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Cancers : dépistages et risques de surdiagnostics. Le dépistage des cancers est un vrai problème de santé publique, mais pas dans le sens où on l’entend communément. Si certains dépistages sont utiles et recommandables, d’autres n’ont pas d’intérêt et peuvent altérer inutilement la santé de ceux qui s’y soumettent. Bernard Junod le démontre magistralement, chiffres incontestables à l’appui, dans le cadre d’un colloque organisé conjointement par le service de cancérologie de l’enfant de l’hôpital de Garches et le Laboratoire Parisien de Psychologie Sociale. Les habitués d’Atoute connaissent ma position sur le dépistage du cancer de la prostate, caricature de médecine préventive que seuls les urologues et quelques journalistes soutiennent contre la majorité des institutions sanitaires.

Or, le problème du rapport bénéfice/risques du dépistage des cancers est plus global. Bernard Junod, médecin de santé publique, s’intéresse à ce problème depuis de nombreuses années. B. Dépistage des cancers, le surdiagnostic par... par dailyglub. Espace ITSS | Infections transmissibles sexuellement et par le sang. Prostate-Cancer Mortality at 11 Years of Follow-up. Santé : "Cancer du sein: les illusions du dépistage. Ruban rose : la foire au cancer. J’ai reçu pour la deuxième fois un mail pour me demander de relayer sur Atoute la campagne "Ruban Rose" du site J’ai rarement vu quelque chose d’aussi ridicule. Toutes ces sociétés qui cultivent leur image sur un sujet aussi difficile et controversé m’énervent au plus haut point. Mais les plus critiquables sont sans doute les médecins qui cautionnent ce genre de barnum circus.

Ils ne peuvent pas ne pas savoir que le dépistage du cancer du sein est profondément remis en question par des travaux récents. Les maigres bénéfices observés dans quelques études n’ont plus de signification depuis que l’on sait que ces études ont été biaisées. Actuellement, on ne sait pas si ce dépistage est utile ou non : il sauve quelques vie, mais conduit à de nombreux diagnostic par excès qui conduisent à traiter pour cancer des femmes qui n’en ont pas et à en tuer quelques unes aussi.

Dans ces conditions, ce type de show est particulièrement irritant. :: Dr Dominique Dupagne. La Haute autorité de santé, tartuffe de l’indépendance. Nous allions voir ce que nous allions voir ! Le scandale du Mediator devait sonner le glas d’une expertise médicale sous influence et provoquer une refonte totale du système décisionnaire en matière de politique de santé publique. Les autorités sanitaires françaises devaient êtres réformées pour, enfin, appliquer transparence et indépendance à l’égard de l’industrie pharmaceutique.

Ainsi, pendant que l’Agence du médicament (ex-Afssaps) était sommée de changer de direction, le Pr Jean-Luc Harousseau devenait le pilote de la Haute Autorité de Santé (HAS) début 2011, en remplacement du Pr Laurent Degos. Malheureusement, son début de mandat fut terni d’emblée. De plus, comme je l’ai démontré dans ma thèse, ces recommandations de la HAS étaient scientifiquement biaisées, conséquence directe des influences industrielles. En toute logique, la nouvelle recommandation de la HAS devait tenir compte de ce rapport, comme annoncé dans son communiqué de presse du 16 décembre 2011. Quant aux chimiothérapies, il vaut mieux en faire un peu trop que pas assez ! affirme le docteur Legmann, Président du CNOM. La remise en cause du dépistage du cancer du sein par mammographie commence à ne plus être, en France, un sujet tabou.

Mais le chemin à parcourir est encore long pour qu'enfin les arguments soient discutés de façon sereine et non plus envoyés à la figure des uns par les autres et des autres par les uns. Ce blog a rendu compte d'un certain nombre de faits et de débats : ICI. Avant d'entrer dans le vif du sujet je vais vous raconter une anecdote qui illustre l'état des préjugés. Dans le groupe de pairs que je fréquente, je parle, il y a un ou deux mois, du problème du sur diagnostic du cancer du sein et j'avance, prudemment, l'hypothèse de Bernard Junod selon laquelle il pourrait s'élever à 50 % (je dis prudemment car je suis moi-même étonné par ce chiffre et je ne voudrais pas qu'il fût ensuite infirmé).

Je rappelle qu'un sur diagnostic signifie faire le diagnostic d'un cancer alors qu'il ne deviendra jamais méchant. Mortalité infantile : une dégradation inquiétante, Actualités. La prostate chez les Grosses Têtes... au Carré. La prostate chez les Grosses Têtes... au Carré L’émission du 20 mai 2011 était donc consacrée à l’actualité scientifique, avec Marie-Odile Monchicourt et Dominique Wolton. L’émission complète est accessible en archive ici jusqu’au 20 juin. Voici l’extrait qui concerne le sujet que j’avais proposé : le dépistage des cancers et plus spécifiquement celui de la prostate. Les journalistes et les auditeurs sont toujours surpris quand on leur explique clairement les choses. Comme le note Dominique Wolton, c’est un sujet où la communication est omniprésente.

J’ai donc réuni ci-dessous les principaux éléments factuels cités pendant l’émission pour que chacun puisse vérifier mes dires. "Les dépistage du cancer de la prostate n’est pas recommandé par les autorités sanitaires" Aucun pays au monde n’a mis en place de dépistage organisé. La position de la Haute Autorité de Santé française est ici. L’Institut National du Cancer ne recommande pas ce dépistage. Cette donnée est peu connue. Dépistage du cancer de la prostate : nouveautés 2009. Que penser des travaux publiés récemment et qui apportent un nouvel éclairage sur ce dépistage ? Ajout du 30 mai 2011 : cet article a vieilli du fait de la publication de nouveaux travaux scientifiques. Voir Le dépistage du cancer de la prostate par dosage sanguin des PSA est un sujet controversé.

