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Le Tripode

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Les aventures de Ruben Jablonski (Un fil à la page) Il est trompeur de présenter ce roman comme une nouveauté de la rentrée littéraire puisqu’en réalité il a été écrit en 1997. Allez savoir pourquoi les éditeurs français ont attendu vingt ans avant de le publier… Cette année, mon mari m’a offert deux parutions de la rentrée : la première dont je vous ai parlé et celle-ci. Une curiosité parmi les couvertures toutes lisses qui s’étalent en librairie, mais pas que… Une curiosité en tous points qui a malheureusement atterri devant des yeux qui n’ont pu l’apprécier. Je suis la mauvaise lectrice de ce genre d’ouvrage. Résumé de l’éditeur Arraché à l’insouciance et l’espièglerie de l’enfance par la terreur nazie, le jeune Ruben Jablonski se retrouve à la sortie de la Seconde Guerre mondiale dans une situation désespérée.

Libéré d’un ghetto, séparé de sa famille et à la recherche d’un nouveau destin, il s’engage dans un périple épique qui le conduit de la Roumanie aux Etats-Unis, en passant par l’Ukraine, la Turquie, la Palestine et la France… L'amour est une maladie ordinaire (Tête de lecture) François aime Marie et Marie aime François. C’est beau, on écrit des romans avec ça. Oui mais voilà, « l’amour est enfant de bohème », « les histoires d’amour finissent mal », bref, quand François regarde Marie il ne pense qu’à demain, quand elle ne l’aimera plus.

Non, François ne connaît pas le « lâcher prise », oui, François est un anxieux, doublé d’un égoïste insensible qui ne pense qu’à lui. On va quand même passer 250 pages en sa compagnie, et de bon gré en plus car L’amour est une maladie ordinaire est avant tout un livre qui se lit avec le sourire. En creusant un peu, il nous dit deux trois choses sur le mâle aujourd’hui, vous savez ce pauvre chéri qui voudrait tant être aimé pour la vie, pour lui-même et pour de vrai. Pour ne pas voir s’éteindre l’amour dans les yeux de Marie, François décide de disparaître. Et hop, François se donne un nouveau look et le voilà reparti dans la vie parisienne. Vous n’aimeriez pas être la petite amie de François, ni même son ami. Ali Zamir de A à Z (Télérama) Ali Zamir ou Zamir Ali ? Sous son petit chapeau rond, l’intéressé sourit en coin. Sur la couverture de ses deux romans, Anguille sous roche, et Mon étincelle (éd.

Le Tripode), il s’appelle Ali Zamir. Mais quand il tend la main pour se présenter, c’est la combinaison Zamir Ali qui s’affiche. L’inversion eut lieu il y a longtemps, sans doute avant le bac, il n’en a plus le souvenir exact, mais aujourd’hui, son patronyme a pris la place de son prénom, et vice-versa. A voir les prénoms des personnages de ses livres (Anguille, Vorace, Connaît-Tout, Etincelle, Doliprane, Vitamine), on se dit qu’il aurait même pu frapper plus fort, oser un changement d’état civil encore plus concret.

De A à Z ou de Z à A Sans doute Ali Zamir trouvait-il tout simplement difficile de porter un nom allant de A à Z. Comme elle, Zamir s’est cramponné aux mots, aussi loin qu’il puisse remonter dans ses souvenirs. D’où sortaient ces pavés qui jonchaient son lit ? Sentiment d’étrangeté “Moi j’m’en fous des papiers” L’homme qui savait la langue des serpents (La Cause littéraire) En une ou deux générations, ils ne sont plus que quelques-uns à encore connaître la langue, à encore vivre dans la forêt. Mais un jour sont arrivés les « hommes de fer », couverts de leurs armures, rapidement suivis par des cohortes de moines avides de conversions.

