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Débattre après l'attentat contre Charlie Hebdo en classe

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Parler de Charlie Hebdo à l’école : « Ils sont intelligents, mes élèves » - Rue89 - L'Obs. Lettres : Apprendre à rire. L’horrible attentat commis contre Charlie-Hebdo interroge sans aucun doute le sens que chaque enseignant donne à son métier.

Lettres : Apprendre à rire

Les réactions de nos élèves ont témoigné des mêmes stupéfaction et douleur que les nôtres : autant dire de valeurs partagées. Pourtant une impression de ratage quelque part subsiste : comment expliquer que sortent du système scolaire des jeunes capables d’actes aussi contraires à ses finalités ? Comment admettre que dans certaines classes on ait pu entendre dès le lendemain de la tuerie sinon des justifications, du moins des circonstances atténuantes ? C’est bien entendu que certains considèreront toujours la raison comme un dangereux adversaire. Charlie : En parler en cours de philosophie ? L'attentat contre Charlie Hebdo, mercredi 7 janvier, a bouleversé le quotidien des cours.

Charlie : En parler en cours de philosophie ?

La situation s'est posée rapidement aux professeurs de philosophie, d'avoir à répondre aux « besoins ou demandes d'expression » des élèves, comme le préconise la lettre de la ministre. La discipline semble se prêter tout particulièrement à une évocation de l'événement : liberté d'expression, fanatisme, justice, violence... Mais comment aborder sereinement en classe une actualité aussi vive, dans la chaleur de l'émotion et le trouble de l'opinion ? Est-ce pertinent ? « Pourquoi craindrait-on d’aborder devant [les élèves] les questions "d’actualité" ? Des questions et des inquiétudes Pas facile, d'engager la discussion en cours de philosophie sur les événements récents. Plus compliqué en séries technologiques « En classe Technique, poursuit Sylvie B., les choses ont été plus compliquées qu'en séries générales. Répondre aux questionnement des élèves sur l'actualité récente.

Où est Charlie ? Au collège et au lycée, comment interroger l’actualité avec distance et raisonnement. Le massacre perpétré le mercredi 7 janvier au siège du journal satirique Charlie Hebdo continue à être largement médiatisé par l’ensemble des supports de communication qui irriguent et alimentent notre quotidienne représentation du monde : presse, télévision, Internet, réseaux sociaux.

Où est Charlie ? Au collège et au lycée, comment interroger l’actualité avec distance et raisonnement

L’onde de choc produite par l’événement hante ainsi le mur d’images dont sont nourris une majorité d’élèves aujourd’hui. La force symbolique de la vue des drapeaux en berne, de la minute de silence établie en l’honneur des douze victimes de l’attentat, comme des différents rassemblements républicains très médiatisés, contribue à inscrire l’événement dans l’espace public. Les nombreux hommages rendus aux victimes par les anonymes du monde entier, comme par les personnalités politiques, culturelles ou médiatiques en général, accentuent encore cette présence de l’événement. Mon dialogue avec les élèves à propos de Charlie Hebdo. De nombreux articles sont publiés en ce moment à propos de la façon d’aborder à l’école l’attaque terroriste contre Charlie Hebdo.

Mon dialogue avec les élèves à propos de Charlie Hebdo

On peut lire des témoignages de profs, mais également des questionnements sur le rôle de l’enseignement. Comme certains de mes tweets, simples bribes de ce que j’ai pu entendre, ont été relayés à droite à gauche, il me semble donc important de faire le point, pour avoir une vue plus globale. J’arrive donc au collège le jeudi matin, la boule au ventre, encore choqué des événements de la veille. J’ai reçu et lu un e-mail de la ministre de l’Éducation Najat Vallaud-Belkacem où elle nous demande de « répondre favorablement aux besoins ou demandes d’expression qui pourraient avoir lieu dans les classes ». Je sais également qu’une minute de silence sera organisée dans la France entière. Lettre à la suite de l'attentat contre l'hebdomadaire "Charlie hebdo". Madame, Monsieur, L'attentat meurtrier contre l'hebdomadaire Charlie Hebdo a atteint notre République au cœur.

Lettre à la suite de l'attentat contre l'hebdomadaire "Charlie hebdo"

Les valeurs essentielles de notre République ont été visées : la liberté d'expression est au fondement de toutes les libertés ; la liberté de conscience et le respect des opinions individuelles sont les principes qui nous permettent de vivre ensemble. Il appartient à l'École de faire vivre et de transmettre les valeurs et les principes de la République. La République a confié à l'École, dès son origine, la mission de former des citoyens, de transmettre les valeurs fondamentales de liberté, d'égalité, de fraternité et de laïcité.

Lettre à la suite de l'attentat contre l'hebdomadaire "Charlie hebdo" Pour mes élèves de Seine Saint-Denis. Lorsque j’ai appris l’attaque de Charlie Hebdo, je rentrais de l’école.

Pour mes élèves de Seine Saint-Denis

Un message, puis deux, sur mon téléphone. Puis je suis restée bloquée sur les chaînes d’information pendant un long moment sans pouvoir rien faire d’autre. Je me suis mise au travail, car c’était un mercredi après-midi et que j’avais des copies à corriger. Des copies de brevet blanc, un sujet d’argumentation : « Pensez-vous que tous les élèves de France ont les mêmes chances de réussir à l’école ? ». Dans la salle des professeurs, l’une de mes collègues musulmanes réprime un sanglot en nous disant que sa religion est encore salie. Je veux vous parler de ce qui s’est passé hier. Alors ils m’ont dit ce qu’ils pensaient. Je leur ai expliqué. Et moi non plus, enseignante, je ne suis pas idiote. La liberté d’expression doit impérativement s’enseigner. La liberté d’expression est décidément une chose trop précieuse pour ne pas faire l’objet d’un enseignement.

La liberté d’expression doit impérativement s’enseigner

Parler de Charlie Hebdo à l’école : « Ils sont intelligents, mes élèves » - Rue89 - L'Obs. “Mes chers élèves…”, par Fanny Capel, professeur de lettres. Prendre son temps, observer, comparer, lire, apprendre, critiquer, s'exprimer… une enseignante du XXIe siècle invoque les Lumières pour aider ses élèves à ne pas céder à l'obscurantisme.

“Mes chers élèves…”, par Fanny Capel, professeur de lettres

Fanny Capel est professeur de lettres au lycée Paul Eluard à Saint-Denis, celui dans lequel un (faux) colis piégé « je ne suis pas Charlie » a été déminé la semaine dernière. Comment parler de Charlie Hebdo à l'école ? Une prof témoigne "Ce fut ma plus dure journée de prof" CHARLIE HEBDO - Sur l'horreur, il a fallu mettre des mots.

Comment parler de Charlie Hebdo à l'école ? Une prof témoigne "Ce fut ma plus dure journée de prof"

Après avoir passé des heures sur Internet, navigant entre d'obscurs blogs et des réseaux sociaux déchaînés, les élèves avaient besoin d'entendre une parole apaisée. Alice*, 27 ans, en est convaincue. Cette professeur d'un collège sensible parisien contactée par Le HuffPost est ressortie lessivée de sa journée de cours. "Une journée nécessaire, enrichissante", dit-elle d'emblée, "mais aussi très fatigante, plus que d'habitude". Dans son collège, où il y a une forte communauté musulmane, les esprits devaient être rassurés. "J'ai commencé par leur dire que j'étais triste et que c'était la première et la dernière fois que je leur parlerai de moi ainsi. Proposé par Ministère de l'Education Nationale.