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La Contre-Allée

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Avec une ligne éditoriale déterminée autour d'un axe Mémoire(s) et Société, la maison d’édition fivoise La Contre-Allée s'attache tout particulièrement au devenir et à la condition de l'individu au coeur de nos sociétés contemporaines.

Les pigeons de Paris de Victor del Árbol (Tête de lecture) Les pigeons de Paris est un court texte de Victor del Árbol paru dans la collection « Fictions d’Europe » des éditions La Contre Allée, l’éditeur du mois.

Les pigeons de Paris de Victor del Árbol (Tête de lecture)

Les auteurs sont invités à écrire sur l’Europe vue de leur pays. On s’attend peu à y trouver Victor del Árbol, lui que l’on connaît pour ses très bons romans noirs parus chez Actes Sud. La femme Brouillon (Un dernier livre avant la fin du monde) « Je suis maman comme une plaisanterie, un malentendu jamais dissipé. » Le rôle d’une femme dans notre société est-il uniquement défini par sa fonction de mère ?

La femme Brouillon (Un dernier livre avant la fin du monde)

Peut-elle ou doit-elle y échapper ? C’est pour répondre à ces questions qu’Amandine Dhée a écrit ce court texte, sur son désir de maternité, sa grossesse et son rapport à l’enfant. Une expérience du domaine privé mais dont l’institutionnalisation dans notre société banalise et régit le vécu. L’autrice, militante féministe, sait déjouer les pièges que tend une société patriarcale, en jouant avec ses désirs, ses instincts et ses responsabilités. Les enfants verts (Un fil à la page) Ce livre a atterri dans ma bibliothèque poussée que j’étais par la volonté de participer, ce mois-ci, à la louable démarche de Sandrine : Un mois, un éditeur.

Les enfants verts (Un fil à la page)

Découvrir de nouvelles maisons était l’un de mes objectifs de cette année. Il m’a fallu un cadre pour me sortir de ma zone de confort. Élisée avant les ruisseaux et les montagnes (Tête de lecture) L’Élisée dont il est question, celui d’avant les ruisseaux et les montagnes, c’est Élisée Reclus, un nom un peu poussiéreux qu’on associe peut-être à la géographie et à la Commune.

Élisée avant les ruisseaux et les montagnes (Tête de lecture)

Souvenirs vagues d’un homme qui a compté, mais point n’est besoin de savoir qui il était pour apprécier ce texte singulier, sorte de biographie plus rêveuse et rêvée que rigoureusement historique. Il ne s’agit pas pour Thomas Giraud de raconter une vie. L’écrivain s’intéresse aux années d’enfance et de prime adolescence, concentrant ainsi son texte sur les rapports entre un père et son fils. Élisée, fils de Jacques, sera pasteur comme papa et comme son frère aîné Élie. Moujik moujik, suivi de Notown (Un dernier livre avant la fin du monde) « Le ciel est rouge derrière lui.

moujik moujik, suivi de Notown (Un dernier livre avant la fin du monde)

Il ouvre une thermos. Il se verse un café (ses mains tremblent un peu). Témoin (Fils de lectures) Certains médias aiment à parler de violence et de misère sociale, mais pas trop tout de même.

Témoin (Fils de lectures)

Des politiques aiment aussi à exploiter ce filon sociétal pour racler quelques voix à peu de frais. Pas sûr que les uns et les autres sachent de quoi ils parlent. Pas sûr. Contre-jour (Fils de lectures) Une silhouette à contre-jour sur la couverture d’un livre.

Contre-jour (Fils de lectures)

C’est un cerf. Pourquoi est-il là ? C’est en premier lieu ce qui attire, le graphisme, et puis la qualité du papier si agréable au toucher, le choix de la mise en page et des caractères et le désir d’en savoir plus. Contre-jour (Version Libre) Une silhouette à contre-jour sur la couverture d’un livre.

Contre-jour (Version Libre)

C’est un cerf. Pourquoi est-il là ? La Femme brouillon (ActuaLitté) Elle qui se pensait immunisée contre la maternité, la voilà enceinte !

La Femme brouillon (ActuaLitté)

Basculement du monde, angoisses, interrogations, une femme se débat contre l’idée de procréation considérant, suite à une histoire familiale difficile que l’on devine en filigrane, que « la moindre des politesses quand on met un enfant au monde, c’est de lui fournir un kit de survie ». Amandine Dhée, féministe convaincue, ose dire avec style et simplicité « la violence d’être habitée par un autre » et celle d’avoir l’impression d’être dépossédée de son corps.

Témoin (Version libre) Étrange petit livre que celui-ci, publié l’année dernière par les éditions de la Contre Allée invitées à la prochaine Comédie du Livre de Montpellier.

