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Références

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Bibliométrie. LISA. ISIDORE - Accès aux données et services numériques de SHS.

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HAL. Revues.org : portail de revues en sciences humaines et sociales. LARA-INIST. Évaluation de la recherche en SHS. La bibliométrie comme arme de citation massive. A nouveau signalé par Nicolas Barts, une vigoureuse prise de position contre l’usage de la bibliométrie vient de paraître dans une revue de chimie : Antoinette Molinié et Geoffrey Bodenhausen, “Bibliometrics as Weapons of Mass Citation- La bibliométrie comme arme de citation massive”, Chimia 64 (2010) 78–89 [en ligne] [doi:10.2533/chimia.2010.78]. Ce texte présente le grand intérêt d’être doublement bilingue, écrit alternativement en français et en anglais, par un chimiste et une ethnologue. Rappelant les impasses et les dangers d’un gouvernement de la science par les indicateurs bibliométriques, l’article lance un appel qui fait écho à un manifeste célèbre : “we appeal to scientists of all countries and disciplines to unite against the tyranny of bibliometrics”.

L’article paru dans Chimia est suivi d’un commentaire de Richard R. Imprimer ce billet Mots clefs : "sciences dures", anthropologie, Bibliométrie, facteur d'impact. La leçon à tirer de deux expériences exemplaires : Minons le système avant qu’il ne nous mine ! Dans un billet récent, Claire a publié les instructions lapidaires d’un collègue permettant d’augmenter facilement son facteur d’impact. Le principe d’une action de ce genre est vieille comme le monde : celui qui connaît les règles qui régissent un système social peut facilement les faire jouer en sa faveur. Ce qui est peut-être nouveau dans le domaine de l’évaluation universitaire est que des règles, autrefois implicites et assez complexes pour qu’il y ait toujours quelque marge de manœuvre, sont en passe d’avoir été remplacées par des procédures quantitatives pauvres.

Toutefois, c’est précisément cette pauvreté qui fait qu’il nous est possible, non seulement de les détourner à notre avantage, ce qui ne serait pas une ambition très haute, mais de tenter des expériences amusantes, voire, pour les plus courageux d’entre nous, de parfaitement répondre aux demandes de ce nouveau système sans renoncer en rien à notre intégrité. 1) L’expérience Ike Antkare 2) L’expérience Hermès. 1010.0278v4. Citation, Citation, Citation : Bibliometrics, the web and the Social Sciences and Humanities.

1In every area of social activity, systems of assessment are showing a tendency to provide further clarification of their objectives and methods, and even a greater transparency. Scientific production, whose functioning has depended for a long time on methods of evaluation by peers, is not exempt from this tendency. For several decades, certain disciplines have been setting in place a number of quantitative tools intended to measure the quality of the work of researchers and journals by making it possible to compare them by means of numbered indicators. For ten years, it seems, the ‘digital’ revolution, which has entailed not only an explosion in the number of publications accessible in digital form, but also a profound transformation in the methods of access to scientific information, has had to accelerate the use of bibliometric methods of evaluation, even in the area of the human and social sciences that had previously remained reticent about this type of approach.

Défense et illustration de la bibliométrie. La bibliométrie 1 est accusée de tous les maux. On a pu lire ainsi sur le site Sauvons la recherche 2 un certain nombre d’assertions sur : « les mythes de la bibliométrie », « les comptes truqués du facteur d’impact », « les facéties de la bibliométrie », « des effets délétères de la bibliométrie sur la recherche en… », « contre la bibliométrie, nouvelles du front… », « l’absurdité de la bibliométrie individuelle », « faisons barrage aux usages absurdes de la bibliométrie, aux calculs des indices H et autres imbécillités de ce genre », etc. Et une analyse lapidaire : « Pour le meilleur et pour le pire, les grandes manœuvres sont lancées dans la recherche française sur le front de la bibliométrie : celle-ci cesse désormais d’être un outil réservé aux documentalistes et spécialistes de l’information.

Mais la bibliométrie est-elle connue et comprise par ceux et celles qui la stigmatisent ? Une histoire de la bibliométrie Le paradigme métrique Les fondements statistiques et mathématiques. Bibliométrie : l’Académie des Sciences prend position. 23 janvier 2011 Un nombre significatif d’arguments critiques à l’égard des méthodes bibliométriques en vigueur dans l’administration de la Recherche, jusque là émis par des spécialistes soucieux de proposer des alternatives, sont relatés de façon systématique dans un récent rapport (AcadémieDesSciences012011 ) de l’Académie des Sciences, en date du 17 janvier 2011.

On y regrettera peut-être l’absence de la problématique de l’adressage des affiliations, mais dans l’ensemble il est rassurant de voir que d’éminentes personnalités scientifiques se prononcent ouvertement en faveur d’une réforme profonde du système, à l’appui de thèses exprimées depuis sept ou huit ans dans bon nombre d’articles et communications ayant pour thème la bibliométrie. Sur la sellette, bien sûr, les facteurs d’impact et h, la transversalité, le co-autorat, les spécificités disciplinaires et tant d’autre biais connus des chercheurs.

Imprimer ce billet. Séance de l'atelier bibliométrie du 15 décembre 2010.