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La cyberguerre froide. Les États-Unis gardent aujourd'hui la main sur certaines fonctions essentielles du Net. Au grand dam de quelques nations, qui militent pour placer la gouvernance du réseau au sein des Nations-Unies. Mais pas forcément pour la bonne cause... Bras de fer géopolitique pour le contrôle d'Internet. N’insistez pas, les États-Unis ne lâcheront pas le contrôle du Net. Ou plus précisément, la gestion de quelques-unes de ses fonctions essentielles, comme la gestion du fichier racine, coordonnée au sein d’institutions made in USA comme l’ICANN ou Verisign, qui (en gros) créent ou suppriment de nouveaux “.quelquechose”. Pas faute d’avoir essayé de changer les choses depuis de nombreuses années. Certains pays voient en cet amendement l’occasion idéale pour bousculer les règles du jeu sur Internet. Nettoyer, balayer, contrôler Il faut dire que les porte-étendards de la réforme sont la Chine et la Russie, peu réputées pour leur permissivité sur Internet.

. [...] Danger imminent. Le Parlement de l’open source. Ce mardi à Paris, en partenariat avec OWNI, la culture de l'open source est entrée au Parlement. À l'Assemblée nationale se déroulait en France le premier GouvCamp. Un projet citoyen qui vise à fabriquer le droit en mutualisant toutes les compétences de la société civile. De la salle Lamartine de l’Assemblée Nationale, s’échappe un parfum de démocratie directe. Ce mardi 10 avril, les sièges disposés en cercles concentriques n’accueillent pas les parlementaires, qui occupent habituellement la salle de débat, mais des citoyens. Français, belges, suisses, tunisiens, syriens et même une délégation québécoise ont répondu présent pour ce GouvCamp à la française. Grande manifestation citoyenne – et francophone- le GouvCamp avait pour but de définir et d’améliorer le projet Parlement et Citoyens qui souhaite associer de façon directe le peuple à l’élaboration de la loi.

Dans ce but, une plateforme web open source a été élaborée. La France, elle, fait figure de retardataire dans ce domaine. Anonymous : et le lulz bordel ? Au secours, ils sont devenus fous, s'écrie Sabine Blanc, journaliste qui suit avec amour les communautés de hackers chez OWNI. Une partie des Anonymous français s'est exprimée récemment dans le cadre d'une conférence de presse. Un procédé de communication hyper convenu et en contradiction avec l'essence du mouvement. Tribune. Ce mercredi, Le Mouv organise une journée spéciale Anonymous, en partenariat avec OWNI, pour tenter de mieux comprendre ce mouvement aux contours par essence mouvants.

Pour suivre depuis quelques temps déjà les Anons avec un oeil attentif, je pensais avoir les idées claires sur le sujet. Historiquement, les Anonymous ont le lulz dans l’ADN, cet humour potache parfois aux limites du bon goût, comme l’a théorisé l’anthropologue spécialiste ès Anonymous Biella Coleman. Conférence de presse dans les locaux d'Owni via chat IRC le vendredi 24 février 2012 avec Pierre Breteau (France Info), Pierre Alonso (Owni), Amaëlle Guiton (Le Mouv'), Antonin Chilot (Le Parisien)

Petits partis en ligne. Au-delà du PS et de l'UMP, les "petits partis" se saisissent également des questions numériques. D'un simple outil de communication à la troisième révolution industrielle, Internet suscite l'intérêt. Mais reste secondaire. Nicolas Sarkozy fraîchement débarqué, c’est toute la course présidentielle qui s’est emballée. Une accélération synonyme d’un recentrage médiatique sur les bisbilles occupant le PS et l’UMP. Pour les petits Poucet de la campagne, le réseau est avant tout une chance de se faire connaître, en marge des médias traditionnels.

