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Zone euro : des signes encourageants pour l'environnement financier selon Mario Draghi - economy. BCE : la presse allemande tacle le plan Draghi. Le plan anticrise de la Banque centrale européenne (BCE) n'a pas les faveurs de la presse d'outre-Rhin qui déplore une politique dangereuse et un désaveu pour Angela Merkel, même si quelques médias y voyaient le seul moyen de sauver l'euro. Le président de la BCE, Mario Draghi, a annoncé jeudi un programme, sans limite mais sous conditions, de rachat d'obligations de pays en difficultés de la zone euro. Lire : "La BCE lance un deuxième programme de rachat des dettes publiques" "La boîte de Pandore a été définitivement ouverte au profit des pays criblés de dettes", se lamente le quotidien conservateur Münchener Merkur. M. Draghi a "rompu avec un principe d'airain de la politique monétaire allemande", souligne le journal de droite Die Welt. Bien que la BCE soit censée être indépendante des responsables politiques, certaines critiques visaient aussi la chancelière Angela Merkel.

Des voix plus positives se faisaient également entendre, comme le quotidien berlinois Tagesspiegel. Enfin ce qu’il fallait pour la zone euro | Le Quotidien Jurassien. L’incendie n’est pas encore éteint, mais les pompiers ont braqué jeudi leurs lances dans la bonne direction pour contenir et réduire le feu. C’est l’image qui peut résumer l’intervention de la Banque centrale européenne. Comme tous les premiers jeudis du mois, les gouverneurs des banques centrales des 17 pays de la zone euro se sont réunis à Frankfort. On attendait qu’ils frappent un grand coup pour enrayer la crise de l’euro et aider les pays les plus en difficultés à sortir de l’impasse dans laquelle les conduisent des politiques d’austérité qui aggravent plus qu’elles n’améliorent leur situation. La Banque centrale européenne (BCE) accepte dorénavant ce qu’elle refusait jusqu’ici de faire, racheter de la dette publique pour faire baisser les taux. Ce sauvetage est soumis à des conditions.

Cette intervention de la Banque européenne peut être mise en perspective avec celle de la Banque nationale suisse l’an dernier. Pourquoi la BCE ne peut pas faire faillite. Un mythe court dans la presse économique et financière : si jamais la Banque centrale européenne venait à essuyer des pertes majeures dans le dédale de la crise de la dette, elle devra forcément être recapitalisée avec l’argent… des contribuables. Cela n’aura échappé à personne, le bilan de la BCE gonfle à vue d’oeil depuis plusieurs mois, à mesure que la banque rachète des obligations souveraines, prête sans limites aux banques, entre autres opérations de rachats d’obligations dites « securisées ». Ainsi le bilan de la BCE a-t-il dépassé en février dernier les 3 trillions d’euros après sa seconde opération dite “LTRO” aboutissant à un prêt gigantesque de 1000 milliards d’euros à 3 ans aux banques européennes.

Ce qui est moins clair en revanche, c’est ce qu’il adviendrait au cas où la BCE n’était pas intégralement remboursée de toutes ces lignes d’actifs plus que douteux, dans un conjoncture économique plus qu’incertaine. Oh mon dieu. J’ai trop peur. Voilà pour la doctrine. Jacques Sapir VS Guillaume Dard: La BCE doit agir en fonction des pays, dans Intégrale Placements – 03/12 1/2.