Les estoniens sont alors petit à petit sortis de leurs forêts pour se rassembler dans les villages. Ils ont abandonné plus que des traditions : un mode de vie et une relation au monde heureuse et pleine. Les chasseurs-cueilleurs sont devenus agriculteurs. Et encore, chasseur est un mot impropre si l’on pense à ce que sont trop souvent devenus les chasseurs dans notre monde. Grâce à la langue des serpents ils étaient plutôt cueilleurs d’animaux, lorsque cela était nécessaire. Derrière la fable merveilleuse, mais aussi violente, désespérée, on peut trouver l’allégorie ou la métaphore qui s’en prennent aux mythes du progrès et de la technique, avec de profondes résonnantes écologiques. Marc Ossorguine. Libraire Téméraire #1.Dirty Sexy Valley - Olivier Bruneau (Le Tripode) Dirty Sexy Valley (Sueurs froides) DIRTY SEXY VALLEY est un hommage à tout un pan de la culture horrifique : le survival, ici noyé dans le porno le plus assumé. Publié au Tripode, ce roman de Olivier Bruneau fait en quelque sorte partie de la nouvelle vague du gore français, avec les fameux Trash dont nous avons déjà parlé ici, des trémolos dans la voix tant le projet s'est avéré excitant et en tous points digne d'éloges (Trash dont on espère profondément la suite de l'aventure même si cela ne semble pas être à l'ordre du jour pour l'instant, stand-by oblige).

Publié hors collection, comme un roman de genre perdu en littérature générale (ou le contraire ?) , DIRTY SEXY VALLEY évoque aussi les fastes de 10000 LITRES D'HORREUR PURE en 2007 (Thomas Gunzig, Au Diable Vauvert), enthousiasmant et véritable précurseur de toute cette avalanche d'horreurs plus ou moins référentielles en tous genres. Alors qu'en est-il de ce DIRTY SEXY VALLEY ? Ses frères (Jules et Jim...) sont vicieux, obsédés, cruels et complètement déjantés. Au cirque (Journal d'explorations littéraires) Au cirque, Patrick Da Silva, Le Tripode, 2017 C’est une histoire. Elle est écrite depuis les temps immémoriaux ; elle s’écrit à nouveau ; celle-là même, entre quelques autres. On la connait. Elle ne cesse de s’écrire avec les inflexions, des variantes mais la même. (…) histoire de dire les abîmes qui nous traversent, nous aspirent, que l’on fuit, qui nous fondent, cette violence animale et céleste, qui nous anime, nous agit et nous brûle.

Extrait de la postface d’Au Cirque de Patrick Da Silva. P. La famille compte quatre enfants, deux filles (la cadette, la dernière) et deux garçons (l’aîné, le second fils). La mère revient, souvenir des enfants ou personnage des pièces de théâtre qu’ils aiment, depuis l’enfance, jouer ensemble. La langue de P. Le texte de P. Dirty Sexy Valley (Les Émois par François Angelier) Dirty Sexy Valley (Libération) Dirty Sexy Valley est un roman de cul et il y en a pour tous les goûts, principalement pour qui a le cul humoristique. Même quand tout va bien, on n’est pas loin de se retrouver face à un «Waterloo de la partouze». Le fameux proverbe «Tel est pris qui croyait prendre» devient sexuellement explicite.

Olivier Bruneau joue avec tous les standards des divers genres, de l’érotique soft au porno trash dans la forêt, imaginant sans souci exagéré de vraisemblance de gentils étudiants plus ou moins taraudés par leurs sécrétions et deux immondes géants sauvages pourvus d’une mère digne d’eux et d’une sœur qui ne sait pas encore à quoi sert chez elle cette «discrète proéminence dont elle ignorait l’existence, mais dont elle ne tarderait pas à apprendre les miracles à répétition» - et les partouzes de ceux-ci n’ont rien à voir avec celles de ceux-là. Il va pourtant bien falloir cohabiter, c’est la loi de l’enlèvement, de la torture et du viol. Mathieu Lindon. Dirty sexy valley (lelitteraire.com) Qu’elle était porno-trash ma vallée ! Autant mettre les pieds dans le plat tout de suite : âme sen­sibles et autres thu­ri­fé­raires des élans roman­tiques s’abstenir !

Avec le so fren­chy Oli­ver Bru­neau on nage de facto en pleine U.S Dirty sexy val­ley et rare­ment livre aura porté une déno­mi­na­tion aussi judi­cieuse, à l’aune des hor­reurs gore, fou­traques et per­verses ici nar­rées ! Sur fond d’été tor­ride, d’érotisme hard­core mais pas has been, de cul sublimé et de par­touzes teen movie sans limites, deux récits, on devrait dire deux épo­pées féroces, se croisent, avec comme déno­mi­na­teur com­mun le sexe sous toutes ses formes : clas­siques, ten­dan­cieuses, libi­di­neuses, por­no­gra­phiques, débiles, mutantes, zoo­philes etc. fre­de­ric grolleau. Au cirque (Un dernier livre avant la fin du monde) Allons ! Nous poserons ce que nous savons.