“Internet avant tout comme un outil de communication” “Les questions sur le numérique, [...] nous les abordons quand on nous demande notre avis sur le sujet.” Dominique de Villepin (République solidaire) va plus loin : plus qu’un moyen de communiquer, Internet permet aux petits partis d’exister. Lacunaire Si Internet est avant tout porteur de messages, il n’en reste pas moins un enjeu politique, tempère Antoine Larrache (NPA). Hérauts numériques. Fichez les tous ! Ce mercredi, dans une relative discrétion, l'Assemblée nationale a adopté un texte permettant de ficher la quasi totalité de la population française.

Dénommé "Fichier des gens honnêtes", il contiendra les données privées de 60 millions de personnes. Un tel fichier a déjà existé dans l'histoire. En 1940. Il a été détruit à la Libération en raison des risques majeurs qu'il représentait pour les libertés publiques. L’Assemblée nationale a adopté ce 1er février 2012 le texte prévoyant le fichage des empreintes digitales et des photographies numérisées de 60 millions de “gens honnêtes“, pour reprendre l’expression du rapporteur (UMP) de la loi au Sénat, François Pillet, qui avait qualifié la proposition de “véritable bombe à retardement“. MaJ : les députés doivent d’abord débattre de la mise en oeuvre du principe de précaution, et ne pourront donc pas discuter de la proposition de loi avant la fin de l’après-midi.

Le nombre de faux a chuté de 24% Un précédent détruit à la Libération. La surveillance massive d’Internet révélée. En partenariat avec WikiLeaks, OWNI révèle l'existence d'un nouveau marché des interceptions massives, permettant d'écouter toutes les télécommunications à l'échelle d'une nation. Ses acteurs vendent leurs produits en Europe, aux États-Unis et à des dictatures. WikiLeaks rend public aujourd’hui près de 1 100 documents internes, plaquettes commerciales et modes d’emploi des produits commercialisés par les industriels des systèmes de surveillance et d’interception des télécommunications. Ces nouvelles fuites montrent un marché de la surveillance de masse représentant désormais cinq milliards de dollars, avec des technologies capables d’espionner la totalité des flux Internet et téléphoniques à l’échelle d’une nation.

Les fleurons de ce marché s’appellent Nokia-Siemens, Qosmos, Nice, Verint, Hacking Team, Bluecoat ou Amesys. Les documents détaillant leurs capacités d’interception, contenant une multitude de détails technologiques, seront progressivement mis en ligne par WikiLeaks. Une Défense occupée » OWNI, News, Augmented | Olivier Arlès | Scoop.it. Sur le modèle d'Occupy Wall Street, les Indignés ont lancé ce week-end l'occupation de La Défense, dans l'Ouest parisien. Sans parvenir à rassembler une grande foule.

OWNI les a suivis. Ce samedi soir à Paris, quelques Indignés bravaient encore les limites fixées par la Préfecture de police. Ils continuaient à occuper La Défense, quartier d’affaires de l’Ouest parisien siège de plusieurs grands groupes du CAC 40, et symbole des dérives de la finance selon les occupants. La manifestation était autorisée par la Préfecture jusqu’à 21 heures vendredi soir, mais certains irréductibles comptent y rester plus longtemps et y installer un camp sur le modèle du mouvement Occupy Wall Street, lancé le mois dernier outre-atlantique. 17h35, vendredi. Occupons La Défense vient de commencer. Applaudissements et sourires lui répondent dans l’assemblée, un petit millier de personnes réunies pour protester contre le capitalisme en général et ses dérives financières en particulier.

L’ambiance est détendue. En 2012 Internet vire à droite. La cote d'Internet grimpe pour 2012. Face à un PS à la ramasse, l'UMP tente de s'approprier la thématique, aux commandes d'un tank électoraliste. Quand Nicolas Sarkozy en fait une priorité de son agenda. Nicolas Sarkozy veut célébrer Internet. Pour fêter ça, OWNI publiera début décembre un livre numérique sur les préparatifs de la campagne numérique. Vincent Feltesse, chargé du numérique dans l’équipe de François Hollande, le reconnaît sans trop de problème : sur Internet, le programme du candidat socialiste à l’élection présidentielle, est bien ”a minima”, comme l’évoquait OWNI il y a deux semaines. Mais ”Ce que vous reprochez dans un article récent est valable pour bien d’autres choses que le numérique”, ajoute-t-il. Il va falloir faire le reste Côté PS, jusqu’à la nomination de François Hollande, le temps n’était pas à l’affaire.

