Métapsychologie. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. La métapsychologie est l'ensemble des concepts théoriques formulés par la psychanalyse Freudienne. Du temps de Freud[modifier | modifier le code] Sigmund Freud était neurologue ; ses premières formulations concernant le psychisme humain se basaient sur des schémas inspirés de la neurologie et intégraient donc le système nerveux lui-même, les neurones et synapses. Par la suite, Freud décide de laisser de côté cette approche et fonde la métapsychologie, en attendant que la science vienne confirmer ou infirmer les résultats de la psychanalyse.
Jusqu'au dix-huitième siècle, l'esprit était raison. La grande révolution de la psychanalyse dans l'étude du fonctionnement de l'esprit est donc lié à la notion d'inconscient. Le mot fut créé par Freud en référence au terme "métaphysique" qui prend en compte les éléments rejetés par la science officielle. Principes métapsychologiques[modifier | modifier le code] Le principe économique renvoie à la libido. Inconscient. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. L'inconscient ou inconscience (de in-, préfixe privatif, et conscient, composé du préfixe con-, « avec », et de scientia, « le savoir ») est un concept de psychologie qui désigne l'activité psychique se déroulant hors de la sphère consciente dans l'esprit d'un individu.
L’inconscient est le concept central de la psychanalyse, son objet d’étude et de pratique. Histoire[modifier | modifier le code] Occurrence du terme[modifier | modifier le code] La première occurrence du terme — en tant que non-conscient — que l'on puisse relever est en langue anglaise. Elle vient d'un juriste anglais, Henry Home Kames, en 1751[1]. Puis, c'est un écrivain suisse qui l’introduit dans la langue française, Henri-Frédéric Amiel aux alentours de 1860 au sens de vie psychique inconsciente[1]. Conceptualisation du terme : de la philosophie aux neurosciences[modifier | modifier le code] Théorie psychanalytique[modifier | modifier le code] Refoulement.
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Le refoulement (traduit de l'allemand : Unterdrückung, Verdrängung) est la tentative psychologique d'un individu de repousser ses propres désirs et envies. Le refoulement joue un rôle important dans la plupart des troubles mentaux[1]. Le refoulement est également l'un des concepts majeurs de la psychanalyse développés par Sigmund Freud. « En effet[2], la psychanalyse apparait essentiellement comme une sorte de confession provoquée et dirigée au cours de laquelle le malade s'abandonne au médecin, révélant ainsi les souvenirs, les idées, les désirs refoulés ( parce que pénibles ou répréhensibles) qui sont la cause inconsciente du déséquilibre dont il souffre.Il s'agit de “défouler” ce qui a été “refoulé” (et souvent depuis l'enfance) pour en faire cesser les ravages.
Car l'idée essentielle de Freud est qu'il est nocif de réprimer un souvenir ou une pulsion sans en avoir conscience et que la prise de conscience est libératrice ». Mémoire (psychanalyse) Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Sigmund Freud dès son écrit de 1891 Contribution à la conception des aphasies[1] fait montre d'une conception de la mémoire qui se différencie à la fois de celle de Broca ou de celle de Carl Wernicke et donc de la psychologie académique de l'époque.
Sur certains points, elle anticipe[réf. nécessaire] la conception de Bergson[2]. En fait et plus tard, dans ses écrits psychanalytiques, Freud parle plutôt de Traces mnésiques[3] adoptant par là une définition qui s’intègre à la Métapsychologie et au fonctionnement de ce qu'il appelle l'Appareil psychique. Ceci implique l’acceptation d'une distinction entre troubles mnésiques psychogènes (la fameuse "amnésie hystérique") et troubles mnésiques organiques (TCC, démences, etc.).
L'exposé de cette question autour de la mémoire, des traces mnésiques, des souvenirs et leurs multiples déformations se trouve dans le chapitre VII de L’interprétation des rêves écrit en 1900 par Freud. Pulsions (psychanalyse) Principe de réalité. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Dans la psychanalyse freudienne, le principe de réalité désigne la capacité d'ajourner la satisfaction pulsionnelle. Respecter le principe de réalité consiste à prendre en compte les exigences du monde réel, et les conséquences de ses actes.
