Hongrie: la dérive nationaliste. Ce qui se passe en Hongrie devrait nous questionner bien plus que les élucubrations sur le calendrier Maya, dont on se fout bien. Ce pays prend la voie d’une dictature institutionnalisée. Avec l’appui d’une large partie de la population. L’amnésie hongroiseLe parti de Viktor Orban a gagné les élections législative en avril 2010 avec plus que la majorité des deux tiers, ce qui lui permet de façonner la constitution et le pays entier à sa volonté. Et ce qui s’y passe n’est pas de bon augure. Hitler avait lui aussi gagné des élections avant de faire de l’Allemagne ce qu’elle est devenue.Avec ses réformes constitutionnelles le pays ne pourra plus être modifié avant longtemps. Orban a créé des lois pour mettre en place ses hommes à tous les postes clés et verrouiller les institutions si l’opposition revenait au pouvoir. Le pays s’engage sur la voie du nationalisme dur.
Il est à craindre que des purges et des procès politiques commencent bientôt. L'Europe, la Hongrie et le fascisme d'aujourd'hui: l'alarme de Paxton. Membre de l'Union européenne depuis 2004, la Hongrie est dotée depuis ce début d'année d'une nouvelle Constitution. Imposé par la droite extrême du premier ministre Viktor Orban, ce texte liberticide est bien plus qu'une régression démocratique.
C'est une alarme pour tous les Européens sur ce que serait un fascisme d'aujourd'hui, son nouveau credo et ses nouveaux atours. Démonstration par le détour d'un livre trop peu commenté de l'historien américain Robert O. Paxton, Le Fascisme en action (Seuil, 2004). Auteur notamment du célèbre La France de Vichy (Seuil, 1973), qui rappela combien la majorité des élites françaises de 1940 avaient accompagné la Collaboration, Robert O. Paxton (lire ici sa notice Wikipédia) publia cette étude, titrée The Anatomy of Fascism pour sa version anglaise, dans le contexte particulier de l'après-11 Septembre et de la présidence de George W.
Bush, marquée par un crispation essentialiste, missionnaire et guerrière, de la nation américaine. L'Europe est-elle «monstrueuse»? La Grèce poussée hors de la zone euro? La Hongrie exclue de l'UE? La Grande-Bretagne sur le banc de touche, lors des négociations sur le futur traité... Alors que le spectre de la «déconstruction» de l'Union menace à Bruxelles, Hans Magnus Enzensberger enfonce le clou, dans un pamphlet vif, mais pas toujours très convaincant.
L'intellectuel allemand, ovationné en 2010 pour son roman Hammerstein ou l'instransigeance (Flammarion), s'est lancé, cette fois, dans la description de la machine bruxelloise, qui court, selon lui, à sa perte. Dans Le doux monstre de Bruxelles (Flammarion, 7,50 euros), il fait de l'Union une «chimère» - cet être composite «lion par-devant, serpent derrière et chèvre au milieu». C'est-à-dire une «invention fabuleuse», «un rêve ou une vision», voire «une image trompeuse ou une idée extravagante». Mais comment expliquer, alors, que les Européens consentent à cette «tutelle»? «B: Pourquoi les ténors de l'Union ne connaissent-ils qu'une seule direction? LA MARCHE HONGROISE VERS UN FASCISME CONTEMPORAIN. Chronique de Jacques Nikonoff 9 janvier 2012. Les évènements qui se déroulent en Hongrie témoignent de la formation d’un fascisme contemporain. Les institutions de l’Union européenne, qui ont leur part de responsabilité dans cette situation, ne veulent ni ne peuvent intervenir.
L’enjeu porte sur la capacité d’un pays de sortir de la crise en dehors des cadres fixés par le FMI et l’Union européenne, à partir de politiques d’extrême droite ou de gauche. C’est un nouveau fascisme contemporain qui se donne à voir en Hongrie Depuis mai 2010, dans ce pays de 10 millions d’habitants membre de l’Union européenne depuis 2004, une droite particulièrement réactionnaire est au pouvoir avec le parti Fidesz (Union civique hongroise) dont le leader est Viktor Orban, Premier ministre, après l’avoir déjà été de 1998 à 2002.
