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Philippe Rey

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Valet de pique (Culturellement vôtre) Écriture et dédoublement Auteure de plus d’une quarantaine de romans sous son nom propre, d’une dizaine sous pseudonyme, sans compter d’innombrables recueils de nouvelles, de poésie et autres essais, Joyce Carol Oates demeure, à 78 ans, l’un des auteurs les plus prolifiques de la littérature contemporaine.

Valet de pique (Culturellement vôtre)

Surtout, alors que certains grands noms finissent par afficher quelques signes de faiblesse avec le temps, il n’en est rien pour cette grande dame, dont la finesse psychologique des personnages et la construction de ses récits force le respect. C’est également le cas avec ce Valet de pique publié aux éditions Philippe Rey, ultra-référencé, au discours très meta sans jamais paraître froidement cérébral, qui parvient à tisser une intrigue véritablement prenante, voire touchante par endroits. Une histoire d’identité(s) Un alter-ego menaçant Une réflexion sur la création passionnante Joyce Carol Oates Ainsi, C.W.

Mon Père, je vous pardonne (La Cause littéraire) « Je remercie Daniel car des témoignages comme le sien font sauter la chape de plomb qui étouffait les scandales et les souffrances, ils font la lumière sur une terrible obscurité dans la vie de l’Église. »Pape François, extrait de sa préface En 1968, dans la cathédrale de Fribourg, Daniel Pittet, neuf ans, rencontre le père Joël Allaz, qui l’invite à le suivre dans son couvent.

Mon Père, je vous pardonne (La Cause littéraire)

Le calvaire de l’enfant débute : durant quatre ans, Daniel sera violé par ce prêtre manipulateur. La voie de la guérison est longue, mais le soutien de ses proches et sa foi le sauvent : il s’insère dans la vie professionnelle, se marie et fonde une famille de six enfants. Valet de pique (Karoo) J’ai connu Joyce Carol Oates tout d’abord par ses écrits pour adolescents : Nulle et grande gueule, Zarbie les Yeux Verts.

Valet de pique (Karoo)

J’ai découvert un peu plus tard les Chutes, et Blonde, qui m’ont tous les deux fascinée. Mais ici, point de fascination : plutôt de la déception. Valet de pique est un thriller doublement réflexif, puisque son héros écrit des romans policiers, sous son nom propre mais également sous un pseudonyme – le fameux Valet de pique. Réflexif aussi puisque que le roman est parsemé de références à Edgar Allan Poe, Stephen King, James Ellroy… Un roman noir qui parle du roman noir, à propos d’un auteur de romans noirs. Le procédé pourrait être intéressant mais il devient parodique tant les ficelles sont grosses et les étapes précipitées. Chaque écrivain a des motifs de prédilection, des thèmes récurrents. Un autre trait distinctif d’Oates est sa façon d’imbriquer des thèmes de société aux relations sociales qu’elle décrit. Autrement plus fort, inattendu et passionnant.

Valet de pique (La Règle du jeu) Les romans ayant pour personnage principal un écrivain sont toujours énigmatiques.

Valet de pique (La Règle du jeu)

Surtout lorsqu’ils sont rédigés à la première personne. Le lecteur aura tendance à chercher des correspondances, voire des confessions, dans une œuvre de fiction. Dans Valet de pique, Joyce Carol Oates met en scène l’auteur de romans policiers Andrew J. Rush. La Suture (La Croix) Après avoir fait de sa fille « un être de papier » dans « Camille, mon envolée », l’écrivain consacre un livre à sa mère, elle aussi disparue prématurément. • La Suture, de Sophie Daull, 210 p., Philippe Rey, 17 euros Entre sa mère et sa fille, la rencontre n’a jamais pu avoir lieu.

La Suture (La Croix)

Nicole est morte à 45 ans quand Sophie Daull avait 19 ans. Camille est née quand elle avait 32 ans – avant elle aussi de mourir bien trop tôt, à 16 ans. « Si l’on considère que ces deux disparitions furent, selon la formule consacrée, brutales, quelle est la probabilité que ces deux mortes bavardent au ciel ? Voltigeante arithmétique. Après avoir consacré un livre poignant à sa fille, Camille, mon envolée, Sophie Daull s’attelle à établir la jonction entre les deux femmes de sa vie, entre ses deux mortes. À l’absence d’avenir de Camille, répond le silence sur le passé de Nicole. Que le lecteur ne lâche pas la main de sa couturière, toute hésitante soit-elle. Corinne Renou-Nativel. Sacrifice (La Croix) Les tensions raciales en Amérique, toujours à l’œuvre des décennies après la déségrégation, sont au cœur du nouveau roman captivant de Joyce Carol Oates. • Sacrifice de Joyce Carol Oates, traduit de l’anglais (États-Unis) par Claude Seban, Éditions Philippe Rey, 360 p., 22 euros Encore un nouveau roman de Joyce Carol Oates ?

Sacrifice (La Croix)

Mais comment fait-elle, la si prolifique romancière américaine, pour ainsi faire mouche à chaque fois ? Son dernier ouvrage traduit en français, Sacrifice (The Sacrifice – LE sacrifice – en version originale), ne déroge pas à son impressionnante loi littéraire. L’histoire de Sybilla Frye, 15 ans à l’automne 1987, dans une petite ville du New Jersey, permet à l’écrivain de déployer un pan entier de l’histoire américaine toujours aux prises avec ses contradictions : celles d’une déségrégation officielle qui résiste à l’application réelle, tant les tensions raciales sont encore à l’œuvre, et le seront, nous le savons en 2016, pour de nombreuses années encore.

Interview de Philippe Rey (Le Mauricien) L’éditeur d’origine mauricienne Philippe Rey a participé la semaine dernière aux rencontres professionnelles des éditeurs et libraires francophones, organisée par le Bureau international de l’édition française et l’Organisation internationale de la francophonie.

Interview de Philippe Rey (Le Mauricien)

Avec le recul de son pays d’adoption, une longue expérience chez Stock puis dans la maison qui porte son nom, il nous parle ici de ses expériences de coédition, de ses collaborations avec les écrivains africains et de sa perception du marché du livre dans l’océan Indien. De Boubacar Boris Diop à Joyce Carol Oates, en passant par Christiane Taubira, Felwine Sarr ou Kerry Hudson, il nous raconte aussi ses coups de cœur et ses grands bonheurs de lecture et de partage. Quel regard portez-vous sur le marché francophone de l’édition ? Vous ne débauchez pas les auteurs… Quels avantages à cela ?