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ANTI-FEMINISME

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L’insidieuse infiltration du masculinisme en travail social. Une formation en travail social, ainsi qu’une brève immersion dans la pratique sont suffisantes pour observer une présence assez marquée des discours masculinistes au sein de la discipline.

L’insidieuse infiltration du masculinisme en travail social

Il semble que ce domaine, pour diverses raisons, soit un terreau assez fertile à l’expansion de la mobilisation masculiniste. C’est, en soi, assez inquiétant. Le texte présenté ici fait état de certaines réflexions et hypothèses par rapport à ce phénomène qui représente une entrave et un danger réel pour nos acquis féministes, pour nos luttes actuelles et pour celles à venir. Le masculinisme, qu’est-ce que c’est? Le masculinisme est un « mouvement social réactionnaire qui prétend que les hommes souffrent d’une crise identitaire parce que les femmes en général, et les féministes en particulier, dominent la société et ses institutions »[1]. Principaux sujets de prédilection des masculinistes à partir desquels ils affirment que les hommes sont souffrants à cause des féministes: « Féminisme , ce gros mot. Je suis toujours un peu surprise et atterrée devant la réaction de mon entourage dès que le mot « féminisme » – ou pire « féministe » – surgit dans une conversation. « Oh mais le féminisme, c’est dépassé !

« Féminisme , ce gros mot

» « Les féministes ? Tu veux parler de ces vieilles aigries hystériques qui braillent pour des droits qu’elles ont déjà ? » « Moi je suis anti-féministe, il y a des choses plus importantes. » « Non mais les féministes elles veulent juste castrer les mecs. » « Elles servent à rien, elles devraient pas être aussi extrémistes. » Pourtant toutes ces petites phrases proviennent de femmes. Tout d’abord, une petite définition pour mettre les choses à plat : le féminisme, c’est un ensemble d’idées dont le but est de réfléchir sur la place des femmes dans la société et de militer pour leurs droits. Le deuxième gros préjugé que soulèvent les remarques citées en introduction est que les féministes seraient des sortes de harpies, de préférence vieilles et moches, qui hurlent pour un rien.

J'aime : Le Syndrome de Cassandre. Voilààààà, bisous bisous !

Le Syndrome de Cassandre

C’est toi l’dessert. « Femmes contre le féminisme » : décryptage d'un paradoxe. À l’heure où nous publions ces lignes, la page Facebook « Women Against Feminism » avoisine les 5 000 « J’aime ». Reprises par BuzzFeed, les photos « témoignages » de jeunes femmes auto-proclamées « anti-féministes » sont en train de circuler sur les réseaux sociaux, et de nouveaux soutiens affluent en continu sur la page Facebook. Ma première réaction en découvrant ces témoignages anti-féministes relevait de l’exaspération profonde, doublée d’un faceplam. Il suffit de lire les textes proposés par ces jeunes femmes pour se rendre compte qu’elles n’ont clairement rien compris au féminisme. « Je n’ai pas besoin du féminisme car je ne veux pas que mon genre soit politisé » (on a remplacé les visages de ces filles par des chats pour des raisons d’anonymat) Mais ton genre EST politisé, là est bien le problème, justement, et surtout aux États-Unis, où de nombreux projets de lois touchent aux droits à l’avortement et à la contraception.

Et pourtant, elles aussi sont féministes La mémoire courte. Contre le masculinisme. Petit guide d'autodéfense intellectuelle. Cette brochure se veut un outil « d’autodéfense intellectuelle » : nous proposons ici quelques pistes pour identifier les discours et les pratiques de ce mouvement réactionnaire que l’on nomme le masculinisme, de manière à pouvoir mieux les repérer et les « démonter ».

Contre le masculinisme. Petit guide d'autodéfense intellectuelle

Pour nous, tout a commencé à Grenoble, un soir de janvier 2011, où nous nous sommes retrouvé.e.s quelques potes à la projection d’un documentaire intitulé « Des hommes en vrai » [1] ; projection organisée par la mairie de Grenoble et en présence des membres du Réseau Hommes Rhône-Alpes (voir la partie 1). Nous avons été atterré.e.s par ce que nous avons vu et entendu ce soir-là, et nous avons alors décidé de réagir.

Nous avons commencé à mieux nous informer sur « le masculinisme » et à mettre en place un travail de veille. Quelques mois plus tard, nous avons organisé une soirée publique, histoire de diffuser de l’information et de partager nos analyses.