Témoin (Version libre)

Pour l’écrire, Sophie G. Lucas, qui y sera également présente, a assisté pendant plusieurs mois aux audiences du tribunal de grande instance de Nantes et ce sont comme les minutes de ces audiences qu’elle nous livre là. Des textes courts au style incisif, rugueux, dépouillé, comme des coups de poing qui réveillent les consciences. Plusieurs voix racontent, ce qui donne de la profondeur à chaque petit texte. Et à travers ces paroles c’est tout un pan de notre société malade qui nous saute à la figure, celle des laissés pour compte, de ceux qui n’ont pas eu de chance et qui souvent reproduisent la violence qu’ils ont eux-mêmes subie. Témoin (Les Découvreurs) À quoi donc correspond cette poésie dépoétisée dont parlent aujourd’hui certains et qui s’élaborerait indépendamment des propriétés d’image et de chant sur lesquelles ce genre s’est, depuis les origines, construit ?

Le fait est que nous assistons depuis un certain temps déjà à l’affirmation d’une poésie en apparence prosaïque, appliquée au réel, délivrée de surcroît, du fameux besoin d’expression héritée de ces romantismes abâtardis dans lesquels se complaisent toujours tant d’affligeants et prétentieux poètes. La sortie du livre de la nantaise Sophie G. Lucas, Témoin, me fournit l’occasion de dire quelques mots de ces ouvrages en grande partie inclassables, écrits par des auteurs qui ont décidé d’inscrire leur parole dans cet espace générique hybride, largement redéfini, où la poésie semble pouvoir emprunter aussi bien au récit qu’au théâtre, aux sciences, à l’ensemble des savoirs, pour témoigner à sa façon du monde. Et des diverses manières dont nous le construisons.

La femme brouillon (Parutions.com) Amandine Dhée La Femme brouillonLa Contre Allée - La Sentinelle 2017 / 13 € - 85.15 ffr. / 96 pagesISBN : 978-2-917817-90-2FORMAT : 13,5 cm × 19,0 cmImprimer Ne lisez pas le résumé sur le rabat de la quatrième de couverture : il fait du texte d'Amadine Dhée une caricature, un genre de pastiche qu'auraient pu pondre les Inconnus, les jeux littéraires de France Culture, ou un situationniste se produisant pour la première fois devant la caméra. Mais lisez le texte : il répond à un besoin de notre temps (il est rigoureux), s'adapte à la demande du marché (il est court) et s'adosse à une valeur dominante de notre temps (la dérision des valeurs).

Il est drôle, souvent, et évite – parfois de justesse - les écueils de son genre (littéraire, merci) : l'itération, la lassitude, la sécheresse. Les lieux communs («Ce connard de Larousse a menti. La femme brouillon (Lou et les feuilles volantes) « On ne sait pas s'il faut l'habituer à un monde injuste, ou construire une humanité nouvelle en commençant par lui. Nous avons l'amour, la musique et les livres à lui offrir. Et selon les jours, ça semble rempart ou dérisoire. » « Je décapite la mère parfaite qui est en moi. » « J'ai perdu mes certitudes. » Chômage monstre (Remue.net) Guide de survie en territoire smicard et terres intérimaires, récit de voyage au pays du chômage, petit manuel d’autodéfense intellectuelle intro-/rétrospectif, « récit d’une désaliénation progressive », recueil initiatique d’une soixantaine de pages aux titres révélateurs – Poème à laisser sur la note au moment de régler l’addition ; Le problème de la division ; Maintenant ; Dire/Entendre/Penser ; Après quoi, chômage monstre – Chômage Monstre d’Antoine Mouton est un concentré d’intelligence, d’humour et de poésie sorti le 17 janvier à la Contre Allée. « monsieur, vous faites bien votre métier.Et si j’osais je vous dirais : vous ne faites que cela. » Se fendre d’un poème en guise de traitement, faire passer la pilule pour un cachet.

Pour ce que cela coûte, oser, avec emphase et insolence, accorder un prix au procédé. . « Le travail est un caillou (…) Un caillou est aussi un leurre. La femme brouillon  (Charybde) X Paru en 2017 aux éditions La Contre Allée, ce récit construit en courts chapitres saisit avec beaucoup d’humour et de justesse l’expérience étonnante de la grossesse et de la maternité, réduisant en miettes la bien-pensance et les injonctions normées.

La grossesse dès son annonce transforme le regard de la société sur la femme, devenue femme enceinte, qui voit soudainement son identité réduite à une partie de son corps – son ventre – et une société qui semble s’étonner de toute tentative d’échapper à cette réduction et de toute impréparation de la femme à devenir mère. «Le bruit des voitures en sourdine, des poufs et des tapis. Interview d'Amandine Dhée à propos de "La Femme Brouillon" (BooKalicious) La femme brouillon (Le blog de Fabien Ribery) Chômage monstre (Paludes) La Femme brouillon (Fragments de lecture) Chômage monstre (Encres vagabondes) La femme brouillon (Paludes) Élisée avant les ruisseaux et les montagnes (La Cliothèque)

Éditions La Contre Allée : toute l'aventure de la traduction (ActuaLitté) Témoin (Paludes) Entretien avec Thomas Giraud (Addict Culture) Elisée, avant les ruisseaux et les montagnes (Paludes) Les pigeons de Paris (Fils de lectures)