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"Strophes pour se souvenir", poème de L. Aragon

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Fiche HDA : "Strophes pour se souvenir", poème de L. Aragon (1955) - Collège Prévert de Houdain. Fiche HDA : "Strophes pour se souvenir", poème de L. Aragon (1955) - Collège Lavoisier de Pantin. Vous n'avez réclamé la gloire ni les larmes Ni l'orgue ni la prière aux agonisants Onze ans déjà que cela passe vite onze ans Vous vous étiez servi simplement de vos armes La mort n'éblouit pas les yeux des Partisans Vous aviez vos portraits sur les murs de nos villes Noirs de barbe et de nuit hirsutes menaçants L'affiche qui semblait une tache de sang Parce qu'à prononcer vos noms sont difficiles Y cherchait un effet de peur sur les passants Nul ne semblait vous voir français de préférence Les gens allaient sans yeux pour vous le jour durant Mais à l'heure du couvre-feu des doigts errants Avaient écrit sous vos photos MORTS POUR LA FRANCE Et les mornes matins en étaient différents Tout avait la couleur uniforme du givre À la fin février pour vos derniers moments Et c'est alors que l'un de vous dit calmement Bonheur à tous Bonheur à ceux qui vont survivre Je meurs sans haine en moi pour le peuple allemand Louis Aragon, Le Roman Inachevé Source : Source :

Fiche HDA : "Strophes pour se souvenir", poème de L. Aragon (1955) - Collège Lavoisier de Pantin

Fiche HDA : "L'affiche rouge", chanson de Léo Ferré (1959) - Collège Lavoisier de Pantin. Ecoutez la chanson de Léo Ferré sur Youtube « L’affiche rouge » est une mise en musique du texte de Louis Aragon proposée en 1959 par Léo Ferré (auteur, compositeur, interprète français, né en 1916, mort en 1993) .

Fiche HDA : "L'affiche rouge", chanson de Léo Ferré (1959) - Collège Lavoisier de Pantin

Nous pouvons noter une mise en musique très particulière du texte. L’arrangement proposé vise à mettre en valeur le texte d’Aragon et à le dramatiser. Léo Ferré n’est quasiment accompagné que d’un chœur mixte qui chante A Capella sur des onomatopées. Léo Ferré a donc fait le choix de ne mettre aucun instrument, le texte est mis à nu. Léo Ferré déclame le texte plus qui ne le chante et souligne certains mots (hirsute, menaçant, sang…). Sa voix est chargée d’émotion (soulignée par le vibrato dans la voix). Un roulement de tambour va rompre brutalement la continuité de ce chant, il évoque la condamnation à mort des 23 membres du groupe Manouchian. Léo Ferré s’inscrit avec cette interprétation dans la même démarche que Louis Aragon. L'affiche rouge - Musée de l'histoire de l'immigration. De nombreux étrangers présents en France avant la guerre, en particulier ceux qui avaient fui le fascisme et la tyrannie dans leur pays, y compris des Allemands, se sont engagés dans la Résistance en France.

L'affiche rouge - Musée de l'histoire de l'immigration

L’épisode de l’Affiche rouge est là pour rappeler la grandeur de leur engagement et leur martyre. Les structures clandestines Guerre 1939-1945. FFI devant leur cantonnement © Roger Viollet Dans la résistance communiste, des “groupes de langue”, rassemblés dans une structure clandestine appelée Main-d'œuvre immigrée (MOI), opèrent au sein d'unités militaires relevant des FTP (Francs-tireurs et partisans). Les fusillés du Mont-Valérien Missak Manouchian © Centre de recherche sur la diaspora arménienne (CRDA) Du 15 au 18 février 1944, 23 accusés comparaissent à Paris, devant une cour martiale allemande.

Des libérateurs présentés comme des criminels. L’affiche rouge. Contexte historique Une opération de propagande d’envergure Constitué et organisé entre la fin de l’année 1942 et février 1943, le réseau Manouchian fait partie du groupe de résistance des « Francs-tireurs et partisans – main-d'œuvre immigrée » (FTP-MOI).

L’affiche rouge

Composé de 23 communistes (dont 20 étrangers : espagnols, italiens, arméniens et juifs d’Europe centrale et de l’est), le réseau effectue de nombreux attentats et actes de sabotages contre l’occupant nazi. Le réseau Manouchian tient son nom de son dirigeant : Missak Manouchian. Arrêtés en novembre 1943, ses membres sont jugés lors d’un procès qui se déroule devant le tribunal militaire allemand du Grand-Paris, du 17 au 21 février 1944. 22 des 23 membres du réseau (Olga Bancic, la seule femme du groupe, étant décapitée le 10 mai) sont condamnés à mort et fusillés le 21 février au fort du Mont-Valérien.

L'Affiche Rouge - Culture Lyon. Fiche HDA : "L'affiche rouge", affiche de propagande nazie (1944) - Collège Lavoisier de Pantin. Histoire de l'affiche En février 1944, une gigantesque affiche rouge, tirée par la propagande allemande en 150 000 exemplaires, est placardée sur les murs des grandes villes de France ; elle est aussi reproduite sur des tracts distribués dans les rues.

Fiche HDA : "L'affiche rouge", affiche de propagande nazie (1944) - Collège Lavoisier de Pantin

Cette affiche, vite appelée « l’Affiche rouge », présente les portraits de dix résistants parmi les 23 membres du « groupe Manouchian » qui vont être fusillés au Mont-Valérien le 21 février 1944. Le chef de ce groupe de résistants s'appelle Missak (Michel) Manouchian. Il est né en Arménie 36 ans plus tôt et a été marqué par le génocide arménien. Quand il arrive en France, en 1924, il apprend le métier de menuisier et adhère au syndicat communiste, la CGTU.