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Du mensonge

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La fabrique des imposteurs : si le pervers narcissique m'était « compté » ou comment le paradoxe de l'idéologie néolibérale influence nos personnalités. « Le pouvoir n'est pas une autorité s'exerçant sur des sujets de droit, mais avant tout une puissance immanente à la société, qui s'exprime dans la production de normes et de valeurs… Passage de la loi à la norme, d'une société (d'Ancien régime) centrée sur la loi on est passé à une société gestionnaire centrée sur la norme. C'est l'une des conséquences de la vaste révolution libérale. »[1] Avant d’en venir au fond de la problématique que je souhaiterais développer ici, posons-nous tout d’abord la question : qu’est-ce qu’un imposteur ?

La définition du mot imposteur du CNTRL nous donne : A. – Celui qui trompe, qui abuse autrui par des mensonges, de fausses promesses, dans le but d'en tirer un profit matériel ou moral ; synonyme : fourbe, menteur, trompeur. – Sens vieilli : celui qui répand sur autrui des accusations mensongères ; synonyme : calomniateur. – En particulier : celui qui usurpe le nom, la qualité, le titre d'un autre ; celui qui se fait passer pour autre que ce qu'il est. La science au service des citoyens ? Comment les géants de la téléphonie parviennent à semer le doute scientifique. Basta ! : Pourquoi avez-vous réalisé ce film ? Jean Heches : Notre film est parti d’une question : comment les autorités sanitaires comme l’Organisation mondiale de la Santé peuvent nier la toxicité des rayonnement électromagnétiques, alors que des éléments scientifiques alimentent une importante controverse ?

Dans le domaine scientifique, on ne peut parler de « preuve » que si on peut identifier les mécanismes d’action qui déclenchent une maladie. C’est la preuve absolue. Mais comme nous ne sommes pas au plus haut niveau de la preuve, avec la connaissance des mécanismes d’action, les industriels martèlent : « Il n’y a pas de preuves ! Nancy de Méritens : On peut expliquer cette position en examinant les parcours des responsables de l’OMS. Quel est le rôle de ces cabinets de défense de produit ? Nancy de Méritens : On retrouve les mêmes méthodes pour l’industrie de la téléphonie mobile. Dans le cas des ondes électromagnétiques, vous parlez de la « science au poids »... Sur les ondes : La fausse moralité de nos discours politiques, la vraie immoralité de nos comportements collectifs. Parmi les choses qui font la moralité de nos vies, il y a nos comportements à notre échelle d'individus, mais il y a aussi nos comportements collectifs à l'échelle de notre société : par exemple, la solidarité à l'échelle de notre société ; le rapport amical de notre société avec le reste du monde ; la gratitude ou la loyauté des membres de la société vis-à-vis d'elle ; le fait que les promesses par notre société, de telle forme de bonheur possible en son sein, ne soient ni des promesses mensongères, ni des promesses de formes illusoires de bonheur ; la confiance qu'on a dans les foules, le bien être qu'on ressent quand on est plongé au milieu d'elles ; ou encore le sentiment d'être engagé avec les membres de notre société dans un devenir commun...

En tant qu'individus, nous sommes souvent pleins de bonnes intentions, et agissons souvent, par rapport à ceux qui nous entourent, avec moralité. L'instrumentalisation de l'antifascisme. Le premier juin, j'apprenais, stupéfait, l'annulation des projections en salle du film documentaire militant Dédale, un fil vers la démocratie. Cet événement, suite logique de toute une série d'autres faits similaires, était l'événement de trop : il me fallait enquêter sur cette mouvance antifasciste. Je voulais comprendre qui étaient ces (prétendus) antifascistes et pourquoi ils s'en prenaient systématiquement à des personnalités qui combattent l'oligarchie, l'impérialisme, les guerres néocoloniales et qui, de façon générale, luttent courageusement pour un monde plus juste.