C’est par là que nous commencerons ! Ce que nous savons comme tout le monde, pour l’avoir lu, comme tout le monde, noir sur blanc dans le journal. Primo ! Dans une ferme isolée, les corps nus d’un couple sont retrouvés par leur benjamine, un peu simplette. La mère est pendue, le père a été mutilé mais vit encore. Elle le soigne et les habille avant d’appeler les autorités concernées. Portée par une mise en scène tragique et un examen clinique et mathématiques des faits, la narration nous entraîne inexorablement vers un dénouement sophoclien. Éditions Le Tripode, 128 pages, Aurore. EnregistrerEnregistrer. Poésie du gérondif (Versus-lire) Née contente à Oraibi (ActuaLitté) C’est au cœur du désert de l’Arizona que Bérengère Cournut nous invite pour une plongée enchanteresse au sein de la société matrilinéaire, matrilocale, exogame et clanique de la tribu des Hopis.

Rythmée par la saisonnalité des cultures agraires et structurée par un calendrier cultuel très dense, la vie s’y déroule paisiblement pour Tayatitaawa, elle qui est née contente à Oraibi d’une mère charismatique, d’un père mystérieux et – d’une certaine manière – d’un frère magnétique et distant. La nature, les animaux et les éléments naturels contribuent à l’harmonie qui berce l’existence de la jeune fille. Mais passé le début du récit où le lecteur est proprement initié aux fonctionnements et aux traditions hopis, la disparition du père, personnage investi d’un fort pouvoir symbolique et en même temps extrêmement indépendant du clan qui l’a accueilli, fait basculer le texte de jeunesse vers le récit de l’accomplissement d’un deuil.

Géraldine Guiho, La Buissonnière (Yvetot) Beauté du geste (Bonnes feuilles et mauvaise herbe) Résumé : Nicolas Zeisler dresse le portrait de figures mythiques de la boxe du XXe siècle (de Jim Jeffries à Mike Tyson) en 36 lettres qu’il leur adresse d’une plume franche et intime. La boxe est une poésie de combat, tel est le message que porte cette histoire amoureuse et personnelle du noble art.

C’est aussi un récit qui déborde de figures littéraires. Coachs, amateurs, férus ou amants : Jack London, Cendrars, Hemingway, Cocteau, Bukowski ou encore Arthur Cravan, poète et neveu d’Oscar Wilde…, la boxe a fasciné les plus grands écrivains. Il y a le sang et la violence, la pression des titres et les défaites arrangées, la rançon du succès, la discipline de fer, les podiums sur lesquels les Noirs étaient indésirables… Mais il y a surtout le parcours chaotique des boxeurs de foire, champions du monde, voyageurs, éditeurs, musiciens ou danseurs de jazz, qui ont tout donné à la science du ring pour en faire une oeuvre profondément humaine et poétique.

WordPress: J'aime chargement… Beauté du geste (Journal d'explorations littéraires) Beauté du geste, Nicolas Zeisler, Le Tripode, 2017 Je ne connais pas grand-chose à la boxe. Pas spécialement attirée par les shorts amples de satin rouge ou bleu vif couverts de stickers moches, les nez écrasés, les visages déformés à la longue, les arcades explosées, les regards vidés par l’effort du combat. Mon fils a commencé à en faire cette année. Un truc important pour lui. Parfois, dans la cuisine, il esquisse des gestes appris. Quand je le vois se mettre en position, préparant son corps, simultanément, à l’attaque et à la protection de lui-même, je trouve ça beau, mais c’est mon fils. Écrivain-boxeur, Nicolas Zeisler avance à coups de courts portraits, dans plus d’un siècle de boxe de Jim Jeffries à Mike Tison, en passant par Marcel Cerdan ou Mohamed Ali.

