Un symptôme hongrois à méditer. Manifeste pour une Europe plus démocratique. La scène hongroise rongée par l'hydre nationale. Janos Martonyi : "Nous devons renforcer le dialogue avec l'opposition" Il y a un an et demi, lorsque la Fidesz a remporté les élections, la Hongrie était dans une profonde crise économique, politique et morale. Il y avait une très forte demande de l'opinion pour un changement. Ces changements ont été mis en œuvre. Sur le plan économique, par exemple, le déficit budgétaire a été stabilisé. Il est aujourd'hui inférieur à 3 % du PIB, alors qu'il avoisinait les 10 %. L'endettement, aussi, a diminué et nous avons maintenant des excédents importants de nos balances commerciales et des paiements.
Alors qu'il y a une récession un peu partout, la Hongrie a néanmoins réussi à avoir une croissance (1,3 %) en 2011. Politiquement, nous avons adopté une nouvelle Constitution, qui ne plaît pas à tout le monde. S'il y a une inquiétude, il faut en parler et la dissiper . Je n'ai jamais dit que nous n'avons pas fait d'erreurs, c'est pour cela que nous avons accepté les observations formulées par la Commission européenne, en janvier 2011, à propos de la loi sur les médias .
Une guerre idéologique sans merci entre partis politiques. Mes amis étrangers s'interrogent : que se passe-t-il en Hongrie ? Se dirige-t-on vers une dictature? Que signifie ce changement de cap brutal ? Pourquoi toucher aux instruments de contre-pouvoir? Pourquoi une nouvelle constitution ? Pourquoi restreindre les prérogatives du Conseil constitutionnel, réduire l'indépendance de la justice , pourquoi cette loi sur les médias , pourquoi limiter les débats parlementaires, centraliser l'enseignement, donner une nouvelle appellation au pays, et enfin, pourquoi cette rhétorique agressive contre l' Europe et le monde occidental ?
Mes amis ne sont pas nés, n'ont pas grandi sous une dictature, et on ne leur pas inoculé dès l'enfance la logique absurde des régimes totalitaires d'Europe de l'est et d'Europe centrale. Nous pourrions très bien, ce ne serait pas idiot, commencer par là. Antall, à l'époque, cherchait avec cette phrase à faire taire ses détracteurs, qui lui réclamaient plus de réformes. Cela donne parfois lieu à des situations absurdes. Le patriotisme national est justifié. Ce régime liberticide n'est pas qu'une affaire hongroise. Ce que Viktor Orban fait subir à la Hongrie. La Hongrie en passe d'être sanctionnée par l'UE pour déficit excessif. L’Union européenne doit-elle et peut-elle faire plier la Hongrie ? Le FMI demande à Budapest des "preuves tangibles" de sa bonne volonté. Bruxelles hausse le ton face à la Hongrie. La Hongrie veut rapidement un accord avec le FMI. La Hongrie veut un accord aussi "rapidement que possible" avec le Fonds monétaire international (FMI) et l'Union européenne (UE), a déclaré jeudi 5 janvier le ministre hongrois chargé des négociations avec ces deux institutions, interrompues en décembre.
La Commission et le FMI avaient décidé d'interrompre une mission à Budapest destinée à discuter d'une aide financière à la Hongrie évaluée entre 15 et 20 milliards d'euros, pour protester contre la réforme contestée de la Banque centrale nationale (MNB). Le Parlement, où le parti conservateur du premier ministre Viktor Orban détient une majorité des deux tiers, a néanmoins adopté cette loi fin décembre. Il a aussi entériné une nouvelle Constitution aux accents anti-démocratiques et une batterie de lois constitutionnelles controversées. Ces déclarations ont rassuré quelque peu le marché, où le cours du forint s'est stabilisé autour de 321,21 huf/eur vers 10 h 30 GMT, mais tout en restant à un niveau de faiblesse record. Hongrie : le forint à son plus bas face à l'euro. Viktor Orban accélère le pas pour "renationaliser" l'économie hongroise. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Joëlle Stolz Même sous le feu de la Commission européenne, du Fonds monétaire international (FMI) et des agences de notation, le premier ministre hongrois, Viktor Orban, n'est pas prêt à plier.