Ces atteintes violentes à la liberté d'expression et à l'honneur de ces personnalités était tellement incohérentes qu'il me fallait enquêter pour comprendre et trouver un sens à cette sombre cabale. Le 6 juin, dans une étrange synchronicité, l'actualité me rattrapait avec la mort tragique du jeune Clément Méric, militant antifasciste, tué durant une bagarre de rue contre des skinheads. Histoire de l'antifascisme. Du mensonge et de son utilité. Le grand peintre Yannis Tsarouchis, disait avec humour : en Grèce, on est ce que l’on déclare. Le maçon se dit entrepreneur, le coiffeur artiste - ou sculpteur de cheveux -, l’instituteur professeur d’université et le professeur d’université philosophe. Le boucher boutiquier et le malfrat commerçant. Le pêcheur capitaine et le capitaine (souvent à la retraite) aventurier des mers du sud… Mais le peintre constatait cela avec tendresse, persuadé que chez les grecs, la part poétique reste essentielle et, qu’après tout, se rêver, se projeter dans un monde fabuleux est une manière douce d’embellir la réalité pour y faire face.

Ce à quoi nous assistons aujourd’hui est bien différent. Il existe, en effet, un mouvement contradictoire qui consiste d’une part à dévaluer de fait les diplômes et autres qualifications professionnelles et, d’autre part, à les considérer comme une nécessité, un gage puéril à quiconque arrive à un poste de responsabilité. Le temps de la propagande est désormais révolu… Comment les industriels utilisent la science comme un instrument de propagande - Imposture. Basta ! : Les industriels ont choisi de tordre la science, dites-vous, pour contrer ce qui pourrait entraver leurs activités. Par exemple les révélations sur les effets sanitaires désastreux de certains produits. Comment s’y prennent-ils ? Stéphane Foucart : La technique « d’utilisation de la science » a été théorisée par John Hill, un grand communicant américain. Les industriels de la cigarette l’ont appelé au secours en 1953, au moment où sont publiés les premiers travaux scientifiques sur le lien entre cigarette et cancer.

Ce type de recherche est bénéfique pour les industriels : les origines environnementales des maladies, et notamment du cancer, sont « oubliées » et occultées... Robert Proctor, historien des sciences américain, a passé beaucoup de temps à éplucher les fameux « tobacco documents », ces millions de documents de l’industrie du tabac, rendus publics par la justice – messages internes, rapports confidentiels et comptes rendus de recherche [2].

Photo : source. L’opinion publique n’existe pas. Je voudrais préciser d’abord que mon propos n’est pas de dénoncer de façon mécanique et facile les sondages d’opinion, mais de procéder à une analyse rigoureuse de leur fonctionnement et de leurs fonctions. Ce qui suppose que l’on mette en question les trois postulats qu’ils engagent implicitement. Toute enquête d’opinion suppose que tout le monde peut avoir une opinion ; ou, autrement dit, que la production d’une opinion est à la portée de tous. Quitte à heurter un sentiment naïvement démocratique, je contesterai ce premier postulat. Deuxième postulat : on suppose que toutes les opinions se valent. Je pense que l’on peut démontrer qu’il n’en est rien et que le fait de cumuler des opinions qui n’ont pas du tout la même force réelle conduit à produire des artefacts dépourvus de sens.

On fait très souvent aux sondages d’opinion des reproches techniques. Par exemple, on met en question la représentativité des échantillons. Cette comparaison peut être poussée plus loin. Noam Chomsky, Coluche, et l'autodéfense intellectuelle. Les livres de Noam Chomsky et pourquoi pas certains textes et citations de Coluche, l'histoire aussi, voilà déjà un bon début d'autodéfense intellectuelle.

Hélas, pour les téléspectateurs de TF1 et les lecteurs de Closer, c'est déjà presque trop tard tellement le décervelage est déjà avancé. Moi-même étant incurable, je sais de quoi je parle. Coluche disait qu'on ne peut pas dire la vérité à la télévision car il y a trop de monde qui la regardent. Si Chomsky avait rencontré l'enfoiré, le philosophe et l'humoriste seraient probablement devenus des potes. Car les médias sont également une des cibles privilégiées, avec l'Empire, de Noam Chomsky et cette citation, "L'endoctrinement n'est nullement incompatible avec la démocratie, il est son essence même" peut parfaitement s'appliquer à quelques exceptions près à l'ensemble de la machine médiatique qui en principe devrait nous informer objectivement.

