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Axe 2. Histoire, mémoire et justice

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Racisme au Genocide - Outil interactif - Camp des Milles. Le Site-Mémorial du Camp des Milles est le seul grand camp d’internement et de déportation français encore intact en Europe. À travers une riche collection de pièces audiovisuelles et d'illustrations, la muséographie de 15000 m2 présente l'histoire complexe du Camp des Milles, des hommes, femmes et enfants internés entre 1939 et 1942, et des familles qui ont été déportées à Auschwitz Birkenau en août et septembre 1942. Le Site-Mémorial du Camp des Milles est un lien pertinent entre le passé et le présent. Aujourd'hui et demain dépendent en effet largement de la capacité des gens à comprendre, d'une part, comment la Shoah s'est produite et comment des mécanismes humains similaires peuvent conduire au pire, et, d'autre part, comment il est possible de résister à de telles spirales dangereuses.

Ces résultats sont fondés sur une “approche convergente” des mécanismes communs (individuels, collectifs et institutionnels) qui ont mené au pire au cours du XXe siècle. Accédez à l'outil interactif. Qui était Klaus Barbie, surnommé le boucher de Lyon ? - Géo.fr. 1er mai 1937 : adhésion au NSDAP Né le 25 octobre 1913 à Godesberg (actuelle Bad Godesberg, en Allemagne), Nikolaus « Klaus » Barbie a souffert des violences d’un père alcoolique. En 1933, il adhère aux Jeunesses hitlériennes avant de s’engager dans la SS deux ans plus tard. Il travaille au service de sécurité du NSDAP, le parti nazi, et quand les listes de celui-ci rouvrent en 1937, Klaus Barbie devient membre du parti. Il est alors âgé de 23 ans. 25 avril 1940 : mariage avec Regina Willms Klaus Barbie épouse Regina Willms, membre du NSDAP elle aussi.

Ils auront deux enfants, Ute (1941) et Klaus-Georg (1946). Novembre 1942 : à la tête de la Gestapo de Lyon Après avoir grimpé les échelons de l’administration nazie (décoré de la Croix de fer pour avoir été l’un des officiers SS les plus énergiques dans l’assaut du ghetto juif d’Amsterdam), il est nommé́ à la tête de la section IV de la Gestapo (police allemande) de la région de Lyon. 8 juillet 1943 : mort de Jean Moulin Lire aussi : Juger les crimes nazis après Nuremberg. Procès des plus hauts dignitaires du IIIe Reich encore en vie et ayant été arrêtés au sortir de la guerre, Nuremberg marque un moment fondateur en matière de justice pénale internationale. Mais il n’est pourtant, concernant la poursuite des criminels nazis, que l’une des étapes d’une histoire qui s’étire sur près de huit décennies. Il ne constitue pourtant pas le premier procès contre des criminels nazis – ou par extension contre ceux ayant collaboré à un titre ou un autre avec le IIIe Reich. Durant la guerre elle-même, des poursuites ont été initiées.

Dès juillet 1943 se tient en URSS le procès de Karsnodar, où comparaissent neuf membres de l’Einstazgruppe D (l’une des unités spéciales chargées de l’assassinat de différentes catégories de personnes, à commencer par les Juifs). Il sera suivi par d’autres menés contre des Allemands ou des collaborateurs locaux capturés lors de l’avancée de l’armée Rouge (Kharkov en décembre 1943, Lublin, novembre-décembre 1943). Homosexuels sous le joug nazi : “Cent mille hommes ont été fichés par la police allemande” Au Mémorial de la Shoah, à Paris, une exposition inédite lève le voile sur cette page de l’Histoire longtemps ignorée.

Sa commissaire, l’historienne Florence Tamagne, revient sur ses principaux enseignements. Jamais une exposition aussi fouillée sur le sujet n’avait été organisée en France : « Homosexuels et lesbiennes dans l’Europe nazie » est visible au Mémorial de Shoah, à Paris, jusqu’au 28 mars. Depuis son ouverture, l’affluence ne faiblit pas — bien que les restrictions dues au Covid, au moment de la conception et du montage de l’expo, aient limité l’ambition initiale. Il y a pile deux ans déjà, une conférence sur cette question, encore largement sous-exposée, avait fait salle comble au Mémorial. Comment avez-vous construit cette exposition ? Paiement sécurisé Sans engagement Désabonnement simple Déjà abonné ? Découvrir toutes nos offres. « Le massacre de la Saint-Barthélemy s’est joué entre voisins » « Saint-Barthélemy » : le nom revient souvent dans le débat comme un spectre, synonyme de la folie d’un meurtre collectif.

Mais qui connaît réellement ce massacre d’août 1572, si emblématique des guerres de religion ? Grâce à un travail d’archives approfondi, Jérémie Foa, maître de conférences en histoire moderne à l’université d’Aix-Marseille, offre une nouvelle perspective sur cet épisode jusque-là essentiellement raconté depuis les grands du royaume. Dans Tous ceux qui tombent. Visages du massacre de la Saint-Barthélemy (La Découverte, 352 pages, 19 euros), l’historien, actuellement en résidence au prestigieux Institute for Advanced Study de Princeton, aux Etats-Unis, a cherché à raconter l’événement par le bas, en rendant un visage aux anonymes massacrés.

