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Procès

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Le procès de Mme Bovary & Ses réécritures. La réception de « Madame Bovary  et le procès. Madame Bovary: la réception de l’œuvre (Synthèse de plusieurs ouvrages + réflexion personnelle) Après une publication laborieuse dans « La Revue de Paris » et un bon accueil du public, la première édition originale parait en 2 volumes chez Lévy en 1857, puis en un seul volume en 1862.

La réception de « Madame Bovary  et le procès

On note deux autres tirages chez le même éditeur en 66 puis en 68. L’auteur se brouille alors avec Lévy et se tourne vers Charpentier qui joint au texte les différentes pièces du procès. Flaubert présente cette édition comme définitive. Les Amis de Flaubert et de Maupassant. Les Amis de Flaubert – Année 1978 – Bulletin n° 52 – Page 30 Le procès de Madame Bovary Le 31 janvier 1857 s’ouvrait devant le Tribunal Correctionnel de Paris l’un des plus curieux procès littéraires que la France ait connu.

Les Amis de Flaubert et de Maupassant

Les grands scandales de l'art : « Madame Bovary », un roman en procès - La Croix. Y aurait-il eu scandale s'il n'y avait pas eu procès ?

Les grands scandales de l'art : « Madame Bovary », un roman en procès - La Croix

L'attention attirée par sa citation en justice sur le premier roman de Gustave Flaubert, Madame Bovary, paru en feuilleton dans La Revue de Paris du 1er octobre au 15 décembre 1856, lui offrit une publicité inespérée, bien qu'involontaire. Flaubert s'en serait-il passé ? Il batailla en tout cas dès avant sa publication pour l'intégrité de son oeuvre, qu'il portait avec conviction depuis plus de cinq ans. Alors qu'il avait offert à son ami Maxime du Camp de la prépublier, ce dernier et le gérant de la revue, Laurent-Pichat, craignant le tapage, lui demandent de modifier certaines scènes (la noce, les comices…). Les deux hommes finissent par amputer le texte sans consulter Flaubert, qui s'insurge et publie un avertissement : « Le lecteur est donc prié de n'y voir que des fragments et non pas un ensemble. » Délit d'outrage à la morale publique Ce début de polémique n'est pas étranger à l'aura sulfureuse qui va préparer le procès.

LE PROCES MADAME BOVARY. Quand Madame Bovary paraît en feuilleton dans " La Revue de Paris ", en 1856, le roman subit plusieurs coupures.

LE PROCES MADAME BOVARY

Flaubert est traîné en justice : l’avocat Ernest Pinard voit dans le roman " une peinture admirable sous le rapport du talent, mais une peinture exécrable au point de vue de la morale. " Suite à la plaidoirie de son avocat, Maître Senard, Flaubert est acquitté le 7 février 1857. Flaubert place en tête de son roman une lettre de remerciements à son avocat : " Cher et illustre ami, Permettez-moi d’inscrire votre nom en tête de ce livre et au-dessus même de sa dédicace ; car c’est à vous, surtout que j’en dois la publication.

En passant par votre magnifique plaidoirie, mon œuvre a acquis pour moi-même comme une autorité imprévue. Paris, 12 avril 1857. " PLAIDOIRIE DU DÉFENSEUR DE FLAUBERT, Maître SENARD. " Mon client est de ceux qui n’appartiennent à aucune des écoles dont j’ai trouvé, tout à l’heure, le nom dans le réquisitoire. Edition génétique des manuscrits de Madame Bovary : le procès. L’année 1857 est restée célèbre dans les annales des procès intentés à la littérature : à quelques mois d’intervalle, Flaubert et Baudelaire comparaissent devant la sixième chambre du tribunal correctionnel de la Seine, sous le chef d’inculpation d’outrage à la morale publique et religieuse et aux bonnes mœurs, et en face du même procureur impérial, Ernest Pinard.

Edition génétique des manuscrits de Madame Bovary : le procès

Madame Bovary est acquitté et Les Fleurs du mal condamné, mais dans les deux jugements se retrouvent identiquement le blâme pour excès de réalisme. Pendant la rédaction de son roman, Flaubert mesure l’effet social de son œuvre : il est très conscient d’écrire un livre qui scandalisera une partie de son public. Le procès à venir s’ouvre déjà dans le roman lui-même, par les discussions entre Charles et sa mère, qui veut interdire à Emma les « mauvais livres », et menace « d’avertir la police, si le libraire persistait dans son métier d’empoisonneur ». Le procès de Madame Bovary. 29 janvier - 7 février 1857 « Flaubert dissèque Madame Bovary », caricature de A.

Le procès de Madame Bovary

Lernot dans La Parolie, 1869 gravure sur bois Paris, Bnf © AKG-images Publié en livraisons par la Revue de Paris, Madame Bovary causa à son auteur bien des tracas. Déjà frappée de deux avertissements en 1855, la revue avait reculé devant quelques scènes et opéré des coupes. Flaubert exigea l’insertion, dans le numéro du 15 décembre 1856, d’une note relative à ces mutilations, ce qui accrut sans doute la vigilance des services de la Sûreté publique.

Flaubert pensait que son roman, soigneusement épuré au fil des versions successives, était digne du prix Monthyon -du moins l’écrivait-il -, et qu’il servait à poursuivre la Revue de Paris, laquelle fut d’ailleurs frappée d’un mois de suspension, le 26 janvier 1857, à cause non de Madame Bovary, mais d’un article de H.B. L’article 17 du décret du 17 février 1852 interdisait de rendre compte des débats des procès de presse.