"Bien sûr, le peuple ne veut pas la guerre. Hermann Goering. Colin Lemoine: Se prononcer: de la formulation instante et obligée des opinions. Notre époque est ainsi faite. Les informations fusent, les nouvelles tombent, les débats filent. Télévision, radiophonie, gazettes, internet. Impossible de méconnaître l'enjeu du moment, la polémique actuelle, la sortie dont tout le monde parle, la chose que tout le monde scrute. Et l'inflation est souvent totalitaire : plus on relaie, plus on relaiera. À bas le silence et l'interstice, la nuance et l'implicite, seuls sont entendus le fait qui tonitrue et la voix qui parle fort.

De tout et de tous, nous sommes au courant : branchés sur la même fréquence, avec de bonnes ondes, en prise directe avec le tumulte du monde. Puisque tout se dit, tout se sait. Puisque nous savons tout, que le monde frappe sans rémission à notre porte, nous sommes tenus de nous exprimer, sommés d'avoir une opinion. Il nous faut nous prononcer. Et impossible, dans ce prononcement, dans la prononciation de ce prononcement, d'être partagé. Il nous faut nous prononcer. Nous débattons, oui. Jérémie Celse: Le mensonge: affaire d'État ou de société? Jérome Cahuzac a menti ; malgré ses nombreuses dénégations l'ex-Ministre du Budget a finalement reconnu qu'il détenait bien un compte bancaire en Suisse. Gilles Bernheim a menti ; l'ex-grand rabbin de France a reconnu avoir usurpé le titre d'agrégé de philosophie et le plagiat dans nombre de ses écrits. Ces deux affaires placent le mensonge au centre de la vie publique française.

Les gens mentent et les hommes publics ne sont pas épargnés, qu'ils soient hommes politiques - cela n'étant guère étonnant car faisant écho aux stéréotypes du politicien - ou hommes de foi. Au quotidien, tout un chacun se retrouve face au dilemme de mentir ou non. Acte immoral Le mensonge est ce que l'on appelle un acte immoral. Son "modèle de crime" (1968) part du présupposé que trois facteurs vont déterminer cette propension à s'engager dans un acte immoral. Deuxième facteur : la probabilité d'être identifié et pris sur le fait. Facteurs internes Activer les standards moraux Références :Becker, G. Les mythes de l'entrepreneur-héros et du salarié-coût. Depuis l'élection de François Hollande se fait entendre, dans le grand patronat comme dans une certaine « presse » (1), une plainte lancinante : les entrepreneurs, ces héros des temps modernes, seraient martyrisés par la fiscalité confiscatoire de ce bolchevik de Hollande et grèvés par un coût du travail exhorbitant.

Laissons de côté la fiscalité proprement soviétique instauré par le Lénine en puissance qu'est évidemment « pépère », et intéressons-nous plutôt à deux figures, deux mythes que nous offre, via ses chantres habituels, le libéralisme : l'entrepreneur-héros et le salarié-coût. Commençons par ce surhomme qu'est l'entrepreneur : comme l'a inlassablement répété Laurence Parisot, cet individu exceptionnel est celui qui, contre les vents du matraquage fiscal et les marées du racisme anti-entrepreneur, crée emplois et croissance. Autrement dit, un héros mal-aimé. De l'autre côté, voyons le salarié : le tableau est bien moins glorieux. En effet, il coûte trop cher. Le Coaching : sa définition, son origine funeste, sa pseudo-doctrine issue du New Age, ses buts inavouables et son utilisation par les mouvements sectaires. Anthony Robbins, pape du coaching américain, exhortant son public à conserver sa "positive attitude" de "winners" au milieu de l'Enfer (tableau de Gustave Doré inspiré de l'Enfer de Dante) Il n’est désormais plus possible de ne pas avoir entendu parler du coaching tant cette discipline s’est développée en France au cours des trente dernières années.

