deuxième position entre Zone et La Chanson du mal-aimé. Il traite de la disparition de l'amour avec le passage du temps, dont la métaphore est l'écoulement de la Seine sous le pont Mirabeau, à Paris[1]. Une plaque sur ce dernier reprend aujourd'hui les premiers vers du poème. Ce poème lui a été inspiré par Marie Laurencin, avec qui il a souvent franchit ce pont et avec laquelle il commence une liaison en 1907. La Chanson du mal-aimé - texte.

À Paul Léautaud Et je chantais cette romance En 1903 sans savoir Que mon amour à la semblance Du beau Phénix s’il meurt un soir Le Matin voit sa renaissance Un soir de demi-brume à Londres Un voyou qui ressemblait à Mon amour vint à ma rencontre Et le regard qu’il me jeta Me fit baisser les yeux de honte Je suivis ce mauvais garçon Qui sifflotait mains dans les poches Nous semblions entre les maisons Onde ouverte de la mer Rouge Lui les Hébreux moi Pharaon Que tombent ces vagues de briques Si tu ne fus pas bien aimée Je suis le souverain d’Égypte Sa sœur-épouse son armée Si tu n’es pas l’amour unique Au tournant d’une rue brûlant De tous les feux de ses façades Plaies du brouillard sanguinolent Où se lamentaient les façades Une femme lui ressemblant C’était son regard d’inhumaine La cicatrice à son cou nu Sortit saoule d’une taverne Au moment où je reconnus La fausseté de l’amour même.

La Chanson du mal-aimé - texte

La Chanson du mal - présentation. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

La Chanson du mal - présentation

Apollinaire en avion (Port-Aviation, Viry-Châtillon) Apollinaire, le bien-aimé. Pour ce dernier numéro, on retrouve le recueil Alcools d’Apollinaire, et l’un de ses poèmes-phare : "La Chanson du Mal-aimé".

Apollinaire, le bien-aimé

Le thème de l’amour malheureux et la forme rassurante du vers octosyllabe peuvent susciter chez le lecteur le sentiment d’être en terrain connu, mais allons un peu au-delà... Au moment de la publication d’Alcools, Apollinaire tient à renvoyer le chant élégiaque à une période révolue de sa vie : le jeune "Mal-aimé" a depuis lors rencontré l’artiste peintre Marie Laurencin en 1908. Avec elle, l’amour "Phénix", qui meurt pour mieux renaître, durera quatre ans. Dix ans ans plus tôt, Apollinaire, pour gagner sa vie, s’était fait engager comme précepteur au service de la fille d’une riche allemande. Entre août 1901 et août 1902, il accompagne son élève et sa mère en Allemagne : tous les poèmes de la section "Rhénanes" d’Alcools naissent de ce séjour.

Le critique et écrivain Pascal Pia raconte : "De retour à Paris, le souvenir d’Annie Playden continuera de l’obséder. "Alcools" d'Apollinaire, l'ivresse du poète. Alcools est un recueil de poèmes publié en 1913 par Apollinaire. Il est inscrit au programme du bac dans la section "Modernité poétique ? ", avec un point d’interrogation. Pourquoi cette question ? Si Apollinaire apparaît rétrospectivement comme le chantre d’une modernité poétique en ce début de XXème siècle, le poète fait appel à de nombreuses traditions. Celles-ci puisent dans la culture européenne la plus ancienne : la mythologie antique, l’imagerie chrétienne, ou encore la poésie médiévale, comme dans la célèbre "Chanson du mal Aimé".

Les deux poèmes qui vont vous être présentés encadrent le recueil. Commençons par "Zone", poème liminaire : A Paris, au début du siècle, on parle alors de la "Zone" pour qualifier la ceinture industrielle et populaire de la capitale qui a poussé sur les anciennes fortifications.