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Travail

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Trentenaires au bord du burn out. Un sujet sur la fatigue des femmes ?

Trentenaires au bord du burn out

Il s’est imposé après un constat simple. Depuis six mois, plus un entretien ne commence sans que l’interviewée ne souffle : « Je suis épuisée » – variante : « Vous dormez bien, vous ? » Celles qui parlent sont le plus souvent des femmes jeunes, dynamiques, avec enfants en bas âge. Pour cette enquête, celles qui ont accepté de témoigner – de façon anonyme évidemment – ont d’abord proposé de planifier la rencontre… après 19 h 30. Ou le week-end – « pas une minute avant ». Sommeil fractionné, to do lists en boucle Alors, que se passe-t-il « en vrai » dans la vie de ces trentenaires et jeunes quadras pour qu’une génération entière semble ainsi se retrouver près de l’implosion ? Les raisons de cette grande fatigue ? Les femmes restent l’ordinateur central du foyer L’obsession de la perfection Vide, trop-plein ? Autre injonction contradictoire : l’obsession de la perfection.

Un mode de management à l’anglo-saxonne Alors que faut-il faire ? À lire aussi : Travail. Le syndrome du dimanche soir. Même ceux qui aiment leur travail peuvent la ressentir, cette boule d’angoisse dans le ventre à l’approche de la fin du week-end.

Travail. Le syndrome du dimanche soir

En décembre 2003, The Boston Globe se penchait sur cette angoisse du dimanche soir. [Article initialement publié le 4 décembre 2003] Le dimanche soir est toujours un mauvais moment à passer pour l’analyste-programmeur Tom Santos. Lorsque l’après-midi touche à sa fin, cet homme de 38 ans se met à penser au lendemain. Après le dîner, cela vire à l’obsession. Il commence à avoir l’impression que “c’est [son] dernier repas avant de retourner en prison”. Santos travaille pour une entreprise au nord de Boston, et il s’y plaît. Le temps libre grignoté par le travail Le blues de la reprise du travail n’est pas nouveau. “On s’attaque aux préparatifs du lendemain : on repasse ses chemises, on va chercher son linge à la laverie, on fait le plein d’essence.

Les devoirs du dimanche soir Les symptômes sont divers : anxiété, sautes d’humeur, agitation mentale, insomnie. L'avocature en retard sur le droit des femmes enceintes. Le Conseil de l’Ordre des avocats parisiens a accordé le mois dernier 65 000 euros de dommages et intérêts à une consœur qui se disait victime de discrimination sexuelle au sein d’un grand cabinet.

L'avocature en retard sur le droit des femmes enceintes

En mars 2013, Me Carine Benamouzig était virée de chez Allen & Overy (1) après dix ans de bons et loyaux services. Et surtout trois enfants, peu compatibles avec les horaires déments dans ce type de firme. «Dans ces cabinets, on veut bien des femmes comme petites mains, mais pas comme mères de famille», avait plaidé à l’audience sa propre avocate, à laquelle assistaient des consœurs en poussettes. L’équation est simple. Près de 52% des 54 000 avocats français sont des avocates. À lire aussiNotre événement, «Etre une femme, ça se paie» Me Benamouzig n’a pourtant pas eu gain de cause sur l’essentiel, la discrimination sexuelle. Le Conseil de l’Ordre se flatte d’avoir porté de douze à seize semaines le congé maternité des avocates.

Les jugements passent, le problème demeure. Les luttes pour le salaire ménager : théorie et pratique. À propos de l’ouvrage de Louise Toupin, Le salaire au travail ménager.

Les luttes pour le salaire ménager : théorie et pratique

Chronique d’une lutte féministe internationale (1972-1977), Montréal, les éditions du remue-ménage, 2014, 452 p., 34,95 $. « Les femmes pour le salaire ménager » ont représenté un courant très discuté du féminisme de la deuxième vague. Après avoir suscité polémiques et débats passionnés, ce réseau international est presque tombé dans l’oubli, pour aujourd’hui renaître autour des récents travaux de Silvia Federici et des problèmes féministes contemporains. Perspectives gorziennes. Travail Contre Capital - Autogestion: À l’assaut du ciel : composition de classe et lutte de classe dans le marxisme autonome italien.

PENSER L'ÉMANCIPATION. L’alternative écologique. Quand on est arrivé au village, ils ont eu peur.

L’alternative écologique

Ils se sont dit qu’on allait faire comme les hippies d’il y a trente ans, qui fumaient, se la coulaient douce. Ils s’étaient installés dans le champ d’à côté, tout près d’ici, ils sont partis assez vite. Nous, ils nous ont vus bosser […]. Notre militance, elle est là, dans notre quotidien. Notre militance, c’est de transformer ce vieux moulin pour en faire un séchoir [pour les herbes médicinales]. 1Stéphane et sa compagne ne sont pas isolés. 1 Les recherches en sociologie sur l’écologie au quotidien (Dobré 2002 ; Dobré & Salvador 2009) et la (...) 2Cette enquête menée principalement dans les Cévennes et en Aveyron ne vise pas à rendre compte dans une perspective généalogique des expériences hippies des années 1970 et 1980 et notamment des communautés (au demeurant absentes des territoires investigués entre 2010 et 2012).