Je fais partie de ceux qui se sont opposés à la promotion de ce dépistage du fait des incertitudes qui l’entourent, notamment dans un manifeste signé par une centaine d’autres confrères. En suivant ce lien, vous trouverez les arguments justifiant cette position, et notamment une vidéo qui explique un paradoxe apparent : tous les cancers ne sont pas bons à dépister. Ces mêmes arguments avaient conduit jusqu’ici la Haute Autorité de Santé française et l’Organisation Mondiale de la Santé à ne pas recommander ce dépistage en routine. Deux études publiées le 19 mars 2009 feront date dans le débat 89435 n’y seront pas incités. La survie est inchangée. De plus en plus d'accidents de piétons écoutant leur MP3. Le nombre d'accidents graves chez des piétons qui se déplacent avec des écouteurs ou casques aux oreilles (iPod, MP3...) a triplé en six ans, selon une étude américaine publiée dans la revue spécialisée Injury Prevention.

Les victimes sont principalement des adolescents et des jeunes adultes. La plupart des incidents se sont produits en zone urbaine et dans seulement un cas sur dix environ en zone rurale, selon l'étude menée entre janvier 2004 et juin 2011. Un peu plus de la moitié des victimes (55%) ont été heurtées par des trains. Les deux-tiers (68%) sont de sexe masculin et autant avaient moins de 30 ans (67%) lors de l'accident.

Durant cette période, un total de 116 cas a été relevé. Le nombre d'incidents annuels enregistrés est passé de 16 en 2004/5 à 47 en 2010-2011. Parmi ces 116 collisions , 81 (70%) ont été mortelles. Dans environ un cas sur quatre (29%), des témoins de la scène ont évoqué des coups de klaxon ou de sirènes d'alarme avant que le piéton ne soit heurté. (Avec AFP) Dans un monde virtuel, le surdiagnostic n’existe pas | 67 ans après le droit de vote. J’aimerais aujourd’hui vous parler d’une étude scientifique publiée fin novembre 2011 dans le BMJ (British Medical Journal) par une équipe de chercheurs français conduite par le Dr Arnaud Seigneurin[1]. Cette étude m’a interpellée car elle est, à ma connaissance, celle qui donne des estimations du taux de surdiagnostic les plus bas qui soient, à savoir 1,5 % dans les cas de cancers invasifs.

Les taux officiels eux-mêmes parlant de 5 à 10 %, un tel résultat valait que l’on s’y arrête. J’ai d’ailleurs bien failli ne pas aller plus loin. Le titre déjà :« Overdiagnosis from non-progressive cancer detected by screening mammography : stochastic simulation study with calibration to population based registry data. » Sans vouloir fanfaronner, pour l’écriture de “No mammo?”

, j’ai compulsé un certain nombre d’études scientifiques (bien obligée en tant que non-médecin) . « Si la carte ne correspond pas au terrain, mieux vaut se fier au terrain » Dans la discussion, le voile tombe. . [1] A. WordPress: Dukan la joie. Screening and cervical cancer cure: population based cohort study. Bengt Andrae, senior consultant12, Therese M-L Andersson, doctoral student2, Paul C Lambert, reader23, Levent Kemetli, statistician4, Lena Silfverdal, senior consultant5, Björn Strander, senior consultant6, Walter Ryd, associate professor7, Joakim Dillner, professor28, Sven Törnberg, associate professor4, Pär Sparén, professor2 Author Affiliations Correspondence to: B Andrae bengt.andrae@ki.seAccepted 8 December 2011 Abstract Objective To determine whether detection of invasive cervical cancer by screening results in better prognosis or merely increases the lead time until death. Design Nationwide population based cohort study. Setting Sweden. Participants All 1230 women with cervical cancer diagnosed during 1999-2001 in Sweden prospectively followed up for an average of 8.5 years.

Conclusions Screening is associated with improved cure of cervical cancer. Introduction Methods Statistical analysis Results Table 1 Table 2 Table 3 Table 4 Discussion. Instance régionale d'éducation et de promotion de la santé. Podcast des Emissions. Interview de Peter Gøtzsche. L’auteur du livre "dépistage par mammographie : vérité, mensonges et controverse" JG : « Peut-on justifier le dépistage du cancer du sein ?

Non, selon un chercheur de pointe dans ce domaine depuis plus de 10 ans, le professeur Peter Gøtzsche du Centre Cochrane nordique de Copenhague. Professeur Gøtzsche, pouvez-vous expliquer pourquoi le dépistage de masse n’est pas une bonne idée ? » PG : « C’est à cause d’études récentes venant de plusieurs pays qui n’ont pas trouvé de lien entre introduction du dépistage et réduction de la mortalité par cancer du sein. JG : « Elle n’a alors rien à voir avec le dépistage ? PG : « Je ne peux discerner, dans les études scientifiques récentes, l’effet du dépistage du cancer du sein et il faut se rendre compte que même s’il y avait un petit effet, il serait contré par les inconvénients du dépistage. JG : « Alors pourquoi ces femmes sont-elles traitées ?

JG : « A votre avis, quand est-ce qu’une mammographie est indiquée ? JG : « Merci d’avoir répondu !