Ainsi la République a été abolie, puisque la Constitution n’est plus désormais celle de la « République de Hongrie », mais celle de la « Hongrie » tout court. Pourquoi ? La Hongrie et la discrétion coupable de l'Europe. Le constitution hongroise, entrée en vigueur le 1er janvier dernier, votée par une assemblée non élue pour être constituante, comporte des régressions notables et, en multipliant les références nationalistes, s'inscrit à rebours des grands principes fondateurs de l'Europe. Dans cette note, Marie Gautier montre que, au-delà du contenu et des dispositions précises, la nouvelle Constitution hongroise conforte et autorise l'adoption de tout un arsenal législatif nationaliste et antidémocratique.
Elle vient confirmer un succession de régressions législatives face auxquelles la timidité des réactions européennes est préoccupante, alors même que la possibilité juridique de réagir existe : face au danger d'une violation des droits fondamentaux de l'Union, les Européens en ont même le devoir. Consulter la note intégrale. On m'écrit de Hongrie. Je reçois, aujourd'hui, de Budapest, cette lettre que je restitue telle quelle sans rien changer.Par delà les informations et les analyses qui fleurissent ça et là elle témoigne, porte témoignage, du coeur du système c 'est à dire, par delà les cris d'horreur, de l'énorme déception qu'est UE qui, si j'ai bien lu, est ressentie comme donneuse de leçon, acheteuse et profiteuse des richesses hongroises, et comme ayant puisamment contribué à sa desindustrialiation et partant à son malheur En lisant les journaux soit hongrois soit francais, je vois que c’est nécessaire de parler de la Hongrie. J’ai écouté aussi les discours au parlement européen de Strasbourg.
Je suis enragée. Je suis triste. Je suis bouleversée face à l’ignorance et la mauvaise fois du monde, de l’UE sur la Hongrie, sur la politique d’Orban, sur la structure, sur la culture hongroises, etc. On attaque Orban et on attaque la Constitution. Parce que l’age de la retraite y est unifié. L’age de 62 ans même les juges. Alors. Pourquoi Daniel Cohn-Bendit compare Viktor Orbán à Hugo Chavez et Fidel Castro ? Pourquoi Daniel Cohn-Bendit compare Viktor Orbán à Hugo Chavez et Fidel Castro ? « Un renouvellement (de la Constitution, ndr) peut être dans la bonne ou la mauvaise direction. Et nous vous disons que vous allez dans la direction de MM. Chavez, Castro, et de tous les régimes totalitaires et autoritaires de ce bas monde »[1].
C’est ainsi que Daniel Cohn-Bendit s’adressait à Viktor Orbán, Premier Ministre de la Hongrie, à la session du 18 janvier du Parlement Européen. Ce n’est pas la première fois qu’il fait une telle comparaison. Il y a un an il avait fait la même remarque à propos de la nouvelle loi hongroise sur les médias. Mais, alors que le régime politique en Hongrie tend vers le bonapartisme de droite, pourquoi ne l’a-t-il pas comparé avec des régimes plus proches de cette tendance comme le clan Bongo au Gabon ou encore la clique à Álvaro Uribe en Colombie, entre autres ?
Ainsi, même si toutes ces tendances sont réactionnaires en fin de compte, il y a des différences évidentes. " Il y a la famine en Hongrie " Entretien avec Victor Lugosi, historien à l’université Lornd-Eötvös de Budapest et rédacteur en chef de la revue de gauche « Esmélet » (conscience). Il décrypte le pouvoir d'Orban et la contestation naissante en Hongrie. Pour vous, quelles sont les raisons des manifestations ? A la fois la modification de la constitution et la situation économique et sociale. C’est un rassemblement de différentes forces de la société de Budapest. Il y a plusieurs raisons pour lesquelles les Hongrois descendent dans les rues : les méthodes et l’arrogance du pouvoir qui irritent les gens. Cette année sera catastrophique pour une grande partie de la population. Ce nouveau texte est-il une réminiscence des heures sombres de la Hongrie et si oui, en quoi ?
Oui ! Les partis de gauche peuvent-ils aujourd’hui fédérer ? Jusqu’ici, il n’y a aucune alternative crédible, viable, en Hongrie, qui porterait un projet et des propositions. Quelles sont vos attentes envers les instances européennes ? La Hongrie a-t-elle encore sa place dans l'Union européenne? Au regard des valeurs démocratiques qui cimentent l'Union européenne, les récentes décisions prises par le gouvernement Viktor Orban et entérinées par les institutions hongroises imposent une réponse négative. La Hongrie se met dorénavant en contradiction ouverte avec l'article 7 du traité de Lisbonne sur les droits fondamentaux. Ceci avec l'approbation explicite ou tacite d'une majorité de son opinion publique.