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Blog de Paul Jorion - Anthropologie - Economie - Sciences cognit
Ce texte est un « article presslib’ » (*) Mardi, durant l’audition au Sénat, j’ai mentionné comme exemple de la mauvaise qualité des modèles financiers en général, le modèle de Black-Scholes pour la valorisation des options, dont on sait qu’il est faux depuis le jour des années 1970 où il a été conçu, et dont on a transformé pour pouvoir l’utiliser quand même, une variable d’état , c’est-à-dire dont on ne peut que constater la valeur, la volatilité, en une variable de contrôle , à laquelle on attribue une valeur au pifomètre des salles de marché. Comment diable a-t-on pu en arriver à ce sommet de la stupidité humaine ? J’en étais là de mes réflexions à ce sujet à l’heure du déjeuner quand, à la table voisine de la mienne à la Guinguette de Conleau où j’étais allé prendre mon repas pour profiter du beau temps, j’ai capté quelques bribes de conversation qui m’ont mis sur la voie de la solution.Paul Jorion : L’argent destructeur
Paul Jorion : le bancor
J’ai voulu faire le point sur la question et j’ai adressé le texte suivant à un quotidien qui m’a assuré vouloir le publier dans les jours qui viennent ( L’immobilier américain et ses nouvelles courroies de transmission , Les Échos, le 18 juin 2007 : 15). « La dégringolade des marchés boursiers le 28 février avait été attribuée à la chute de la bourse de Chang-Hai le jour précédent. Or, l’événement ne touchait qu’un marché périphérique et dans les jours qui suivirent, les commentateurs découvrirent deux nouveaux suspects : le discours prononcé par Alan Greenspan le 26 février où il n’excluait pas l’éventualité d’une récession fin 2007, ensuite, couronnant son érosion progressive au cours des mois précédents, la chute brutale de l’indice ABX, chute résultant d’une prise de conscience par les milieux financiers américains du taux croissant de bénéficiaires de prêts au logement incapables désormais de faire face à leurs échéances.
Blog de Paul Jorion » Archives du blog » L’immobilier américain
Blog de Paul Jorion » Archives du blog » Titanic amer, par Serge
Ce texte est un « article presslib’ » (*) En participant à un colloque, on prend souvent l’engagement de rédiger ensuite un article pour un ouvrage collectif. On prononce son allocution – toujours improvisée dans mon cas – et on rentre chez soi. Et puis un jour, la promesse de rendre « l’article que l’on avait présenté » (hum !
Blog de Paul Jorion » Archives du blog » Crise financière et log
Blog de Paul Jorion » Archives du blog » L’actualité de la crise : les Chinois anges et démons, par François Leclerc
Blog de Paul Jorion » Archives du blog » Là où les optimistes et
Au cours des deux dernières semaines, les optimistes déclaraient « La crise est contenue : elle n’a pas débordé du domaine immobilier. L’économie se porte comme un charme : on n’a jamais vu de crise véritable éclater quand le marché de l’emploi est en aussi bonne santé ! ». Ce matin, les optimistes déchantent : les économistes avaient prévu pour août la création de 110.000 emplois sur le marché américain, ils découvrent à la place, la perte de 4.000 ; les chiffres qui avaient été proposés pour juin et juillet sont eux revus drastiquement à la baisse : 69.000 pour juin au lieu des 126.000 originellement annoncés, 68.000 pour juillet au lieu de 92.000. Les pessimistes eux se sont complu dans les comparaisons avec les crises de 1987, le lundi noir à la bourse de New York, et de 1998, quand la déconfiture du « hedge fund » Long Term Capital – dirigé par deux Prix Nobel d’économie – conduisit la finance sur le fil du rasoir.La façon dont je m’étais représenté en 2005 la crise à venir était un champ de mines où, ici et là, et de manière imprévisible, une mine exploserait en entraînant ou non d’autres à sa suite. Et c’est exactement ce qui est en train de se passer : on consulte les nouvelles financières sur Bloomberg, Reuters ou sur le site en ligne du Wall Street Journal et on lit qu’une autre « mortgage bank », un autre organisme de financement de prêts immobiliers prend le bouillon, ou bien comme hier, Sentinel, une firme qui avance à très court terme des fonds à ceux qui traitent sur les marchés de futures et qui se trouve à court de liquidités. Qu’une firme comme celle–là, au cœur même de Wall Street, ait des ratés, jette un froid : ça fait le même effet qu’un obus qui éclaterait au beau milieu de la zone verte à Bagdad.
Blog de Paul Jorion » Archives du blog » Le champ de mines s’éte
Blog de Paul Jorion » Archives du blog » Le « Grand Bouillon » o
Le 24 juillet, dans la conférence de presse tenue pour ses actionnaires par Countrywide, la plus importante banque de prêt hypothécaire aux États–Unis, Angelo Mozilo, son PDG, faisait un rapprochement qui fit mouche entre le marasme financier actuel aux États–Unis et certains événements historiques : « On n’a rien vu de pareil depuis la Grande Dépression », déclarait–il. Le parallèle fit aussitôt la une des journaux.Blog de Paul Jorion » 2007 » août
Le Monde rapportait tout à l’heure que « La valeur des fonds gelés par BNP Paribas a beaucoup moins baissé que prévu ». Comme je me suis intéressé dans plusieurs blogs récents (« Juste prix » et « juste valeur » et « Pas de Prix ! ») à une question d’actualité sur les marchés [...] Le texte ci–dessous a paru dans Le Monde Économie, en date du mardi 4 septembre, en page VI.L’indice boursier Dow Jones a perdu aujourd’hui 226 points, soit 1,6 % de sa valeur. Rien de très surprenant, la volatilité de l’indice est en effet considérable depuis quelques semaines : la montée des taux rend le marché des obligations peu attractif, l’argent en excès cherche à se placer en bourse et du coup les cotes grimpent, mais comme les mauvaises nouvelles ne manquent pas ils dégringolent à intervalles réguliers, d’où l’effet de yo–yo que l’on observe en ce moment. La mauvaise nouvelle du jour, ce sont les résultats trimestriels de Countrywide , le numéro un du prêt immobilier et plus particulièrement ce que les analystes décèlent dans les chiffres publiés comme « effet de contagion » : les chiffres révèleraient que la crise du « sous–prime » est en train de s’étendre au secteur « prime », celui où – par opposition au « sous–prime » – les consommateurs disposent des moyens financiers qui leur permettent de rembourser leur emprunt.