A en croire ce proche de François Hollande, le côté opérationnel lui, est pour le moment mis de côté. L’UMP réécrit l’e-Histoire. La licence globale, une “mauvaise solution pour un faux problème” La veillée funèbre d'Hadopi a débuté sous les bons auspices de Nicolas Sarkozy. Comment régler alors en France l'éternelle question de la "propriété intellectuelle" ?

Éléments de réponse par l'expert Laurent Chemla. La licence globale est le serpent de mer de la propriété intellectuelle: régulièrement, elle se repointe au devant des débats geeko-politiques. Dernière sortie en date à l’occasion de la présentation du programme numérique du Parti Socialiste, porté par Christian Paul (voir notre comparatif avec les intentions de l’UMP), dans laquelle la licence globale est présentée sous la forme d’une “contribution individuelle au financement de la création”. Afin de faire le point, le site Libre Accès a invité Laurent Chemla, pionnier du réseau en France, à s’exprimer sur la question. “Pour que cette taxe soit juste, il faudrait qu’elle finance tous les contenus produits sur Internet, sans aucune distinction” C’est parfaitement ridicule. Si quelqu’un veut l’œuvre, qu’il la copie. Un député veut encadrer la déontologie des journalistes. Plusieurs pays européens disposent d'un conseil national de déontologie journalistique.

Un député vient de faire une proposition de loi pour en instaurer un en France. Analyse critique d'Aliocha. C’est une proposition de loi qui s’est discrètement glissée sur le bureau de l’Assemblée nationale le 13 juillet dernier et que mon confrère Olivier Da Lage a eu bien raison de faire sortir en pleine lumière. L’auteur ? Jean-François Mancel, député UMP de la 2ème circonscription de l’Oise, membre de la commission des finances de l’Assemblée et plein d’autres choses encore. Le texte ? Une proposition de loi. L’objet ? Les motifs ? L’inspiration : La Grande-Bretagne, l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie, les pays scandinaves disposent de conseils de la presse, lesquels ont pour mission, suivez bien c’est important, de : Donc la France doit faire de même. Un tiers des membres nommés par décret Comité Théodule C’est ce qui est arrivé aux commissaires aux comptes avec la loi de sécurité financière de 2003.

[ITW] Le Parti pirate tunisien sort de l’ombre. Confidences du chef du Parti Pirate Tunisien (PPT) sur les évolutions de la plus innovante des formations politiques tunisiennes. À l'heure où une crise de maturité la traverse. À Tunis nous avons rencontré Salah Eddine Kchouk, président du Parti Pirate Tunisien (PPT), la formation politique des cultures numériques, qui revendique l’héritage de la révolution de janvier.

Ancien militant de l’UGET (l’organisation étudiante à l’origine de nombreuses manifestations réclamant le départ de Ben Ali), Salah Eddine Kchouk avait été arrêté le 6 janvier 2011 pour ses activités sur le net. Après ses prises de position critiques contre Slim Amamou, la semaine dernière, il dévoile la stratégie du Parti Pirate pour les prochains mois. À quoi ressemble votre formation politique ? Le Parti Pirate est un parti de troisième génération ayant comme but de reconstruire la société civile mais aussi d’être un vrai contrepoids au régime. Le Parti Pirate est une nouvelle expérience dans la vie politique. Quelle sorte de cyborg voulez-vous être?

Qui, de l’homme ou de la machine, est le plus intelligent? Cette question fondamentale mérite d'être reformulée, en prenant en compte le fait que c'est la collaboration entre les deux qui s'avère le plus efficace. Xavier de la Porte, producteur et animateur de l’émission Place de la Toile sur France Culture, effectue chaque semaine une lecture d’article dans le cadre de son émission. Cet article a été publié le 6 avril sur InternetActu.

