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Vie Privée

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Vie publique, vie privée, comment Internet brouille les cartes. Les réseaux sociaux ont brouillé la frontière entre vie publique et vie privée et la vitesse des progrès technologiques permet aux entreprises de « profiler » les citoyens-consommateurs à leur insu. Les révélations d’Edward Snowden sur le programme de surveillance de l’Internet (Prism) de l’agence de sécurité nationale (NSA) américaine provoquent une polémique planétaire. C’est moins l’existence même de Prism qui trouble que le mode opératoire de la NSA, qui irait directement collecter des informations chez les géants de la toile comme Yahoo, Google ou Facebook… Pour l’heure, difficile de savoir si la NSA a fait son marché à l’insu de ces entreprises ou bien si ces dernières lui ont ouvert les portes. Quoi qu’il en soit, le scandale relance le débat sur la surveillance des États au nom de la sécurité et sur le respect de la vie privée à l’heure de la révolution numérique. « Deux conceptions s’opposent, résume Jean-Marc Manach, journaliste et spécialiste de l’Internet.

Internet ou les contradictions de la vie privée : Le Nouvel Observateur. Pourquoi sommes-nous si impudiques ? Les enquêtes sur les usages d’Internet font systématiquement apparaître deux résultats absolument contradictoires. Les usagers se montrent de plus en plus soucieux des risques de contrôle, de détournement et d’exploitation commerciale des données personnelles qu’ils laissent sur Internet. Mais par ailleurs, ils – et ce sont pourtant souvent les mêmes – se révèlent de plus en plus impudiques dans leurs pratiques d’exposition de soi, notamment sur les sites de réseaux sociaux et les blogs.

Cette ambivalence n’est qu’apparente si l’on est attentif au fait qu’elle oppose une pratique à une représentation. La sociologie des usages rencontre souvent de tels désajustements et elle a appris qu’en la matière, il était préférable de se fier aux pratiques. Tout, en effet, laisse à penser que la tendance «expressiviste» qui conduit les personnes à afficher de plus en plus d’éléments de leur identité personnelle sur le web n’est pas prête de s’éteindre. Public par défaut L’utilisateur-régulateur. La « massification » du web transforme les relations sociales. Internet du futur © Inria / Photo S.

Tetu - La Company Nouveaux enjeux, nouveaux défis, nouveaux risques, nouvelles craintes… L’Internet de demain, dont la recherche trace dès aujourd’hui les contours, est au cœur de nombreux débats concernant notamment la protection de la vie privée. Débat entre Anne-Marie Kermarrec, Directrice de recherche et Dominique Cardon, Sociologue. Quelles sont les grandes échéances de l’internet de demain ? Quel est l’enjeu majeur ? Anne-Marie Kermarrec : Au cours des années, l’utilisation du réseau Internet a considérablement évolué. Dominique Cardon : Cette « massification » du Web transforme aussi les sociabilités. Anne-Marie Kermarrec : Ces transformations n’ont pas été prévues, ni anticipées.

Dominique Cardon : Le risque n’est pas limité à la seule prise de contrôle par des entreprises. Anne-Marie Kermarrec : Ce constat est à l’origine des travaux que nous menons au sein d'Inria. Votre surveillance sur Internet, vous la voulez comment? Ces dernières années, les affaires Wikileaks et Prism, voire plus récemment Silk Road, ont mis en avant les problématiques liées à la vie privée et à la surveillance sur Internet. Que ce soit par des particuliers, des entreprises ou même l’Etat, nos activités sur le web sont épiées en permanence. Qu'est ce que le futur nous promet réellement en la matière? Les problèmes d’atteinte à la confidentialité des données sont consubstantiels à Internet. Du fait du processus informatique par lequel les données sont transmises (le protocole TCP/IP), partager des informations via Internet revient, in fine, à les exposer en place publique. publicité Il n'est pas vraiment possible de contrôler par où passent les données et elles sont a priori visibles par n'importe qui.

En fait, la question est de savoir quel régime de surveillance nous sommes prêts à accepter. Le panoptique: la surveillance de tous par tous La dystopie cyberpunk: le pouvoir sans limite des entreprises Nicolas Glady Devenez fan sur. Est-il encore possible/souhaitable d'être anonyme sur Internet ? / Les flops technologiques.

La vie privée, un problème de vieux cons ? InternetActu | • Mis à jour le | Par Jean-Marc Manach Sommes-nous aussi coincés et procéduriers au regard de notre vie privée que la société de nos grands-parents l’était en matière de sexualité ? Dit autrement : assiste-t-on aux prémices d’un bouleversement similaire, d’un point de vue identitaire, à celui de la révolution sexuelle ? C’est la thèse esquissée dans un très intéressant article consacré aux bénéfices sociaux, personnels et professionnels du partage des données par les utilisateurs de réseaux communautaires et sociaux type “web 2.0“. Pour le professeur Ravi Sandhu, responsable de l’Institut de la cyber sécurité à l’université du Texas à San Antonio, l’absence de pudeur des “natifs du numérique” (traduction de digitals natives, le surnom donné à ceux qui ont grandi environné de technologies de l’information) serait comparable à l’attitude désinhibée avec laquelle les jeunes des années 60-70 abordaient la sexualité : Big Brother, un truc de vieux ?

L’argument est un peu court. Sur le Web, le "paradoxe de la vie privée". Les internautes s'exposent de plus en plus dangereusement, tout en s'inquiétant de la surveillance de leurs données personnelles. Les internautes surfent sur les paradoxes aussi aisément que sur le Web. Alors que les récentes révélations ont démontré que les agences de renseignement américaine et française surveillaient Internet et les réseaux sociaux, ils s'exposent de plus en plus sur la Toile. Une tendance de fond dont l'hebdomadaire Time a fait récemment sa couverture, en parlant d'une génération "moi, moi, moi" dont la visibilité des pulsions narcissiques est démultipliée par les nouveaux moyens techniques. Les chiffres sont vertigineux. En 2013, plus d'un internaute français sur deux est sur FaceBook, 21 % sur Google+, et 12 % sur Twitter, selon des données publiées par l'Ifop en novembre 2012.

FaceBook évoque 4,75 milliards de contenus – dont 300 millions de photos – postés chaque jour sur son site dans le monde entier.