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Côté cour  (Charybde) À l’ombre d’une omniprésente tour télécom et d’une organisation carcérale privée, un univers entier en folie intime et publique x Ici, au cœur de ce village de maisonnettes assemblées au pied de la grande tour-relais de Phonemark, ce sont le plus souvent les grands-mères qui possèdent l’immobilier.

Côté cour  (Charybde)

Les enfants, les petits-enfants et les arrière-petits-enfants s’y agglutinent dans des foyers surchauffés et légèrement grouillants, dans lesquels l’espace est rapidement rare et précieux. Comme un blues  (Charybde) X Publié en 1998, « Comme un blues » est le quatrième et dernier roman à date écrit en galicien par Anibal Malvar (son « La ballade des misérables » de 2012, traduit en français chez Asphalte en 2014, l’a été en castillan).

Comme un blues  (Charybde)

Également journaliste et scénariste de bandes dessinées, il nous propose ici, à partir d’un ancrage dans le sol bien particulier de la Galice et de la capitale de la communauté autonome, Saint-Jacques de Compostelle (préférée en 1981 pour ce titre à la plus grande ville de la région, La Corogne), une saisissante incursion dans les replis noirs de « l’état profond » espagnol (on songera à plusieurs reprises à l’excellent personnage de Berthet dans « L’ange gardien » de Jérôme Leroy), et singulièrement de son rôle lors de la transition démocratique de 1975-1982. Comme un blues (Actu du Noir) Son premier roman choral traduit en France avait reçu le prix Violeta Negra à Toulouse.

Comme un blues (Actu du Noir)

Anibal Malvar revient avec un roman d’une structure beaucoup plus classique : Comme un blues. Carlos Ovelar est patron d’une petite agence de photographes à Madrid. Sporting Club (débredinages) Sporting Club d’Emmanuel Villin Amie Lectrice et Amie Lecteur, je vous imagine aisément contempler un film Italien des années cinquante, en noir et blanc, au charme suranné mais aussi indépassable, où les protagonistes rivalisent de dandysme et de perspicacité sur l’analyse de leurs réalités vécues, où ils prennent la pose bourgeoise appréciant le confort et le luxe, tout en se jurant, sous le mode « Pasolinesque », qu’ils n’en seront jamais dupes… J’ai trouvé cette saveur indéfinissable, teintée de fêlures et envies, de promesses susurrées mais pas forcément concrétisées, de procrastination douce et de souhait de dépassement dans le beau livre d’Emmanuel Villin, écrit avec recherche et finesse dans les mots, stylisé avec efficience, qui cherche sa voie sans forcément repérer de chemin à atteindre ou d’accomplissement à objectiver.

Sporting Club (débredinages)

Le narrateur continuera-t-il d’attendre, atteindra-t-il son objectif créatif ? Éric. J’ai été Johnny Thunders (ActuaLitté) En 1989, Mr Frankie accompagne à la guitare Johnny Thunder lors d’une tournée en Espagne.

J’ai été Johnny Thunders (ActuaLitté)

Deux décennies plus tard, Mr Frankie est redevenu Francis. Forcé de retourner vivre chez son père, en retard dans le paiement des pensions alimentaires de son ex-femme, Francis doit trouver du travail. Sa sœur adoptive, va lui trouver un emploi par le biais de Don Damiàn son truand de petit ami... Pssica (Paludes) Psicca (Espaces Latinos) Les éditions Asphalte nous proposent le quatrième roman du brésilien Edyr Augusto, Psicca, 138 pages très denses, d’un réalisme extrêmement rude.

Psicca (Espaces Latinos)

Nous y découvrons le monde actuel cruel des trafiquants d’êtres humains qui alimentent les réseaux de prostitution de mineures dirigées vers Cayenne. Photo : Éditions Asphalte. Chat sauvage en chute libre (Un dernier livre avant la fin du monde) C’est l’histoire d’un type qui sort de prison, fait un tour dehors pour se confirmer qu’il n’a sa place nulle part et trouve le moyen d’y retourner au moment ou peut-être, une forme de réponse se présentait à lui.

Chat sauvage en chute libre (Un dernier livre avant la fin du monde)

Une trame minimaliste en forme de concentré de roman noir. Chat sauvage en chute libre, paru en 1965, est devenu au fil des rééditions un classique de la littérature australienne. Malicia  (Charybde) X Juan Carlos aurait bien aimé avoir des yeux dans le dos, histoire de ne pas perdre sa femme de vue.

Malicia  (Charybde)

Devant lui s’étendaient les montagnes et, plus près, des terrasses d’immeubles avec des piscines pleines de touristes, comme celle sur laquelle il se trouvait. Pssica (The killer inside me) Auteur d'un Brésil anti-samba, anti-Copacabana, anti-JO, Edyr Augusto montre un pays sans foi ni loi, un western brutal, ultra-violent.

Pssica (The killer inside me)

Avec Pssica (malédiction), il se met dans les pas de Janalice, jeune fille de 14 ans. Son petit ami l'a filmé en train de lui faire une fellation, la vidéo a tourné dans tout le collège, le principal a convoqué les parents, le père effondré a envoyé Janalice chez une tante. Là-bas, la petite ado déboussolé se fait prendre en main par une toxico, puis se fait kidnapper. Pssica  (Charybde) X Ç’aurait dû être une journée de cours normale.

Pssica  (Charybde)

Mais, en arrivant au collège, Janalice a compris que quelque chose clochait. Bien sûr, quand elle traverse la cour, ce n’est jamais sans provoquer un certain frisson, à cause de la taille de sa jupe. Chat sauvage en chute libre (Quatre Sans Quatre) Photo : art aborigène (Pixabay) Le pitch Australie, dans les années 1960. Le narrateur, jeune métis aborigène, sort d'un court séjour en prison suite à un cambriolage. Société noire (Hard Cover) Andreu Martín est un écrivain espagnol, catalan, jouissant d'une grande renommée. Auteur de polars et de livres jeunesse, les amateurs français de littérature le connaissent pour des textes comme Prothèse, Barcelona Connection, Jésus aux enfers (Gallimard, 1994, 1996, 1998) ou l'épisode du Poulpe, Vainqueurs et cons vaincus (Baleine, 1999).

Il signe son retour dans les librairies avec Société noire, un roman inédit publié par les éditions Asphalte et traduit par Marianne Millon. Le bouquin s'ouvre sur une scène de découverte d'une femme décapitée en plein Barcelone.