Le principe de réalité désigne avant tout la possibilité de s'extraire de l'hallucination, du rêve, dans lesquels triomphe le principe de plaisir et d'admettre l'existence d'une réalité, insatisfaisante ou non conforme à son idéalisation. Origine[modifier | modifier le code] L'origine du principe de réalité se lit dans la déception. Dans le principe de plaisir, l'hallucination est tout d'abord aussi satisfaisante que la satisfaction en acte. On peut faire à ce sujet la remarque suivante : les troubles de l'attention sont présents dans la totalité des psychopathologies. Principes psychiques[modifier | modifier le code] Principe de réalité et pulsions[modifier | modifier le code] Compulsion de répétition. Principe de plaisir. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Le principe de plaisir élaboré par Gustav Fechner (Lustprinzip en 1845), fut emprunté en 1900 par Sigmund Freud, est un concept central en psychanalyse.
Neurones et plaisir[modifier | modifier le code] Freud est d'abord neurologue. Le principe du neurone qui transmet, afin de retrouver un état de repos, son activation aux neurones auxquels il est connecté est connu. Le neurone tend à perdre son excitation. Ce principe neuronal sera, dès avant la naissance de la psychanalyse, associé à la recherche du plaisir. Néanmoins, Freud renonce à ce modèle cérébral pour s'intéresser à l'appareil psychique, fondant une métapsychologie. Plaisir, réalité et compulsion[modifier | modifier le code] L'Interprétation des rêves sera le moment d'opposer le principe de plaisir au principe de réalité, caractérisant la conscience (voir : Première topique), permettant à la décharge d'être ajournée. Voir aussi[modifier | modifier le code] Portail de la psychologie.
Élaboration. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. En psychanalyse l ' élaboration psychique (allemand psychische verabeitung) désigne le processus de symbolisation, de travail psychique associatif, qui permet de maîtriser les excitations et qui se fait dans une cure psychanalytique. Élaboration comme liaison de l'énergie[modifier | modifier le code] L'appareil psychique fait face à différentes excitations, potentiellement nocives pour le développement.
Il y a un travail psychique spontané, un mode de fonctionnement de l'esprit, qui cherche à lier l'excitation, à la travailler de par l'association de représentations entre elles. On retrouve une idée similaire dans la théorisation de la compulsion de répétition comme allant au-delà du principe de plaisir. Élaboration secondaire du rêve[modifier | modifier le code] L'élaboration désigne ici un travail du rêve. L'élaboration secondaire du rêve consiste à le scénariser, le transformer en un récit cohérent. Voir aussi[modifier | modifier le code] Perlaboration. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Le mot perlaboration est un néologisme inventé pour traduire le terme allemand : Durcharbeitung (Travail "à travers"). On peut le voir comme la contraction de parélaboration. Il désigne une élaboration fondant le travail psychanalytique et visant la suppression du symptôme névrotique. Perlaboration chez l'analysant[modifier | modifier le code] Au travers de la cure psychanalytique, la perlaboration est surtout connue comme travail menant à l'éradication du symptôme.
Ce travail consiste à répéter, au cours d'une analyse, les mêmes scènes encore et encore jusqu'à ce que le refoulement soit mis en échec et que s'élabore une connaissance consciente de l'histoire du symptôme, qui permette de le supprimer. Perlaboration chez l'analyste[modifier | modifier le code] Rôle de l'analyste dans la perlaboration : Liens[modifier | modifier le code] Articles connexes[modifier | modifier le code] Bibliographie[modifier | modifier le code]
Attention flottante. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. L'attention flottante est une règle de la cure psychanalytique destinée au psychanalyste. Traduction[modifier | modifier le code] Le terme en allemand est Gleichschwebende Aufmerksamkeit soit '"attention également flottante". [réf. souhaitée] Règle psychanalytique[modifier | modifier le code] Cette règle s'oppose à l'idée d'une "attention dirigée ou focalisée" privilégiant par exemple l'écoute de l'anamnèse, du récit sur les symptômes, etc.
Freud[modifier | modifier le code] Elle constitue selon Freud la seconde règle constitutive de la technique psychanalytique, avec celle de la libre association des idées[1]. Dans une sorte de paradoxe dynamique, il s'agit pour le psychanalyste de ne pas porter son attention de manière volontaire sur l'un des aspects ou l'autre des associations de l'analysé, pour garder une capacité libre de toute intention dirigée. Bion[modifier | modifier le code] Notes et références[modifier | modifier le code]