Dominique Bourg

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Promouvoir l'innovation high et low-tech. LE MONDE | • Mis à jour le | Dominique Bourg (Philosophe) A une société française en proie à des divergences d'intérêts et d'appréciation quant à son devenir, il n'est plus possible d'offrir une trajectoire unique, soutenue par des politiques publiques convergentes.

Promouvoir l'innovation high et low-tech

Aucune norme commune ne saurait à la fois satisfaire la part de la société qui se bat sur le front de la compétitivité internationale la plus rude, celle qui aspire à une forme de vie sociale plus apaisée et dont les activités économiques sont moins exposées, et la minorité qui considère les fondamentaux écologiques et qui ne demande qu'à expérimenter des formes de résilience collective. Chacune de ces trajectoires sociales répond à une réalité spécifique. En outre, rien n'interdirait de passer durant son existence de l'une à l'autre. Promouvoir l'innovation high et low-tech. « Choisir entre la décroissance et le clash » (Dominique Bourg) Crédits photo : dr L'humanité peut-elle attendre face à la multitude de risques qui pèsent sur son avenir ?

« Choisir entre la décroissance et le clash » (Dominique Bourg)

Nous avons d'ores et déjà trop attendu en laissant passer des fenêtres d'opportunité. Le sommet de Copenhague nous a donné une chance de contraindre l'humanité à émettre moins de gaz à effet de serre. Si nous avions accepté de réviser nos modes de vie, les émissions mondiales auraient pu être réduites chaque année de 3 %, ce qui nous aurait fourni 3 chances sur 4 de contenir la hausse de la température moyenne du globe en deçà de à 2 °C à la fin du siècle.

« Choisir entre la décroissance et le clash » (Dominique Bourg) Dominique Bourg : «La croissance verte: une connerie monumentale !» Dominique Bourg est philosophe, professeur à l’Université de Lausanne (Suisse), et membre du comité de veille écologique de la Fondation Nicolas Hulot.

Dominique Bourg : «La croissance verte: une connerie monumentale !»

Il écrit pour la revue Esprit et est l’auteur de plusieurs ouvrages dont « Quel avenir pour le développement durable ? » en 2002 et « Pour une 6ème République écologique » paru en octobre 2011. Déçu par l’attentisme ambiant, il répond aux questions de wiki2d, sans mâcher ses mots. Wiki2d : L’ouvrage « Quel avenir pour le développement durable ?» Est sorti en juin 2002. Dominique Bourg : Je n’ai plus du tout le même regard. De plus, selon les scénarios les plus pessimistes, la température à la surface du globe devrait augmenter d’au moins 3°C d’ici 2060.

Finalement, la notion de durabilité reste importante à mes yeux, mais aujourd’hui le développement durable c’est du flan ! W. : Pensez-vous toujours que le nucléaire est indispensable en France (en complément aux énergies nouvelles) ?

Microferme - Maxime de Rostolan

Dominique Bourg : Enjeux environnementaux globaux, l'impuissance de nos institutions -13.06.2012.mp4. Interview de Dominique-Bourg sur la 6e Republique Ecologique. L'inquiétude écologique - Idées. Pour une démocratie écologique. Photo : Puits près de Khudiala, Rajasthan, Inde © Film “HOME” – une coproduction ELZEVIR FILMS / EUROPACORP Nous partirons d’une hypothèse acquise pour les environnementalistes, mais dont la réception est mitigée dès qu’on sort d’un cercle restreint, soit pour des raisons d’ignorance, soit au nom d’une autre posture.

Pour une démocratie écologique

Quelle que puisse être l’issue de la crise financière et économique actuelle, le monde où nous entrons sera profondément différent de celui que nous quittons. L’expression « inversion des raretés », parfois évoquée, caractérise assez bien le monde qui vient. À une population mondiale massive, quasiment 7 milliards et 9 au milieu du siècle, dotée d’un pouvoir d’achat et de capacités technologiques croissants, s’opposera une planète exsangue.

Il est probable que nous ne parviendrons jamais à extraire plus de 100 millions de barils de pétrole par jour alors que l’Agence internationale de l’énergie estime à 120 millions la production nécessaire en 2020. L'information disparaît au profit du spectacle, qui tue la politique. Soyons clair dès le départ, il s’agit d’un livre important.

L'information disparaît au profit du spectacle, qui tue la politique

Le débat qu’il ouvre est à terme un débat nécessaire, même pour ceux qui comme moi n’en partagent pas toutes les conclusions. Michel Rocard en février 2011 (JS Evrard/Sipa) Cela découle d’abord de l’accablante véracité de diagnostic initiale sur le délabrement de nos institutions. Il me faut donc dire pour commencer mon accord absolu sur l’état des lieux qui clôt l’introduction. Cet état des lieux, valant en gros pour l’ensemble des démocraties développées, est tragiquement convaincant. Les menaces qui nous guettent Comment d’abord ne pas saluer le remarquable premier chapitre et son "bilan planétaire dramatique". Comment cacher cependant que je me suis un peu amusé de la contradiction partielle qu’il y a entre ce qui est dit là de la démocratie représentative et ce qui en est dit au second chapitre… Moins d’emphase aurait peut-être alors permis moins de suggestions aventurées dans ce second chapitre.

Le statut de l’élu ? Entretiens avec D. Bourg : Nos démocraties doivent évoluer pour prendre en compte le long terme. Dominique Bourg : « Un système qui ne peut répondre au défi environnemental » Pour une démocratie écologique.pdf - La vie des idées.org. Changer nos modes de vie, tout un programme. L’amenuisement des ressources planétaires est désormais avéré.

Changer nos modes de vie, tout un programme

La plupart des pays, essentiellement les pays industrialisés, « sur-vivent » en consommant à outrance, tandis que les pays les plus pauvres pâtissent de l’inconscience des plus riches.