La mafia du Québec trahie par BlackBerry. Des bandits de haut vol ont été arrêtés grâce à l’interception de messages envoyés sur le système BlackBerry Messenger, pourtant réputé inviolable.
Et, malgré la pression des avocats, les enquêteurs refusent de dévoiler la technique utilisée. Ces truands ne sont pas n’importe qui. Ils sont soupçonnés d’avoir liquidé, le 24 novembre 2011, Salvatore Montagna, alias Sal le Ferronnier, chouchou désigné pour devenir le successeur du parrain Nicolo Rizzuto, assassiné l’an dernier. Il aurait reçu une balle et se serait jeté dans la rivière Charlemagne, sur l’Île de Vaudry, pour tenter d’échapper à son meurtrier. En tout cas, c’est là que son corps a été retrouvé. Le principal suspect, Raynald Desjardins, 57 ans, avait lui-même fait l’objet d’une tentative de meurtre deux mois auparavant. On dit que les barreaux, pour lui, étaient plutôt dorés : bibliothèque, ordinateur, petits plats… Il aurait même restauré à ses frais une ancienne piste de jogging dans la cour du pénitencier. Cerveau et maintien de l’ordre, comment améliorer l’information scientifique du grand public ?
Plusieurs articles parus dans la presse britannique ou sur le Web ont relayé les résultats d'une étude scientifique qui aurait expliqué les émeutes londoniennes d’août par des carences en une certaine substance chimique présente dans le cerveau humain.
Des conclusions totalement infondées. Consternés, les scientifiques à l'origine de cette recherche nous ont fait parvenir la tribune ci-dessous, publiée à l'origine dans le Guardian. Par Petroc Sumner, Frédéric Boy et Christopher Chambers, chercheurs en neurosciences cognitives, School of Psychology, Cardiff University. Avez-vous entendu dire que les émeutes dévastatrices à travers l'Angleterre1 étaient dues à une carence d’une substance chimique dans le cerveau ? Ou bien que nous allions bientôt être en mesure de réduire le nombre d’émeutes en utilisant un spray nasal contenant des extraits de cette substance ? Pourtant, ces allégations sont totalement infondées. Les recherches. Émeutes et "spray nasal". Notes des auteurs : "La mise en place d'un management par objectifs"
Dès juin 2002, lors de son premier séjour Place Beauvau (2002-2004), Nicolas Sarkozy avait affiché la couleur devant des commissaires, leur demandant de se fixer, chaque année, "des objectifs quantifiés" : "Je veux que vous soyez tournés vers des objectifs et des résultats.
" Mais il a fallu attendre le second passage de M. Sarkozy au ministère de l'intérieur (2005-2007) pour qu'il impose, dans une instruction du 28 juillet 2006, l'exercice de l'autorité hiérarchique dans la police nationale comme "un acte de management au service de la performance" - le terme "management" revient une dizaine de fois dans les six pages. Le texte, dont Le Monde a pu prendre connaissance, est adressé aux préfets et aux directeurs centraux. Extraits. "La recherche de la performance est désormais au coeur de la stratégie de la police nationale. (...) "L'évaluation individuelle (...) ne se limite pas à une simple formalité. (...)
Sécurité : la fabrique du bilan "favorable" pour 2012. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Laurent Borredon La présidentielle se rapproche, et les chiffres de la délinquance ne cessent de s'aggraver.
Pire, les catégories en hausse, cambriolages et agressions, sont très largement susceptibles de renforcer le fameux "sentiment d'insécurité". Place Beauvau, c'est le branle-bas de combat, mais dans les limites d'un budget en baisse, comme en témoignent deux notes internes envoyées les 15 et 23 septembre par le directeur général de la gendarmerie nationale, dont Le Monde a eu connaissance. Vendredi 30 septembre, le ministre de l'intérieur, Claude Guéant, a annoncé qu'il affectait "4 000 policiers et gendarmes de plus sur le terrain" et l'équivalent de six unités mobiles en renfort pour lutter contre les cambriolages dont il a reconnu la "recrudescence" depuis 2009.
"Les succès précédemment enregistrés (...) marquent le pas", reconnaît-il dans la note du 23 septembre, destinée aux responsables régionaux.