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Le dernier samouraï

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Naoto Matsumura, l'irréductible de Fukushima. Cadavres d'animaux putréfiés, bêtes survivantes au milieu d'une végétation brûlée par la radioactivité... Depuis le 21 mars 2011 et l'évacuation obligatoire de la "zone rouge" dans un périmètre de 20 kilomètres autour de Fukushima, Naoto Matsumura, 52 ans, refuse d'abandonner son bétail et son village fantôme de Tomioka. Le photoreporter Antonio Pagnotta, auteur en juin 2012 des portfolios de Mediapart sur Fukushima, signe, en ce jour anniversaire de la catastrophe où devaient disparaître près de 20 000 personne, Le dernier homme de Fukushima.

L'auteur y partage ses rencontres avec l'agriculteur, qui a choisi de vivre où la radioactivité fut par endroits 50 fois supérieure à la dose acceptable en France. Sans eau courante ni électricité, Naoto Matsumura est entouré depuis deux ans d'animaux qu'il continue de nourrir. Lui consomme désormais essentiellement des colis que des Japonais lui envoient pour le soutenir. Le dernier homme de Fukushima. Antonio Pagnotta : "Matsumura est le dernier homme de Fukushima" Antonio Pagnotta : "Matsumura, le dernier homme de Fukushima" © FranceInfo Les Japonais ont observé une minute de silence ce matin, à 6h46, heure française, en hommage aux quelques 20.000 morts et disparus du séisme et du tsunami du 11 mars 2011.

Une catastrophe suivie de l'accident nucléaire à Fukushima. Dans Le dernier homme de Fukushima, aux éditions Don Quichotte, Antonio Pagnotta nous fait vivre ses rencontres avec Naoto Matsumura, un fermier qui continue à vivre dans la zone interdite près de la centrale. Toute la population est partie mais lui a refusé. "C'est un homme qui aime sa terre, qui arrondit les fins de mois avec un travail de maçon et le 11 mars, la vie s'écroule autour de lui.

Cet homme encaisse les premières radiations et après un mois sur place on lui demande d'évacuer". L'attachement à la terre Les paysans japonais sont très attachés à la terre. Un désert humain Le respect des autres Le portfolio d'Antonio Pagnotta sur Fukushima sur le site de Mediapart. Antonio Pagnotta rencontre le dernier homme de Fukushima : Naoto Matsumura.

Fukushima (1/7): le dernier homme. L'ermite de Fukushima veut rester auprès des animaux malgré les radiations. "Non, je ne suis pas fou". Naoto Matsumura en a marre de passer pour un déséquilibré depuis qu'il a refusé de quitter sa ferme située à une douzaine de kilomètres de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima, qui continue de cracher des substances radioactives. Cet agriculteur de 52 ans prétend être l'unique habitant de la "no man's zone", périmètre interdit d'un rayon de 20 kilomètres autour du site atomique décrété par les autorités japonaises quelques jours après le grave accident nucléaire provoqué par le séisme et le tsunami du 11 mars. Depuis, il vit seul près de la ville de Tomioka, entièrement déserte, au milieu d'une centaine de chats, d'une dizaine de chiens, de quelque 400 vaches et de nombreux cochons et poulets abandonnés par leurs propriétaires ayant fui les retombées radioactives.

M. Privé de courant, il utilise avec parcimonie le carburant acheté à la ville pour son véhicule et ses générateurs. "Ces bêtes ont besoin des êtres humains. . - Zone interdite - M. Pétition aidez Naoto MATSUMURA. Documents | Le Dernier homme de Fukushima. Deux ans après Fukushima, il vit dans "la zone interdite" - Monde. Naota Matsumura est un irréductible. A 53 ans, ce fermier japonais a décidé de rester vivre à l'intérieur de la zone interdite de Fukushima au Japon, un rayon de 20 km tracé autour de la centrale nucléaire de Daii Ichi, accidentée par le tsunami dévastateur du 11 mars 2011 - l'une des plus graves catastrophes nucélaires de l'histoire, après Tchernobyl. Alors que bien des livres traitent du nucléaire d'une façon soit théorique, soit militante, celui que lui consacre le photojournaliste Antonio Pagnotta - Le dernier homme de Fukushima (éditions Don Quichotte ,17,90 euros) - est d'abord l'histoire d'une rencontre exceptionnelle.

Un Japonais aussi courageux qu'obstiné qui, « dans un acte insensé de résistance, motivé par une légitime colère, a choisi les radiations plutôt que la soumission » et un journaliste qui, au fur et à mesure de ses incursions dans la zone interdite, a décidé, lui aussi, de ne plus porter le masque censé le protéger des radiations.