La lecture de la semaine, encore une fois, sera une chronique de Clive Thompson dans le dernier numéro du magazine américain Wired, car, encore une fois, cette chronique est tout à fait passionnante. Son titre n’est pas ce qu’elle a de mieux, mais il est suffisamment intriguant pour donner envie de poursuivre : “Avantage aux Cyborgs : pourquoi l’accès à une intelligence supérieure passe par l’amélioration des relations avec vos assistants numériques.” Clive Thompson commence par poser une question obsédante et désormais classique: Photos FlickR CC : Bienvenue à l’e-G8, le Davos du web. La grand messe d'Internet voulue par Nicolas Sarkozy se tient jusqu'à ce mercredi à Paris, avant le G8 de Deauville. Et la couleur industrielle de l'événement en effraie certains. Explications, avec des vrais morceaux de Maurice Lévy dedans. De la même manière que Cannes donne envie aux gens de faire des films, l’e-G8 doit être une vitrine du web.

Dans la bouche de Maurice Lévy, puissant patron du groupe de communication Publicis et président de ce pré-sommet consacré aux questions numériques, cette phrase résonne comme un slogan publicitaire à destination des jeunes entrepreneurs. Pendant deux jours, les 24 et 25 mai, le jardin des Tuileries va se transformer en FIAC de l’Internet, à l’initiative de Nicolas Sarkozy. Car si l’item tarte à la crème ”Internet et la société” (avec la brochette Groupon, Orange, Facebook, le World Economic Forum et Wikipedia) est bien au programme de l’eG8, l’événement reste trusté par des problématiques au registre beaucoup plus industriel.

Internet russe : vrai filtrage, fausse liberté. Retour sur le récent rapport de l'organisation américaine Freedom House sur la liberté d'Internet dans le monde. La Russie est située parmi les pays qui n'ont qu'une «liberté partielle» d'accès et elle a baissé au classement. Le 18 avril 2011, l’organisation américaine à but non lucratif Freedom House a publié un rapport sur la liberté d’Internet dans le monde. Le rapport “Freedom on the Net 2011” (Liberté du Net 2011) analyse la liberté d’accès à Internet en 2009-2010 dans 37 pays [en anglais comme tous les liens, sauf mention contraire]. Dans le rapport (rédigé par Alexey Sidorenko de Global Voices et rédacteur en chef de RuNet Echo), la Russie est classée parmi les pays qui n’ont qu’une « liberté partielle » d’accès à Internet. Comparée au précédent rapport de l’organisation, publié en 2009, la position de la Russie dans les classements a chuté.

Parmi les voisins de la Russie sur la liste des pays « partiellement libres » se trouvent le Rwanda, le Zimbabwe et l’Égypte. 1. 2. D’où vient l’argent de WikiLeaks? Longtemps attendu, le premier rapport financier de WikiLeaks est riche en enseignements. Il détaille notamment le mécanisme du don, et les raisons de la sympathie pour l'organisation. Annoncé depuis des semaines, pour ne pas dire des mois, le fameux rapport financier (PDF, en) sur les finances de WikiLeaks en 2010 vient de sortir.

Fourni par la Wau Holland Foundation, la structure allemande proche du Chaos Computer Club qui permet à l’organisation d’Assange de lever des fonds, il quantifie les dons et fournit les premières pistes d’analyse. Ironiquement intitulé “Enduring Freedom of Information” (en référence à la fameuse opération militaire américaine en Afghanistan), le document de six pages met d’abord en lumière un premier chiffre saillant, celui des recettes: WikiLeaks a recueilli plus d’1,3 millions d’euros de dons l’année dernière, équitablement répartis entre les versements bancaires et les “cotisations” via Paypal.

Le compteur du fundraising (en millions d'euros) La raison? Dennō coil: l’invention du monde augmenté » Article » OWNI, Digital Journalism. La guerre de l’information n’est pas la cyberguerre » Article » OWNI, Digital Journalism. Programmer ou être programmé? » Article » OWNI, Digital Journalism. L’Internet le plus bête du monde? » Article » OWNI, Digital Journalism. Sarkozy le Président low tech » Article » OWNI, Digital Journalism. Rêve de Geek, théorie du complot ou réalité : choisir tu devras.