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Coronavirus

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Que nous disent les sérologies ? Objet d’une course effrénée entre les entreprises de biotechnologie, des tests de diagnostic sérologique Covid-19, basés sur la détection d’anticorps spécifiques du virus dans le sérum, sont développés ou en cours de développement. Ils reflètent le développement d’une réponse immunitaire anti-virale. Ces tests visent donc à déterminer a posteriori si un sujet a été en contact avec le virus et s’est immunisé. Beaucoup, de ces tests ne sont cependant pas encore évalués, ce dont s’émeuvent l’OMS et de nombreux experts en France et ailleurs.

Cette frénésie est-elle justifiée ? Par leur simplicité de prélèvement et de réalisation technique les tests sérologiques, en particulier les tests rapides réalisés à partir d’une goutte de sang prélevée au bout du doigt, sont souvent annoncés comme le Graal du diagnostic du Covid-19. Ces deux tests ne sont donc pas mutuellement exclusifs. Petite histoire de la sérologie Faisons un petit détour historique avant de réfléchir à cette question cruciale.

Les zoonoses, entre humains et animaux. Curieusement, l’entrée « zoonose » est absente dans le septième et dernier volume du Nouveau Larousse illustré – Dictionnaire universel encyclopédique, publié sous la direction de Claude Augé au tout début du XXe siècle (1904). Ce serait pourtant une belle erreur de penser que les maladies correspondantes n’existaient pas alors ! La médecine et la microbiologie commençaient à consolider leurs bases et à enrichir leurs concepts, mais l’épidémiologie était encore balbutiante à l’époque. Dans le même temps, les sciences de la vie comme l’écologie et l’évolution se construisaient, en dehors de la démarche médicale et réciproquement. Pourtant, aujourd’hui, l’étude et la compréhension des maladies ne peuvent que nous inciter à élargir et enrichir notre regard en rapprochant ces disciplines. Les zoonoses représentent un groupe particulier de maladies infectieuses et transmissibles, ainsi que de maladies parasitaires.

La vie en réseau Gustave Moreau Les voies de transmission Contact et voisinage. L’origine de la zoonose et les modes de contamination. Ce texte est une adaptation par l’auteur d’un article publié initialement sur le site de la Fondation droit animal éthique et sciences (LFDA) [1] et à paraître dans la revue Droit Animal, Éthique & Sciences n° 105, avril 2020). Nous remercions la Fondation qui a autorisé cette reprise. 1 | Brugère-Picoux J, « Covid-19 : origine de la zoonose et modes de contamination », 17 mars 2020, sur www.fondation-droit-animal.org La nouvelle maladie émergente Covid-19 (Coronavirus disease 2019) est due à un coronavirus (Sars-CoV-2) dont la chauve-souris est un réservoir naturel.

Non affecté, ce mammifère volant peut transmettre de nombreux virus à d’autres espèces, dont l’espèce humaine. Les chauves-souris, réservoirs de virus émergents Les chiroptères, plus communément appelés chauves-souris, seuls mammifères volants, constituent environ 20 % de la diversité des mammifères et sont largement distribués dans le monde. Les chauves-souris pourvoyeuses de redoutables maladies zoologiques émergentes.