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Liana Levi

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"Depuis sa création en 1982, la maison a su traverser les mutations de l’industrie du livre en gardant son cap: publier peu (un maximum de vingt nouveautés chaque année et une dizaine de reprises en poche) pour porter loin chaque parution.


Durant ces années, nous avons construit un catalogue destiné à répondre à la curiosité du lecteur sur le monde qui nous entoure. Parmi nos collections: des essais, de l’histoire, des guides, des beaux livres… Mais aujourd’hui une place prépondérante est donnée à la littérature contemporaine."
. Le Passage  (Charybde) X Tout avait commencé la semaine précédente par une banale sonnerie de téléphone.

Le Passage  (Charybde)

Assis de travers sur un coin de mon bureau, des dessins à la main, j’essayais d’expliquer à un stagiaire le mécanisme d’une série de lucarnes. Je saisis le combiné et bougeai la main comme si un pivot la traversait. La veuve des Van Gogh (Encres vagabondes) La veuve des Van Gogh On a beaucoup écrit sur Vincent Van Gogh, sa vie et son œuvre, sa relation avec son frère Théo et leur correspondance, mais que sait-on de ce qui s’est passé dans les mois qui ont suivi la mort des deux frères, de ce que sont devenus les peintures, lettres et dessins stockés ici ou là ?

La veuve des Van Gogh (Encres vagabondes)

Cécile Coulon, lauréate du prix des Libraires 2017. La romancière a été primée pour Trois saisons d’orage, paru en janvier chez Viviane Hamy.

Cécile Coulon, lauréate du prix des Libraires 2017

Le 63e prix des Libraires, parrainé par l'écrivain Laurent Gaudé, a été remis, jeudi 8 juin au Centre national du livre, à Cécile Coulon, 27 ans, pour Trois saisons d'orage (Viviane Hamy). La lauréate était en compétition avec Jean-Baptiste Del Amo (Règne animal, Gallimard), récent Prix du Livre Inter, et Antonin Varenne (Equateur, Albin Michel). Effectuée par un jury composé de neuf libraires, parmi lesquels le président de l’association du prix Joël Hafkins (La Boîte à livres à Tours), Nathalie Iris (Mots en marge à La Garenne-Colombes) ou encore Béatrice Leroux (Gibert Jeune à Paris), cette sélection a été soumise à l'appréciation de libraires indépendants.

Plus de 2 000 libraires ont été invités à voter jusqu'à début juin pour l'un des trois titres en lice soit en retournant leur bulletin par la poste soit en votant sur le site prixdeslibraires.com. Désorientale (Encres vagabondes) Désorientale Dans ce récit, Négar Djavadi, auteur de langue française née en Iran, habille la saga familiale à l'aune de l'histoire de l'Iran du début du vingtième, de la révolution constitutionnelle de 1911 à la révolution islamique de 1979 en passant par les coups d'état de 1921 et 1953, avec l'évocation des régimes de Mossadegh, Reza Shah Pahlavi et Rouhollah Khomeini.

Désorientale (Encres vagabondes)

L'héroïne, Kimja Sadr, vient d'une lignée noble dont elle revisite l'histoire à l'occasion des longues heures passées dans la salle d'attente du service de procréation médicalement assistée dont elle suit le protocole en vue d'avoir l'enfant qu'Anna et elle désirent depuis longtemps élever. Un vrai basculement s'opérera alors pour ses parents : la vie en exil sera comme une longue mort. « Le déracinement avait fait de nous non seulement des étrangers chez les autres, mais des étrangers les uns pour les autres. On croit communément que les grandes douleurs resserrent les liens. Ce n'est pas vrai de l'exil. Rue Monsieur le Prince (Le tour du nombril) Il ne voit pas la jeune fille de son âge, blonde, robe rouge, cheveux lâchés, traverser la rue dans la nuit, la couper en se précipitant, fuyant les motos qui tournoient, les voltigeurs et les matraques jusque dans le ciel.

Rue Monsieur le Prince (Le tour du nombril)

Souvenirs de lycée, idées très courtes et fin d’enfance. Je suis en seconde dans un établissement très sage. C’est l’automne et ça court dans les couloirs, ça gueule, ça sent l’insurrection, l’insoumission en tous cas. Karst (The killer inside me) Pollution des eaux, projet immobilier mais aussi casse sociale, Karst, premier roman de David Humbert brasse avec habileté plusieurs thèmes, sans en faire des tonnes, sans se montrer lourdingue.

Karst (The killer inside me)

Une bonne histoire, un bon personnage central, l'auteur semble déjà avoir compris les exigences minimales du roman policier. Mais pas que... Le jeune lieutenant de police Paul Kluber vient d'être muté à Rouen, sa ville natale, après quelques rapides années au 36. Une mutation disciplinaire sur laquelle l'auteur ne s'étant pas, tant mieux, pas la peine d'introduire de suite Kluber comme LE héros. Le Passage (ActuaLitté)

Mais une fois l'écriture devenue plus familière, une fois la distance réduite, il est du voyage, aussi bien intérieur et intime qu'extérieur et lointain.

Le Passage (ActuaLitté)

Saisi par la relation complexe entre un fils et son père, attaché à suivre le cheminement personnel de Carlo, le narrateur, et une fois initié aux techniques et au vocabulaire de la navigation, le lecteur découvre, fasciné, un paysage arctique de bout du monde et sa résistance initiale décroît, happée par l'habileté du marin et le mouvement du bateau ondoyant parmi les icebergs. Carlo travaille à Londres dans un cabinet d'architecture. Rue Monsieur-le-Prince (ActuaLitté) C'est un superbe récit, un subtil mélange d'émotions, entre réalité et fiction, porté par une écriture percutante et précise.