Et Pourtant, beaucoup semblent ignorer les tenants et les aboutissants d’une pratique qui a vocation à toucher de plus en plus de personnes, et ce dans le monde entier. Il nous est donc apparu absolument nécessaire de traiter - de manière certes trop succincte pour un sujet qui mériterait un ouvrage entier -, dans un même article, de la définition, de l’origine et de la « philosophie » ou « doctrine » de cette nouvelle forme de « thérapie de l’âme ». De surcroît, nous ne pouvions ne pas évoquer son utilisation par les mouvements sectaires, et qui servira d’illustration à notre propos.

Définition du coaching Origine du coaching. Amis progressistes, prenez garde à cette « phobophilie » stérile ! Le récent débat au sujet du « mariage-pour-tous » s’avéra l’occasion d’un déferlement d’invectives passionnées. Si nous nous y attendions de la part des prélats de toutes obédiences, des fêlés Savonarole et des Loyola à la petite semaine, la surprise fut de voir que les coulées de fiel provenaient aussi de notre bord, de la « gauche progressiste ». Toute critique, toute contradiction, toute question même se brisèrent sur l’ultime anathème : « Mais, Monsieur, vous êtes homophobe !

» Il faut dire que ce genre de terme est devenu un élément structurant nos discours politiques : xénophobe, homophobe, islamophobe… Or il me semble qu’on ne peut ici réduire la phobie à une simple peur irrationnelle, mais qu’il s’agit bien, dans cette acception, de dénoter (consciemment ou non) d’un trouble mental, d’une pathologie psychiatrique, par ailleurs dûment documentée ! Les libéraux, émancipant les mœurs à bouche que veux-tu tant que le prolo subit et endure, nous avaient habitués à la manœuvre. « Ne me touche pas ! »

Une société de la distance … Voilà le cri de rage qui arrive à chaque fois que le ton monte entre un élève et son professeur. Un main se tend pour calmer ou pour retenir, pour arrêter une algarade ou bien ponctuer la fermeté du ton. C'est alors que la rage emporte celui qui ne se contient plus mais n'accepte aucune entrave à sa toute-puissance : « Ne me touche pas ! » Non seulement, la colère n'aime rien tant que le tutoiement pour ces enfants que des parents désorientés ou une société judiciarisée ont mis en posture d'avoir tous les droits mais aucun devoir, aucune limite, aucune contenance. Bien sûr, les dérives du passé ont laissé bien des traces dans les mémoires et sur certains corps. Mais désormais se joue tout autre chose dans ce cri de dédain, ce refus de reconnaître l'autorité et le corps de l'enseignant.

Nous sommes vécus comme des ennemis, des êtres porteurs sans doute d'une maladie transmissible, d'un affreux virus. Comment éduquer sans toucher ? Nous marchons sur la tête. Comment, atteint de sondagite aiguë, Le Monde traque le conspirationnisme… Que prétend nous apprendre le sondage sur lequel s’appuie cet article du Monde [ 1 ] ? Le principal « résultat » consiste dans l’affirmation selon laquelle « la moitié des Français croient aux théories du complot » . Pour parvenir à une telle « découverte », les concepteurs du sondage ont agrégé l’ensemble des réponses positives à l’énoncé suivant : « en réalité, ce n’est pas le gouvernement qui dirige le pays, on ne sait pas qui tire les ficelles » .

Quand la réponse est dans la question… Cet énoncé se caractérise par une stupéfiante imposition de problématique [ 2 ], puisque la réponse est largement comprise dans l’alternative qu’il propose. 1. 2. 3. 4. La croyance aux « théories du complot » se ramènerait donc, selon Conterpoint et Le Monde , à la mise en doute de l’axiome selon lequel c’est bien le gouvernement qui « dirige le pays », et à l’aveu d’incompétence en matière de connaissance des conditions de l’exercice du pouvoir (« on ne sait pas qui tire les ficelles ») . Les gardiens des secrets du gouvernement (Fair, USA)