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Ecologie démocratique

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Post-Environnementalistes

«Vers une démocratie écologique» par Dominique Bourg dans les Grands dossiers n° 19 de Sciences Humaines «Les pensées vertes» | Fondation Nicolas Hulot. Selon le philosophe Dominique Bourg, la démocratie représentative moderne n’est pas adaptée aux défis environnementaux. L’écologie exige la création de nouvelles institutions politiques, capables de prendre en charge les intérêts de long terme. Philosophe, professeur à l'Université de Lausanne, Institut des Politiques Territoriales et de l'Environnement Humain (IPTEH) et memebre du Comité de Veille Ecologique de la Fondation Nicolas Hulot, Dominique Bourg est l’auteur de nombreux ouvrages sur l’écologie. Il va publier en octobre 2010, avec Kerry Whiteside, "Pour une démocratie écologique", Seuil, collection «La République des idées».

Née dans les années 1970, l’écologie politique a jusqu’à présent peu pesé dans les grandes démocraties, dans lesquelles semblent primer les intérêts de court terme et la satisfaction des besoins individuels. Le mariage entre écologie et démocratie serait-il difficile à réaliser? En second lieu il y a un problème de fins. H. Propos recueillis par Julien Bonnet. L'écologie est-elle soluble dans la démocratie? Environnement et développement durable La nature et la norme. La philosophie politique contemporaine face aux questions écologiques Éditeur : L'Harmattan 301 pages Hans Jonas a longtemps été conspué pour avoir osé douter de la capacité de la démocratie, dans son fonctionnement actuel, à prendre en charge les enjeux écologiques. Selon lui, le changement radical de mode de vie et de consommation, ainsi que le contrôle drastique de l’innovation scientifique, ne pouvaient être réalisés que s’ils étaient imposés d’en haut par "une tyrannie bienveillante, bien informée et animée par la juste compréhension des choses" .

Objectifs de l’enquête et thèses principales L’entreprise de Nicolas de Longeaux poursuit deux objectifs principaux. GAUCHET - Appronfondir la démocratie pour affronter les crises écologiques. Crise dans la démocratie ? Entretien avec Marcel Gauchet. Philosophe et historien, Marcel Gauchet vient de publier le troisième tome de sa tétralogie consacrée à l'"avènement de la démocratie" ( A l'épreuve des totalitarismes, Gallimard, 2010). Depuis plus de vingt ans, ce penseur analyse sans relâche les ressorts profonds de la démocratie, avec une ambition et une puissance intellectuelle peu communes.

Nous l'avons rencontré dans son petit bureau des éditions Gallimard, d'où il dirige, avec l'historien Pierre Nora, la revue Le Débat. Vous avez consacré une partie de vos travaux à l’élucidation des « crises de la démocratie ». Quelles sont les crises majeures que les démocraties ont dû affronter au XXe siècle ? La démocratie a traversé deux grandes crises de croissance. Le premier cycle de crise commence autour de 1880. Il coïncide avec une avancée majeure du principe démocratique : il accompagne la victoire du principe du suffrage universel partout en Europe, après des batailles très vives. Entretien de 5920 mots. Le blog Marcel Gauchet. La « démocratie écologique » de Dominique Bourg n’est pas la solution.

Un débat existe sur la démocratie écologique (et plus généralement sur la démocratie scientifique). Il serait dommage de le caricaturer, comme c’est le cas avec certaines critiques des thèses de Dominique Bourg. Deux livres récents et importants peuvent l’éclairer. D’une part celui d’Hervé Kempf, « L’oligarchie ça suffit, vive la démocratie » (Seuil). D’autre part celui de Jacques Testart, Agnès Sinaï et Catherine Bourgain, « Labo planète, ou comment 2030 se prépare sans les citoyens » (Mille et une nuits). Les idées de Dominique Bourg sont explicitées dans un article qu’il a publié avec Kerry Whiteside dans « La vie des idées » le 1° septembre 2009.

J’ai toutefois un sérieux problème avec une partie de ces thèses où est affirmée une sorte d’impuissance des citoyens à prendre en charge les grands enjeux écologiques à long terme, enjeux qui ne pourraient être défendus que par l’alliance de scientifiques et d’ONG environnementales. Cela conduit D. Je retiens évidemment de l’analyse de D.