background preloader

Minuit

Facebook Twitter

Un jour de 1941, à Paris, en pleine occupation allemande, un dessinateur, Jean Bruller, et un écrivain, Pierre de Lescure, décidèrent de fonder une maison d’édition clandestine.

Ainsi naquirent les Éditions de Minuit. Le premier livre publié, Le Silence de la mer, de Vercors (pseudonyme de Jean Bruller), commencera à circuler de main en main en octobre 1942...

. Qui a peur de l’imitation ? (Journal d'explorations littéraires) Qui a peur de l’imitation ?

Qui a peur de l’imitation ? (Journal d'explorations littéraires)

Maxime Decout, Minuit, 2017 Rien de plus original, rien de plus soi que de se nourrir des autres. Mais il faut les digérer. Le Titanic fera naufrage (Zone Critique) Tanguy Viel remporte le grand prix RTL / LIRE 2017 avec Article 353 du code pénal. Pour son roman publié aux éditions de Minuit, Tanguy Viel a reçu le grand prix du livre RTL/Lire 2017.

Tanguy Viel remporte le grand prix RTL / LIRE 2017 avec Article 353 du code pénal

L’auteur recevra son prix officiellement ce 23 mars, lors de l’inauguration du salon du livre de Paris. Les auditeurs de RTL ont eu le plaisir d’entendre le nom du lauréat ce matin, dans le journal de 8 h, dévoilé par Philippe Labro. Tanguy Viel était l’invité de Yves Calvi, Bernard Lehut et Julien Bisson (Lire) dans « Laissez-vous Tenter » à 9 h. L’émission est à retrouver à cette adresse. Qui a peur de l’imitation ? (Notes et chroniques) Maxime Decout, Qui a peur de l’imitation ?

Qui a peur de l’imitation ? (Notes et chroniques)

, Les éditions de minuit, 2017 Maxime Decout a l’art de soulever les paradoxes auxquels la littérature confronte auteurs et lecteurs. En toute mauvaise foi (2015) avait déjà exploré ce qui se passe sous la surface de l’écriture, et l’auteur récidive avec Qui a peur de l’imitation ? Article 353 du code pénal (Quatre Sans Quatre) Photo : marina du Moulin Blanc - Brest (Quatre Sans Quatre) L'auteur Tanguy Viel est un romancier français né en 1973 à Brest.

Article 353 du code pénal (Quatre Sans Quatre)

Il a reçu le prix Fénéon pour son roman L'absolue perfection du crime, en 2001. L’art comme malentendu (Le Littéraire.com) Ques­tion­ner la mémoire par les images De Lau­sanne, Michel The­voz conti­nue de rap­pe­ler aux béo­tiens que la vrai­sem­blance, la res­sem­blance ne doivent jamais avoir le der­nier mot.

L’art comme malentendu (Le Littéraire.com)

Pour lui, faire l’inventaire des images n’est pas ajou­ter des images aux images. L'art comme malentendu (Bilan) Article 353 du Code pénal (Littérature sans frontières, Catherine Fruchon-Toussaint) Parce que le livre ouvre sur le monde et que le monde se comprend par le livre, chaque semaine, le magazine littéraire de RFI reçoit un grand écrivain francophone ou étranger.

Article 353 du Code pénal (Littérature sans frontières, Catherine Fruchon-Toussaint)

Au sommaire, également, toute l’actualité de la littérature française et internationale : des reportages, des témoignages, des coups de cœur et un partenariat avec le magazine « Books » qui rend compte, chaque mois, des livres et des idées du monde entier. Réalisation : Fanny Renard. Ronce-Rose (Livre aux trésors) Il m’arrive souvent de vouloir détester Éric Chevillard.

Ronce-Rose (Livre aux trésors)

Je sens bien qu’une haine farouche est à ma portée. Faudrait pas me pousser beaucoup. Elle palpite à un cheveu de mon bras tendu. Une phalange de plus à chaque doigt et je la touche. Deux, je l’agrippe. Article 353 du code pénal (En attendant Nadeau) À moins qu’on ne soit juge d’instruction, on ne saura qu’à l’avant-dernière page du roman de Tanguy Viel en quoi consiste l’article 353 du code pénal évoqué par le titre.

Article 353 du code pénal (En attendant Nadeau)

En attendant, et le verbe attendre n’est pas ici un vain mot, on sera dans un petit bureau, désireux de connaître le sort de Martial Kermeur. Tanguy Viel, Article 353 du code pénal. Article 353 du code pénal (Les Carnets du Pr. Platypus) Rien ne destinait Martial Kermeur, ancien ouvrier spécialisé dans les chantiers navals, à se retrouver dans le bureau d’un juge, suspecté d’avoir commis un meurtre.

Article 353 du code pénal (Les Carnets du Pr. Platypus)

Sa vie n’est certes pas un long fleuve tranquille et le plan social dont il a été victime, malgré la confortable indemnité reçue, donne un goût d’échec à tout ce qu’il entreprend. Mais il semble avoir trouvé son équilibre, grâce au maire de sa commune qui lui a proposé de s’occuper du château vieillissant qui trône sur les hauteurs de la ville en attendant qu’un riche acheteur vienne le retaper. Les vieilles pierres défraîchies n’attirant guère les vocations, Martial passe là quelques années. Ronce-Rose (Librairie Ptyx) Si Ronce-Rose pend soin de cadenasser son carnet secret, ce n’est évidemment pas pour étaler au dos tout ce qu’il contient.

Ronce-Rose (Librairie Ptyx)

D’après ce que nous croyons savoir, elle y raconte sa vie heureuse avec Mâchefer jusqu’au jour où, suite à des circonstances impliquant un voisin unijambiste, une sorcière, quatre mésanges et un poisson d’or, ce récit devient le journal d’une quête éperdue. Le quatrième de couverture a bien pour fonction d’aguicher, non de dévoiler – ou tout au plus d’en soulever un coin, de ce voile.

Et si le quatrième en question revient, comme ici, sur sa fonction, ce n’est pas pour qu’un libraire, se confondant avec un herméneute, se livre à une exégèse exhaustive de la chose. Diantre, le libraire est commerçant avant tout. Nous ne dirons donc pas grand’chose d’intelligent sur ce dernier opus de Eric Chevillard sinon qu’on y apprend :

Ronce-Rose (En attendant Nadeau) Combien de romans français peuvent-ils se lire d’une traite, comme on lisait autrefois les Histoires comme ça de Kipling ou le Conte de Noël de Dickens ou les Contes du chat perché de Marcel Aymé ou l’incomparable Alice de Lewis Carroll en deux tomes, dont le premier est si divertissant, le second si angoissant, tous textes qui sont de merveilleux récits pour enfants, mais qui sont d’abord des chefs-d’œuvre littéraires ? Éric Chevillard, Ronce-Rose. Minuit, 141 p., 13,80 € Avec Ronce-Rose, Éric Chevillard vient de réussir cet exploit : faire de la grande littérature avec un mixte étrange et fascinant de fable allègre et de thriller funèbre qu’il est « si doux » d’écouter « quand les branches d’arbres sont noires », comme le murmurait Alfred de Vigny.

Autofiction, en somme, par fillette interposée ? Article 353 du Code pénal (Télérama)