Alexandre (Jollien) le bienheureux... « T’as pas honte, salaud !? »… c’est par cette interrogation lapidaire que mon amie Aliénor, une jeune et ravissante étudiante en médecine, a accueilli ce projet d’article persifleur consacré à la pensée du suisse Alexandre Jollien, philosophe médiatique atteint d’un handicap neuromusculaire sévère, connu pour sa diction difficile et son grand regard émerveillé par la beauté des choses. A moins que cela ne soit l’ahurissement. Faisant son stage d’internat dans un service hospitalier parisien de psychiatrie, ma petite mouflette n’encaissait pas ma méfiance à l’égard de Jollien, elle ne supportait plus mes sarcasmes à l’encontre de son statut de people médiatique, mes moqueries concernant sa posture victimaire de crucifié, mes saillies ironiques à propos de sa sagesse approximative et sa sévérité de donneur de leçon malgré lui.
Assez ! « Je n’aurais vraiment pas cru ça de toi ! Un article hagiographique consacré à Jollien, dans Le Point, en 2006. Le Figaro aime Jollien ! Robert Redeker : Egobody. Revue Défense Nationale. Montebourg met un direct à TF1 - Causeur.fr. Photo : Parti socialiste Arnaud Montebourg, membre du Parti Socialiste, député de Saône-et-Loire, et avocat de profession, se passionne depuis toujours pour la télévision. On imagine aisément la jeunesse nivernaise de notre Saint Just joufflu, au regard enjôleur, fasciné par le poste de télévision familial ; vraisemblablement un imposant Ducretet Thomson en bois, ou un grésillant Radiola en bakélite blanche, renvoyant les images glorieuses d’une ORTF finissante, entre « Bonne nuit les petits », « Vidocq » et les aventures de Georges Pompidou. « C’est le moment de taper sur TF1 !
» Ce lourd héritage de passion cathodique semble littéralement déborder Arnaud. Dernier exemple en date : le secrétaire national du Parti socialiste à la « Rénovation », aliboron rocambolesque, a dit publiquement dans un langage confondant de brutalité tout le mal qu’il pensait de la chaîne de télévision détenue par le groupe Bouygues, TF1. Mitterrand, parrain de la télé privée Article en accès libre. Gainsbourg, à la fin - Causeur.fr. On croyait tout connaître de Serge Gainsbourg, dont on célèbrera l’année prochaine les vingt ans de la disparition. On pensait avoir déjà visité tous les recoins de son labyrinthe biographique et créatif, on s’estimait parfaitement familier des moindres détails de sa vie… On se trompait sur presque toute la ligne. Il manquait quelque chose, à ceux qui n’ont pas connu personnellement le chanteur, pour finir de l’approcher par le cœur et par l’esprit.
En l’occurrence, le livre touchant de Constance Meyer. Carrière perdue d’artiste peintre Plusieurs événements gainsbouriens notables ont jalonné l’année : le premier a été le film Gainsbourg vie héroïque de Johan Sfar, qui a mis au jour – sur le mode du conte onirico-philosophique – les méandres psychologiques complexes du chanteur, pris en tenaille entre un éternel regret pour une carrière perdue d’artiste peintre, un vague mépris pour la chanson (considéré comme un « art mineur »), une violente détestation de sa « gueule », etc. L’homme sans fin ? - Causeur.fr. Back in the USSR - Causeur.fr. Banderole anti-Ch’ti : c’était du Desproges ! - Causeur.fr. Sans me vanter, il y a des matins où on est bien inspiré de lire La Voix du Nord ; c’est dans les pages de ce quotidien régional basé à Lille que votre attentif serviteur a pu se délecter du savoureux compte-rendu d’audience du procès des supporters footeux déficients du PSG et de leur fameuse banderole: « Pédophiles, chômeurs, consanguins, bienvenue chez les Ch’tis !
». On se souvient de la furieuse vague d’indignation qui a traversé le pays peu après ce scandale. On exigeait la peau de ces supporters de mauvais goût ! On voulait la tête des responsables ! On trépignait, on faisait de petits bons ! On éructait de dégoût… Car oui, comment être aussi stupides si peu de temps après l’affaire d’Outreau, et le blockbuster de Dany Boon ? Le journal nordiste nous apprend finalement que les supporters parisiens voulaient – en réalité – simplement rigoler, et « faire du Desproges »… rien que ça !
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