Rue Monsieur-le-Prince (ActuaLitté)

Idéale. A la fois politique, historique et intime, éloquent et touchant, il réveille avec une force inattendue, une proximité troublante, des souvenirs de révolte, d'engagement communs à toute une génération d'étudiants français en 1986, indignée par la loi Devaquet et atterrée par la mort de Malik Oussekine.

A travers la voix et le regard d'Hervé, jeune étudiant en Lettres à Marseille en 1986 et devenu professeur de Français trente ans plus tard, Didier Castino, va bien au-delà du témoignage personnel et offre à son personnage une dimension collective, infiniment juste, dans laquelle le lecteur d'aujourd'hui (notamment le quasi cinquantenaire) se retrouve, un peu ébranlé mais révélé à lui-même comme cela arrive rarement en littérature. Ecorces (Le tour du nombril) Nous marchions sur les pas de Maria.

Ecorces (Le tour du nombril)

Les bois étaient aussi noirs que ceux de son récit. Ils imposaient le silence à ceux qui les traversaient. Chacun de nous retenait ses mots, ressassait ses pensées, traquant sur le visage de l’autre le moindre signe d’effroi. Nous portions tous les trois le même masque impavide. En nous la peur avait fait son lit, mais rien ne devait en surface la trahir. Négar Djavadi remporte le Prix Première (RTBF) La lauréate du Prix Prem1ère 2017 est Négar Djavadi pour son premier roman, "Désorientale", publié aux éditions Liana Levi.

Négar Djavadi remporte le Prix Première (RTBF)

Son livre a été choisi par un jury composé de dix auditeurs de La Prem1ère parmi une sélection de dix premiers romans proposés par un comité de professionnels du livre. Avec "Désorientale", le jury du Prix Prem1ère récompense "une saga familiale flamboyante. Gabacho (Espaces Latinos) Y aura-t-il un jour un mur, un vrai mur de béton et de barbelés, entre les États-Unis et le Mexique ? Pour certains il existe déjà, il suffit de le compléter. Pour d’autres au contraire, des deux côtés de la frontière, il est nécessaire de tenter d’atténuer les conséquences de cette séparation qui n’a pour effet que d’accentuer les tensions. Dans un étonnant premier roman, la toute jeune Aura Xilonen (née en 1995) fait vivre, souffrir, aimer et… boxer un jeune clandestin.

Le sujet est toujours d’actualité, le style est éblouissant. Une véritable révélation. Mélodie de Vienne (Parutions.com) Ernst Lothar Mélodie de Vienne - Roman d'une maisonLiana Levi 2016 / 24 € - 157.2 ffr. / 667 pagesISBN : 978-2-86746-842-1FORMAT : 14,3 cm × 21,0 cm Elisabeth Landes (Traducteur)Imprimer Rédigé outre Atlantique en plein conflit mondial, peu après la chute de la «maison Autriche» d’où l’auteur a dû fuir en raison de sa judéité, publié pour la première fois en anglais en 1944, puis en allemand en 1946 (sous le titre Der Engel mit der Posaune. Roman eines Hauses), cet imposant roman, à la fois illustratif de son époque et étrangement actuel, nous parvient en octobre 2016 dans une traduction française fidèle à l’esprit de l’œuvre.

Notons qu’en 1944 paraissait Le Monde d’hier. Souvenirs d’un européen, deux ans après la mort choisie de Stefan Zweig lors de son exil brésilien. Roman historique, satire sociale - vaste parabole ? Monika Boekholt( Mis en ligne le 06/03/2017 )Imprimer A lire également sur parutions.com: Gabacho (ActuaLitté) Quelques phrases truffées d'argot et de néologismes, d'expressions mexicaines ou américaines suffisent pour partir ailleurs et savourer une langue énergique et percutante, nerveuse mais toujours chaleureuse et innovante (merci à la traductrice Julia Chardavoine).

Quelques phrases suffisent pour saisir d'emblée que ce livre n'est décidément pas ordinaire et que vous tenez là une gourmandise littéraire, relevée d'une saveur inhabituelle impossible à oublier de sitôt. Aussi, foncez ! La surprise est époustouflante et jubilatoire. "Ay Caramba" ! L’homme qui fouettait les enfants (Diacritik) A l’heure où Barak Obama, que Donald Trump soupçonna longtemps à voix haute de n’être pas un vrai Américain, s’apprête à quitter la scène, le court roman d’Ernest J. Gaines, L’homme qui fouettait les enfants, paru l’an dernier aux États-Unis (The Man Who Whipped Children), claque sous la langue comme un bon verre de gnôle, avec une salutaire et magistrale saveur. Trump et Gaines ont en commun de ne pas être des perdreaux de l’année. Grosso modo, c’est tout ce qu’ils partagent. A l’âge où le jeune Trump, né avec un immeuble en or dans la bouche, apprenait auprès de son père le métier de rentier-prédateur, le petit Gaines ramassait des pommes de terre dans une plantation de Louisiane, pour 50 cents par jour.

Ainsi va l’Amérique. Tout commence dans une salle de tribunal. Il était une fois l’inspecteur Chen (Le Temps) Les auteurs de polar sont souvent parents d’un personnage récurrent. Et les rapports qu’ils entretiennent avec celui-ci sont variés. Un tel le rappelle de livre en livre, quitte à le rajeunir au besoin; tel autre n’hésite pas à comploter sa perte, à le descendre froidement, à le rendre malade, à orchestrer sa sortie… Ces personnages ressemblent-ils à leurs auteurs? Quels rapports entretiennent le créateur en chair et en os et la créature de papier? Dans «Il était une fois l’inspecteur Chen», l’auteur de polar, Qiu Xiaolong livre quelques clés de cette relation, tout en déroulant une nouvelle enquête de son héros. Sympathie.