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Par lui-même

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Lettre de Camus à Louis Germain, son premier instituteur | Nicolas Bersihand. Le 4 Janvier 1960, alors qu'il avait prévu de rentrer à Paris en train, Albert Camus se laisse tenter par la proposition alléchante de Gaston Gallimard : regagner la capitale à bord de son nouveau bolide. Décision fatale car les deux hommes ne survivront pas à un tragique accident de la route. En hommage à ce grand écrivain, homme incarnant la noblesse même, voici un échange de lettres avec son premier instituteur, Louis Germain.

Camus lui écrivit, quelque peu après avoir reçu le Prix Nobel de Littérature en 1957, une lettre de remerciement et ce magnifique instituteur lui répondit par une vibrante profession de foi en son métier et en l'école laïque. 19 novembre 1957Cher Monsieur Germain,J'ai laissé s'éteindre un peu le bruit qui m'a entouré tous ces jours-ci avant de venir vous parler un peu de tout mon cœur. On vient de me faire un bien trop grand honneur, que je n'ai ni recherché ni sollicité. Mais quand j'ai appris la nouvelle, ma première pensée, après ma mère, a été pour vous. Albert Camus - Discours de réception du prix Nobel, 1957.

Albert Camus : «‘La Peste’ est un livre totalement manqué» (et autres confidences) On vous avait prévenus. C’est l’automne Camus. Il en tombe de tous les côtés. «Livres Hebdo» compte 61 parutions pour le centenaire de sa naissance, et même Henri Guaino y va de son petit «Discours imaginaire», c’est dire. L’édition, comme disait à peu près Jérôme Lindon, est décidément le seul secteur où l’on répond à la crise des ventes par la surproduction. Dans cette avalanche, il serait pourtant dommage que passent inaperçus certains titres. 1/ Le premier volume rassemble les lettres échangées avec Francis Ponge. Ca ne l'empêche pas de porter aux nues «le Parti pris des choses», cette «œuvre absurde à l'état pur» dont il saisit à la perfection «la modestie tragique» : Pour vous (...), trouver le mot juste, c'est pénétrer un peu plus au cœur des choses.

Est-ce un relativisme de ce genre qui le fait se démarquer, dès 1943, de l'idéal marxiste de Ponge? Ce qui est conviction religieuse chez un catholique est chez vous conviction politique. Grégoire Leménager 12 septembre 1946 « [...] A. Camus, Carnets (3 vol.) Albert Camus Carnets (3 tomes) Gallimard, Folio, 2013 Tome 1: Mai 1935 - Février 1942 (ISBN : 9782070454044) 240 p. Tome 2: Janvier 1942 - Mars 1951 (ISBN : 9782070454051) 384 p. Tome 3: Mars 1951 - Décembre 1959 (ISBN : 9782070454068). 384 p.

Présentation de l'éditeur: Tome 1 «Il s’agit d’abord de se taire – de supprimer le public et de savoir se juger. Dans ses Carnets, Albert Camus se confronte au monde autant qu’à lui-même. Tome 2 «Poser la question du monde absurde, c’est demander : “Allons-nous accepter le désespoir, sans rien faire ?” Entre 1942 et 1951, Albert Camus rédige, entre autres, La Peste, Les Justes et L’Homme révolté. Tome 3 «Chaque matin quand je sors sur cette terrasse, encore un peu ivre de sommeil, le chant des oiseaux me surprend, vient me chercher au fond du sommeil, et vient toucher une place précise pour y libérer d’un coup une sorte de joie mystérieuse.

Entre 1951 et 1959, Albert Camus écrit L’Été, La Chute, L’Exil et le royaume. Entretiens - La Révolte - [13/07/1955] Entretiens - Le Philosophe - [13/07/1955] Le testament d'Albert Camus.