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Points critiques | ND

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Lettre ouverte à J-L. Mélenchon. Cher Jean-Luc Mélenchon, Vous avez indiqué dans un interview au site hexagone.fr , qui a été largement repris dans la presse, votre volonté de prendre du champ après les cinq années frénétiques que vous avez passées à la tête du Front de Gauche et où vous avez donné ce que vous pensiez être le meilleur de vous même pour ce parti.

Lettre ouverte à J-L. Mélenchon

C’est bien compréhensible. Vous avez été particulièrement exposé durant cette période, et l’on ne vous a pas ménagé les critiques injustes, voire scandaleuses, allant jusqu’à vous chercher des querelles d’allemands sur votre prétendu antisémitisme. Que vous ayez été blessé par ces attaques, ces insinuations, cette volonté constante de vous nuire, est bien normal et tout à fait naturel. Mais, telle est –hélas – la vie politique en France.

Il faut donc affronter aussi des réalités plus déplaisantes: pourquoi en France le Front national explose-t-il au niveau électoral alors que le Front de Gauche stagne ? [1] Ce qui fut déjà analysé par J-P. . [2] Anderson P. La politique, c’est plus dans les urnes, c’est les mains dans le cambouis #FabLabs. Les questionnements sur l’état de la politique et de la société française sont nombreux.

La politique, c’est plus dans les urnes, c’est les mains dans le cambouis #FabLabs

Les dernières élections interpellent beaucoup de monde, mais les réponses apportées sont les mêmes qu’il y a 20 ou 30 ans : manifestations, appel à lutter contre l’abstentionnisme, ostracisme à l’égard du Front national (Le FN, c’est le mal !). Etonnant, quand on sait que ce parti politique ne cesse de jouer les victimes du système et use et abuse de ce concept pour gagner des voix électorales. Alors que le monde est en cours de mutation et que des individus travaillent à créer la nouvelle donne globale qui s’annonce, la sphère médiatico-politico-militante ressasse toujours les mêmes concepts. Sans résultats. Pendant ce temps là, les mains dans le cambouis, des milliers de personnes discrètes font de la politique concrète et sincère : celle qui change le faire-en-société, pas celle qui dicte comment nous devrions faire société.

Dogmatisme, militantisme sont voués à l’échec. Les somnambules se rendorment. « Eloignés du peuple, le peuple s’est éloigné d’eux » : compagnon aussi fidèle que critique de la gauche depuis toujours, Edgar Morin lance sur Mediapart une alerte passionnée sur l’aveuglement des somnambules qui nous dirigent et nous gouvernent.

Les somnambules se rendorment

Ils n’ont pas su voir le lent dépérissement du peuple de gauche, éduqué sous la Troisième République par les idées issues de la Révolution française, assumées et développées par le socialisme, réassumées après 1933 par les communistes, propagées par les instituteurs de campagne, les enseignants secondaires, les écoles de formation du PS et du PC.

Ils n’ont pas perçu le vide que laissait la mort du radical socialisme, la dévitalisation du PS, la désintégration du PC. Ils n’ont pas su voir le vide de leur pensée politique, désormais à la remorque des dogmes pseudo-scientifiques du néo-libéralisme économique, s’accrochant aux mots gris-gris de croissance et de compétitivité. Eloignés du peuple, le peuple s’est éloigné d’eux. Edgar Morin et François Hollande, le pouvoir, pour quoi faire ? LE MONDE | • Mis à jour le | Par Nicolas Truong Le candidat qui veut être "un président normal" et le philosophe de la "démesure", le socialiste de la "synthèse" et le sociologue de la "complexité" se sont rencontrés au coeur de la campagne.

Edgar Morin et François Hollande, le pouvoir, pour quoi faire ?

L'idée consistait à confronter leur vision de la gauche, du progrès et du nouveau désordre mondial. Car la crise que nous vivons est pour Edgar Morin une crise de civilisation. C'est le socle même de ses valeurs et croyances qui vacille sur ses fondations. Car l'Occident a trop longtemps voulu séparer, compartimenter et diviser les sciences et les disciplines comme les problèmes économiques et sociaux. Pourquoi De Gaulle refusa-t-il toujours de commémorer le débarquement du 6 juin ? Extraits de l’excellent livre C’était de Gaulle d’Alain Peyrefitte Pourquoi Charles de Gaulle refusa-t-il toujours de commémorer le débarquement du 6 juin ?

Pourquoi De Gaulle refusa-t-il toujours de commémorer le débarquement du 6 juin ?

C’était de Gaulle, Tome 2 (Édition de Fallois Fayard 1997), pages 84 à 87 Palais de l’Élysée, 30 octobre 1963 En nommant Jean Sainteny ministre des Anciens combattants en décembre 1962, le Général lui avait demandé de consacrer son énergie à l’année 1964. Elle était propice à raviver le souvenir de deux des années glorieuses : cinquantenaire de 1914 et vingtième anniversaire de 1944. À la fin du Conseil du 30 octobre 1963 , Jean Sainteny a évoqué les cérémonies prévues pour la commémoration de la libération, Pompidou me prend à part : « Tâchez de faire revenir le Général sur son refus d’aller sur les plages de Normandie… » Je suis stupéfait et de l’information et de la demande. « Enfin, reprend Pompidou, prenez des précautions… Je m’y suis cassé les dents. » Sainteny m’apprend ensuite qu’il se les était déjà lui-même cassées. 13 mai 1964.

LDJ : Marine le Pen déstabilisée par l'AIL - Agence Info Libre.