Vocation ou école de la deuxième chance pour gamins paumés, la boxe est une voie chahutée. Certains combats dépassent largement le périmètre tracé par les cordes. Quelques écrivains figurent dans la liste. La grande panne (Journal d'explorations littéraires) La grande panne, Hadrien Klent, Le Tripode, 2016 Et si un nuage de graphite, minerais hautement inflammable au contact d’une ligne électrique, nous arrivait d’Italie, comment réagirait le pouvoir politique français ? Il opterait pour la grande panne, tout couper plutôt que subir de petites pannes isolées décidées par le vent. Tel est le point de départ du roman signé Hadrien Klent. Souvenirs croisés de deux nuages, réels, celui de Tchernobyl célébré en 1986 pour son respect des frontières françaises et celui échappé du volcan islandais Eyjafjöll en 2010 qui vida un temps l’espace aérien européen.

En 24 ans, la réponse politique a évolué, passant du mensonge d’État au principe de précaution. Ne rien dire ou trop en faire, deux bornes entre lesquelles navigue le pouvoir. Dans La grande panne, le pouvoir est d’ailleurs tellement prudent qu’il se met lui-même à l’abri, sur l’île de Sein, dotée de ses propres groupes électrogènes. Le roman avance par fragments. Présentation de Lucie Eple (Que Faire à Paris ?) Le Salon du Livre, royaume des grosses machines éditoriales, accueille aussi de nombreuses maisons modestes en moyens, mais riches en passion et en énergie.

Pour l'occasion nous avons rencontré Lucie Eple, assistante d'édition chez Le Tripode, passionnée de mots comme de musique, qu'elle entremêlera cette semaine durant l'excellent festival Hors-Limites. Amélie Nothomb, Jean d'Ormesson, Amanda Sthers, et tant d'autres poids lourds de l'industrie littéraire seront comme chaque année au rendez-vous du Salon du Livre, pour le plus grand bonheur de leurs fans.

Mais si vous osez vous aventurer dans les allées plus étroites, les recoins plus sombres, vous n’êtes à l’abri du coup de foudre éditorial… Pléthore de maisons à taille plus humaine plantent aussi leur tente pour quelques jours Porte de Versailles, moins pour affirmer fièrement leur force de frappe que pour aller à la rencontre des lecteurs. Romantique C'est le romantisme incarné, idéal pour lire, courir, se promener... Un bar Poétique. Portrait éditeur (Salon Livre Paris) Le Papillon (Bonnes feuilles et mauvaise herbe) Résumé : Estonie, début du XXe siècle. Un soir, au sortir de l’usine dans laquelle il travaille, August rencontre par hasard le directeur du théâtre l’Estonia.

Il quitte son emploi d’ouvrier et intègre la troupe, qui s’avère aussi loufoque qu’hypersensible : Pinna, le fondateur, les comédiens Alexander, Eeda, Sällik, Oskar… mais aussi Erika, sa future femme, qui rejoint le théâtre peu de temps après lui. Elle symbolisera le Papillon, l’emblème du théâtre, en lui insufflant la légèreté dont le début de siècle prive le pays. Les planches de l’Estonia sont bientôt le seul lieu où la liberté et l’amour peuvent encore résonner, où les rires de l’amitié, les jeux et l’espièglerie ont encore leur place. Mais le théâtre, comme le papillon, est gracile : la brutale réalité du monde s’y invite, et, aux alentours, le chien gris qui la représente rôde et menace de soumettre cette troupe de rêveurs solidaires à la violence, à la séparation et à la mort. formidable !

WordPress: J'aime chargement… Rendez-vous à Positano (La prescription littéraire, Patricia Martin) Rendez-vous à Positano (Bonnes feuilles et mauvaise herbe) Rendez-vous à Positano (Télérama) Poésie du Gérondif (Un dernier livre avant la fin du monde) Manger ou être mangé (Paludes) Née contente à Oraibi (En attendant Nadeau) Anguille sous roche (Chez Gangoueus) L’homme qui savait la langue des serpents (Un bouquin dans la poche) Les Jurons (Viceversa Littérature) Le Papillon (Un dernier livre avant la fin du monde) Née contente à Oraibi (Paludes) Le papillon  (Charybde) Moi Jean Gabin, de Goliarda Sapienza (Bonnes feuilles et mauvaise herbe) Le Testament d'Awdrey-Gore (Paludes)