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Drug harms in the UK: a multicriteria decision analysis. Dépendances : une histoire de contexte et d’individu (1) La dépendance ne se limite pas aux produits illicites tels que l’héroïne... Elle concerne aussi l’alcool, le tabac ou encore le jeux. Quelle qu’en soit la cause, les mécanismes neurobiologiques sont très proches. Il est facile de stigmatiser l’héroïnomane dans son squat. Mais que dire des effets dévastateurs, tant au niveau social que de la santé, des dépendances liées à l’alcool, au tabac ou encore au jeu dont on parle peu. Modèles biologiques et dépendance Cocaïne, ecstasy, alcool, héroïne, médicaments psychotropes... tout ces produits, qui peuvent déclencher une dépendance chez l’homme, ont en commun une propriété : ils augmentent la quantité de dopamine disponible dans une zone du cerveau. Or, différentes études montrent que la libération de dopamine liée au système de récompense ne suffit pas à expliquer les phénomènes qui amènent à la dépendance.

Sortir d’une dépendance : une histoire d’individu, de contexte et d’équilibre Conclusion. Sevrage tabagique : quelle efficacité pour les substituts nicotiniques ? Sans être associée à certains composants du tabac, la nicotine n'est pas addictive. Ce principal résultat issu des recherches menées par Jean Pol Tassin est un nouveau pas en avant vers la compréhension des mécanismes de la dépendance aux drogues. Ces deux dernières années(1), cette équipe de chercheurs a montré que les drogues comme la cocaïne, les amphétamines, la morphine, ou encore l'alcool entraînent une dissociation (ou « découplage ») entre deux ensembles de neurones, noradrénergiques et sérotoninergiques(2). Le premier ensemble est chargé de mettre en valeur les événements extérieurs, l'autre de réguler les impulsions. Les personnes dépendantes ressentent les stimuli environnementaux de façon plus intense (y compris le désir du produit) et perdent la possibilité de contrôler leurs impulsions.

En temps normal, ces deux circuits de neurones se contrôlent mutuellement. Il se trouve que la nicotine, contrairement aux autres drogues, n'entraîne pas ce découplage. Notes : Références : LE CERVEAU À TOUS LES NIVEAUX! La nicotine du tabac La nicotine imite l'action d'un neurotransmetteur naturel, l'acétylcholine, et se fixe sur un type particulier de ses récepteurs appelé justement récepteur nicotinique. Que ce soit l’acétylcholine ou la nicotine qui se fixe sur ce récepteur, celui-ci se comporte de la même façon : il change d’abord de conformation, ce qui ouvre le canal ionique qui lui est associé pendant quelques millisecondes ; celui-ci laisse entrer des ions sodium qui vont dépolariser la membrane et exciter le neurone. Puis, le canal se referme et le récepteur nicotinique devient transitoirement réfractaire à tout neurotransmetteur.

C’est cet état de désensibilisation qui va être artificiellement allongé par l’exposition continue à la nicotine. La dépendance au tabac, qui se développe très rapidement par la suite, vient du fait que les récepteurs nicotiniques sont présents sur les neurones de l’aire tegmentale ventrale qui projettent leurs terminaisons dans le noyau accumbens. Entretien avec Jean-Pol Tassin. Jean-Pol TassinDirecteur de recherches au Collège de France, Génétique moléculaire, neurophysiologie et comportement © P. Imbert, Collège de France Le problème principal dans la lutte anti-tabac est de combattre l’addiction. Votre équipe a publié en 2009 un article montrant que la nicotine seule ne suffit pas à créer cet état de dépendance.

Comment expliquez-vous l’addiction ? 1 En latin tardif, addictio désigne la contrainte par corps, le fait de donner son corps en gage d’un (...) Les composantes qui contribuent à entretenir le tabagisme sont multiples : il y a le plaisir, la nécessité – le tabac a des effets anxiolytiques – et bien sûr l’addiction. Le noyau acumbens est une structure neurale majeure du système de récompense. © lecerveau.mcgill.ca 2 En 1988, Gaetano Di Chiara et Assunta Imperato, à l’université de Cagliari, en Sardaigne, ont montr (...) Ce raisonnement n’est pas neurobiologique : il est littéraire ou relève des sciences sociales, mais il a une influence en neurobiologie.