Paris : un bébé meurt faute de place à la maternité Port-Royal. Maternité de Port-Royal: trois enquêtes ouvertes pour définir les circonstances du décès d'un bébé in utero. FAITS DIVERS - Une triple enquête - médicale, administrative et judiciaire - est menée pour éclaircir les circonstances du décès à Paris d'un bébé in utero, imputé par les parents à la saturation de la maternité où l'accouchement devait avoir lieu.
Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire et la ministre de la Santé, Marisol Touraine, a de son côté appelé à "une enquête exceptionnelle", administrative et médicale, pour "faire toute la lumière" sur cette affaire, assurant qu'elle "veillerait" à ce que les parents puissent connaître la vérité. Dans la soirée du lundi 4 février, l'AP-HP a fait paraître un communiqué selon lequel, les premiers éléments de l'enquête sur le drame de la maternité de Port-Royal montrent que la prise en charge de la patiente qui a perdu son bébé in utero n'a pas été jugée médicalement nécessaire.
Les effectifs soignants et les lits disponibles étaient en nombre suffisant, précise le communiqué. Résultats de l'enquête dans un mois. Bébé mort in utero : le parquet ouvre une enquête. Un bébé est-il mort faute de place à l'hôpital?
C'est ce que pense un couple de la région parisienne qui a perdu son enfant in utero vendredi. Ils accusent la maternité Cochin-Port-Royal de Paris d'être responsable du drame faute d'avoir pu les accueillir comme prévu en raison d'un service débordé. Le couple a déposé dimanche matin une plainte contre X pour «homicide involontaire par négligence». Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire pour éclaircir les circonstances du drame. Plus tôt, se déclarant très émue, la ministre de la Santé, Marisol Touraine, avait ordonné une «enquête exceptionnelle, à la fois administrative et médicale». «On va être très très prudent, il peut y avoir des causes médicales, il faut rester très prudent», a dit le directeur du groupe hospitalier Cochin-Port-Royal, Patrick Houssel.
Dans Le Parisien , le père, Stéphane, revient sur les événements. Le personnel hospitalier est sous le choc. La maternité de Port Royal blanchie… par elle même ! Maternité Port-Royal, février 2013 - V.
WARTNER/20 MINUTES/SIPA Le chef de la maternité de Port-Royal a-t-il été poussé vers la sortie ? Au lendemain de la remise du rapport interne dédouanant l’établissement de toute responsabilité dans la mort in utero d’un bébé devant y naître en janvier, le professeur Dominique Cabrol a fait savoir qu’il mettait fin à ses fonctions. Une démission prévue de longue date et qui n’a rien à voir avec le drame survenu en janvier, indique l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris (APHP). « En décembre 2012, le professeur Dominique Cabrol a fait connaître sa volonté de démissionner de sa fonction de chef du service d’obstétrique au 31 mars 2013.
Drame de la maternité de Port Royal : le communiqué de presse de la CGT Cochin. Un drame touchant notre établissement, la maternité de Port Royal, vient de défrayer la chronique.
Par manque de place dans la maternité de Port Royal, une maman n’a pas pu être hospitalisée, elle a dû rentrer chez elle, où peu à peu elle s’est aperçue que l’enfant qu’elle portait ne bougeait plus. Revenue en urgence, son enfant avait cessé de vivre. Deux enquêtes, une interne et une judiciaire, sont en cours. La CGT COCHIN était la seule organisation syndicale présente sur le site ce week-end. A la demande hier du Secrétaire du CHSCT, Bernard Giusti, un CHSCT Extraordinaire se tiendra demain matin à 9H.
La CGT COCHIN et l’ensemble du personnel de l’hôpital COCHIN compatissent à la douleur de la famille… La CGT COCHIN est révoltée par cet énième incident, aujourd’hui malheureusement dramatique. Cette maman a été renvoyée chez elle alors que toute une aile d’hospitalisation en maternité (19 lits) est fermée depuis plusieurs mois dans ce bâtiment ultra moderne qui vient d’ouvrir ! Maternité de Port-Royal : une deuxième plainte pour «homicide involontaire» - Femmes dans la société - La Parisienne. Le coeur de son bébé s'est arrêté en novembre 2011 à la maternité Port-Royal à Paris.
Ce week-end, lorsque Yamina apprend qu'une femme a perdu son enfant, mort in utéro, faute de place dans cette même maternité, elle songe à une éventuelle défaillance de l'hôpital. «Ça a été très dur pour moi. Je n'avais pas eu la force jusqu'ici de le faire. Mais je me dis aujourd'hui qu'il ne faut plus laisser passer de pareilles choses», a confié la jeune femme à Libération. fr. Maternités parisiennes: derrière le drame, les coupes budgétaires. Pour les syndicats et les professionnels de santé des maternités parisiennes, le coupable du grave dysfonctionnement à la maternité de Port Royal-Cochin, qui a conduit à la mort d'un bébé in utero, est la réorganisation à marche forcée de ces établissements, dictée par l'austérité budgétaire.
La CGT Cochin dénonce ainsi ce lundi dans un communiqué "la rentabilité à tout prix (qui) conduit directement à des drames: supprimer du personnel, c’est supprimer les personnes qui doivent assurer la sécurité des patients et la qualité des soins. D’autre part, quelle signification peut avoir la création de 19 lits d’hospitalisation, qu’on garde ensuite fermés pour raison d’économie alors qu’on refuse des urgences par manque de lits? Cette quête de la rentabilité au nom du libéralisme économique se fait aux dépens des patients et des conditions de travail du personnel! 190 emplois supprimés Mortalité infantile en hausse en France Les Sages-femmes dénoncent.