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Ressources web sur l'économie des émotions

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Quelques informations sur cette économie des émotions.

France Culture - Emission radio sur les implications du "like" Maintenant qu’on n’est à peu près certain que les 1,6 millions de « like » apposés sur la page FB de soutien au bijoutier de Nice ne sont pas un arnaque, ou tout au moins, à la marge, il est temps d’essayer de les interpréter. Avec la question sous-jacente : Est-ce que ces 1,6 millions de personnes sont vraiment engagés dans ce geste de soutien ? Est-ce que cela révèle une extrême-droitisation de la société française ?

Qu’est-ce que cela nous dit sur le vote Front National aux prochaines élections ? A ces questions, il est très difficile de répondre, si ce n’est par les faits, en relevant par exemple que les manifestations de soutien physique au bijoutier, organisées à Nice n’ont pas rassemblé grand monde, en tout cas pas plus que d’habitude. Mais ca ne signifie pas pour autant que ces « like » ne veulent rien dire. Alors j’aimerais poser le problème différemment. INA - Economie des affects - circulation des valeurs. Ce que Liker veut dire.

(…) dans leur article présentant leur algorithme de sélection et d’agencement de pages web, le PageRank, les fondateurs de Google signalent « qu’une mesure objective de l’importance des citations correspond à l’idée subjective que les gens se font de cette importance ». Le lien – et le like – sont donc des moyens d’objectiver une appréciation subjective (une émotion pour l’un, une opinion pour l’autre) pour au final affecter le décompte à un document ou une personne.

Dès lors que l’émotion est un input, il est possible de l’injecter dans tout l’écosystème serviciel de la plateforme. Dans cette lignée, Google a publié des brevets pour des fonctionnalités ou programmes faisant explicitement appel à la notion d’émotion. Le brevet intitulé « Method and system for tagging of content »[+] NoteUS 8306977 B1. [12] propose un ensemble de tags basés sur cinq émotions « universelles » afin de permettre à des usagers d’évaluer un contenu. (p. 44-45) [15]). INA - Qu'est-ce que le Digital Labor ? Par Antonio A. Casilli. « Le digital labor est avant tout un domaine derecherche universitaire en plein essor. Aux États-Unis, en 2009, « The Internet as playground and factory » a été la première conférence sur ce sujet (les actes ont été publiés en 2012 sous le titreDigital Labor. The Internet as playground and factory, sous la direction de Trebor Scholz[+] NoteTrebor SCHOLZ (dir.): Digital Labor :The Internet as Playground andFactory, New York, Routledge, 2012. [1].

Plusrécemment un ouvrage majeur sur la question estparu : Digital Labour and Karl Marx, de Christian Fuchs[+] NoteChristian FUCHS, Digital Labour and Karl Marx, New York, Routledge, 2014 [2], chercheur autrichien en activité en Angleterre. . [3] et, en novembre 2014, la New Schoolde New York a accueilli un autre colloque sur lesujet : Digital Labor : Sweatshops, Picket Lines, Barricades[+] Note Voir le site web de la conférence [4]. Mais qu’est-ce que, finalement, le digital labor ? Youtube - Economie des émotions - Vidéo du résumé Le Web Affectif. Blog "Mais où va le web ?" - Quand l'économie numérique aspire nos émotions.

Avec Le web Affectif, une économie numérique des émotions (INA), les chercheurs en sciences de l’information Julien Pierre et Camille Alloing révèlent un petit condensé de la nouvelle économie du clic qui recueille et exploite les affects, ces éléments circulant entre les corps et les objets connectés. Comment fonctionne cette économie des émotions ? Qui en sont les acteurs et comment faut-il analyser les lignes de fracture entre producteurs et consommateurs ? Pour les auteurs, la répartition du travail affectif s’inscrit plus largement dans une culture des émotions qui en dit autant de nos joies et tristesse que des mutations du système capitaliste dans son ensemble.

Entretien avec les auteurs, qui précisent ici les fondements conceptuels de l’ouvrage. Commençons par le début, pourquoi exactement parlez-vous d’« exploitation des affects » sur internet ? Vous semblez déclarer que l’émotion est l’ultime frontière entre l’entreprise et l’intimité, entre consommateur et producteur. Site du chercheur Antonio Casilli - Le web affectif en quelques diaporamas. Interview "20 minutes"- Le capitalisme émotif.

Dans Le Web affectif (éditions INA), paru ce vendredi, Camille Alloing, maître de conférences et enseignant-chercheur en information numérique à l’université de Poitiers, et Julien Pierre, professeur à Audencia Business School à Nantes, se penchent sur le traitement et l’utilisation des émotions des internautes par les grands acteurs du Web, à travers les différentes variantes du J’aime de Facebook ou l’usage de la reconnaissance faciale. Camille Alloing a répondu aux questions de 20 Minutes. Vous parlez de « capitalisme affectif » pour désigner l’économie autour des émotions en ligne. Pourquoi ? Ce qu’on entend par capitalisme affectif, c’est un modèle économique, avec création et exploitation de valeur, qui va être basé sur la capacité des individus à ressentir des émotions, à être affecté, et donc à avoir des comportements qui vont aller dans le sens de ce que veulent les entreprises du numérique.

Prenons un exemple célèbre : Facebook. Comment les émotions sont-elles triées ? Bien sûr.