Il poursuit sa "renationalisation" de l'économie, quitte à accentuer les tendances centrifuges au sein d'une Union européenne en crise. Quarante-huit heures après une lettre du président de la Commission, José Manuel Barroso, qui sommait M. Orban de "retirer" deux projets de loi jugés contradictoires avec le traité de l'Union, le ministre hongrois des affaires étrangères, Janos Martonyi, a annoncé, mercredi 21 décembre, que le gouvernement comptait faire adopter avant Noël au Parlement les deux textes, qui touchent l'indépendance de la banque centrale et la politique fiscale.
Bruxelles a trouvé un angle d'attaque majeur contre un gouvernement sourd à toute critique. Déficit de confiance En écho à M. La Hongrie pourrait faire payer ses dettes à la Banque centrale. Près de deux ans de poussée conservatrice en Hongrie. La "République de Hongrie" est morte. Vive la "Hongrie", tout court. Le pays, ainsi rebaptisé, s'est doté le 18 avril d'une nouvelle Constitution, votée par les partis de droite au pouvoir (Fidesz et KDNP). Entrée en vigueur le 1er janvier 2012, le texte refondu sera affiché, conformément aux vœux du premier ministre, Viktor Orban, dans tous les bâtiments publics du pays.
Ses dispositions s'ajoutent ou se superposent à une série de lois controversées adoptées depuis l'arrivée au pouvoir des conservateurs en avril 2010. Des mesures pour limiter l'indépendance de la Banque centrale La dernière de ces mesures polémiques concerne le statut de la Banque centrale. Lire : Viktor Orban accélère le pas pour "renationaliser" l'économie hongroise Une politique fiscale très encadrée Egalement adoptée le 30 décembre, une autre loi impose désormais une majorité parlementaire des deux tiers pour décider de tout changement dans la fiscalité. Une loi électorale favorable aux conservateurs. La nouvelle Constitution hongroise, aux accents nationalistes, entre en vigueur. Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté lundi 2 janvier à Budapest contre la nouvelle Constitution hongroise, jugeant qu'elle porte atteinte à la démocratie, tandis que le gouvernement célébrait l'entrée en vigueur de celle-ci lors d'une cérémonie dans la capitale.
Les organisateurs de la manifestation, intitulée "Il y aura de nouveau une république", ont indiqué que près de 100 000 personnes se sont rassemblées en fin d'après-midi sur l'une des principales artères de la capitale. Le parti socialiste MSZP, le parti écologiste de gauche LMP et le nouveau parti DK de l'ancien premier ministre socialiste Ferenc Gyurcsany ont participé au rassemblement. Les manifestants ont crié des slogans contre le gouvernement du premier ministre, Viktor Orban, et brandissaient des pancartes indiquant "Assez !
", "Dictature d'Orban", "Orbanistan". La nouvelle Constitution – aux accents très nationalistes – est entrée en vigueur dimanche. M. La Hongrie adopte des lois controversées et s'isole un peu plus en Europe. Le Parlement hongrois a adopté, vendredi 30 décembre, une nouvelle série de lois controversées qui isole encore davantage le pays au sein de l'Europe. La première d'entre elles accroît l'influence du gouvernement conservateur de Viktor Orban sur la Banque centrale. La loi a été adoptée avec 293 voix pour, 4 contre et une abstention, grâce à la majorité des deux tiers dont dispose le parti Fidesz du premier ministre, Viktor Orban. La réforme de la Banque centrale (MNB), qui est censée être indépendante du pouvoir politique, retire à son président la prérogative de choisir ses adjoints, qui passent de deux à trois, et seront dorénavant nommés par le chef du gouvernement. Ce troisième et nouvel adjoint a été qualifié de "commissaire politique" par le gouverneur de la MNB, Andras Simor, qui déplaît notoirement à Viktor Orban en raison de sa politique de taux d'intérêt élevés.
Lire : "Viktor Orban accélère le pas pour "renationaliser" l'économie hongroise" Triste Hongrie au miroir de l'Europe.