Rétablir la confiance entre auteurs et éditeurs sur le numérique. Ce qui est en train de se passer dans la BD est emblématique me semble-t-il de la manière dont le numérique bouleverse la relation entre auteur et éditeur : en bouleversant la chaine de distribution de l'oeuvre, elle souligne l'absence criante de politique numérique des éditeurs.
Et une politique numérique ne s'arrête pas à une numérisation des titres et à faire des avenants à des contrats non adaptés à la fluidité du numérique... Comme le dit très bien Julien Falgas en évoquant l'excellent troisième volet du dossier d'ActuaBD qui décrypte les questions qui animent les auteurs signataires de l'appel du numérique lancé récemment par le groupement des auteurs de BD du Syndicat National des Auteurs Compositeurs (SNAC) (voir leur blog) : "Ce qui transparait sans jamais être nommé, c'est la perte de confiance des auteurs de bande dessinée envers leurs éditeurs" et "en filigrane se pose la question de la compétence des éditeurs de BD en matière de supports numériques".
Share and Enjoy. Auteurs-éditeurs: la guerre numérique est-elle déclarée ? Ce qui ne va plus entre auteurs et éditeurs - La république des. Pour la deuxième année consécutive, la SCAM (Société civile des auteurs multimédia) publie un état des lieux des relations entre auteurs et éditeurs, une semaine avant l’ouverture de la chasse (la Salon du livre de Paris, en pleine débandade pour ses 30 ans).
Cette étudequi se présente comme un baromètre indiquant la température actuelle du couple (de l’eau dans le gaz ?) Est sous-titré « Les bons comptes feraient les bons amis ». Demandez le programme… 500 écrivains ont répondu au questionnaire de la SCAM qui représente un grand nombre de créateurs (écrivains, réalisateurs, traducteurs, journalistes, photographes, dessinateurs) auprès du législateur, des producteurs et des diffuseurs.
Etat des lieux et conclusions : • Un quart des auteurs interrogés a eu connaissance d’exploitation de ses livres à l’étranger sans en avoir été informé par l’éditeur. • 28 % n’ont pas été informés de la mise au pilon d’un ou plusieurs de leur(s) livre(s). Cette entrée a été publiée dans La vie littéraire. Amazon propose 70% aux éditeurs/auteurs britanniques. Amazon est en train d’appliquer le modèle développé aux Etats-Unis sur les autres marchés qu’elle investit.
Alors que le modèle d’agence est en train d’être revendiqué outre-Manche (ce qui gêne particulièrement Amazon qui ne pourra plus faire des “prix Kindle“), le firme de Seattle cherche à séduire d’une autre manière tout propriétaire de contenu, auteurs comme éditeurs. Et le meilleur moyen pour cela est de proposer une rémunération claire et attractive, de 70% chez Amazon. Pour disposer de cette rémunération, le fournisseur de contenu devrait se conformer aux critères suivants : proposer l’ebook avec un prix compris entre £1.49 et £6.99, obligatoirement inférieur de 20% par rapport au livre papier. La rémunération de 70% sera minorée en fonction du poids de l’ebook, à un taux de 10 pences par Mo. Pour un livre Kindle qui pèse en moyenne 368Ko, l’éditeur du contenu verra sa rémunération réduite de 4 pences. Source : The Bookseller.