Dans quel contexte advient le massacre de la Saint-Barthélemy ? La France connaît des guerres de religion depuis dix ans lorsque la Saint-Barthélemy éclate, dans la nuit du 23 au 24 août 1572. Ce que la France se racontait au sortir de la deuxième guerre mondiale. « Pleurons-les. Les Juifs de Paris et la commémoration de la Shoah (1944-1967) », de Simon Perego, Champ-Vallon, « Epoques », 392 p., 26 €, numérique 18 €. « Français, on ne vous a rien caché. La Résistance, Vichy, notre mémoire », de François Azouvi, Gallimard, « NRF Essais », 608 p., 24 €, numérique 17 €. Il est courant de voir dans les années 1970 un basculement du rapport ­mémoriel aux « années noires ». Avec le film documentaire de Marcel Ophüls Le Chagrin et la Pitié (1971) et le ­livre de l’historien américain Robert ­Paxton La France de Vichy (Seuil, 1973), un voile trompeur sur la période aurait été déchiré, les Français accédant enfin à une représentation réaliste du passé, sans héroïsation excessive de la Résistance, sans édulcoration des ­méfaits de l’Etat français, sans minimisation du sort des juifs.

L’auteur propose d’autres renouvellements. Il vous reste 46.1% de cet article à lire. Ina.fr - DEVOIR DE MÉMOIRE. « J'étais dans les plus jeunes... Questions sur le génocide des Tutsi rwandais (avril-juillet 1994) - EHESS. Questions sur le génocide des Tutsi rwandais (avril-juillet 1994) Dans le cadre des Conférences CAES, Stéphane Audoin-Rouzeau, directeur d’études, analysera les questions sur le génocide des Tutsi rwandais (avril-juillet 1994). Le génocide des Tutsi rwandais, qui a vu le massacre d'au moins 800 000 personnes en trois mois (entre le 7 avril et le début du mois de juillet 1994) est un des grands événements de notre temps, et l'un des plus tragiques. Il pose au chercheur en sciences sociales, tout comme au citoyen européen (et plus particulièrement français) toute une série de questions auxquelles il n'est pas facile, à l'approche de la 25e commémoration du génocide, de répondre : quel rôle de la France dans le processus meurtrier ?

Comment rendre compte des formes très spécifiques du génocide telle que l'implication massive des voisins ? Les Conférences CAES Le CAES de l’EHESS relance cette année les Conférences CAES qui avaient connu un réel succès il y a quelques années. Podcast. Rwanda : la France et les fantômes du génocide des Tutsi. La France “fautive” mais pas “complice” du génocide au Rwanda. La France “porte des responsabilités lourdes et accablantes” dans le génocide des Tutsi au Rwanda en 1994, mais n’a pas été “complice” de la tragédie, conclut un rapport d’historiens remis le 26 mars à Emmanuel Macron. “Pendant des décennies, l’action de la France durant le génocide a fait l’objet d’un débat intense en Afrique et en Europe, les critiques accusant la France de ne pas avoir suffisamment agi pour empêcher les massacres, et d’avoir activement soutenu le gouvernement Hutu responsable du génocide”, observe le New York Times.

Une plaie ouverte qui a “longtemps empoisonné les relations entre la France et le gouvernement de Paul Kagame, le leader Tutsi qui contrôle le Rwanda depuis près d’un quart de siècle”, poursuit le quotidien. La Commission a rendu son rapport de plus de 1 000 pages vendredi 26 mars et conclut, “sans appel”, que “la France n’a rien fait pour empêcher le génocide des Tutsi”, écrit Le Soir. Catharsis. Pourquoi vous ne pourrez plus jamais dire "le génocide rwandais" Vous lisez la presse, et vous voyez fleurir ici ou là des articles qui évoquent “le génocide des Tutsis au Rwanda”. Mais aussi “le génocide rwandais” ? Vu de loin, ça vous semble grosso modo équivalent, quand ça ne passe pas tout bonnement pour une formulation commode de sorte à éviter les répétitions ? Après tout, l’adjectif “rwandais” paraît d’abord là pour circonscrire géographiquement le massacre d’un million de Tutsis, organisé en 1994 dans l’intervalle de trois mois seulement, dans ce pays de 10 millions d’habitants de la taille de la Bretagne ?

En fait, non. Ecrire “génocide rwandais" ou même "génocide au Rwanda ” (comme il a pu m’arriver de le faire, par exemple dans un souci franchement maladroit d’alléger quelques phrases laborieuses - à moins que ce ne soit par paresse) est très problématique. Certes, le terme “génocide” marque la reconnaissance d’un crime contre l’humanité d’une telle échelle que c’est l’extermination de tout un groupe qui était recherchée. Génocide au Rwanda : quel rôle la France a-t-elle joué ? France-Rwanda : ce que les archives ont à nous apprendre.

Le génocide des Tutsi au Rwanda apparaît dans les actualités : ici un document a été trouvé ; ici ce que l’on imaginait vient d’être prouvé. France-Rwanda, ce que les archives en encore à nous dire ? D’ailleurs, quelles archives ? Pour qui ? Pourquoi ? Pour les victimes du génocide qui s’est déroulé au Rwanda dans les années 1990, les Tutsis, mais aussi pour nous. Deux ans après sa création, la commission d’historiens présidée par Vincent Duclert dévoilera au début du mois d’avril son rapport sur le rôle et l’engagement de la France au Rwanda entre 1990 et le génocide des Tutsi en 1994. Avec François Graner, chercheur, membre de l'association Survie. Et Hélène Dumas, historienne, chargée de recherche au CNRS, auteure notamment de Le génocide au village : le massacre des Tutsis au Rwanda (Seuil, 2020) et Sans ciel ni terre. Rappelons que cette évidence des ethnies, qui revient de manière récurrente lorsqu'on parle du continent africain, ne fonctionne pas au Rwanda.

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