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C’est quoi, une obsession ? Non, l’obsession n’est pas une maladie.

C’est quoi, une obsession ?

Ou alors c’est une déformation professionnelle qui pousse les journalistes des Jours à vouloir en savoir toujours plus, à aller au fond de l’actualité, tout au fond, pour comprendre et expliquer, contextualiser, raconter mieux et ne pas se contenter des friselis de l’info. Ces obsessions sont mises en scènes à la manière d’une série télé. Elles se découpent en épisodes qui peuvent être lus soit indépendamment les uns des autres (comme Friends) ou tous à la suite (comme Game of Thrones). On entre dans une obsession par un de ses articles – un épisode, donc – placé en haut de la page d’accueil ; par son affiche (en bas de la page d’accueil) ou via le menu « burger » en haut à gauche de votre écran, en choisissant « Toutes les obsessions ».

L'exil des Jaamour. Medium : quelles perspectives pour les médias. Réservée à ses débuts à une élite technophile, la plateforme a été depuis investie par une large communauté, appâtée par la profondeur et la qualité des articles.

Medium : quelles perspectives pour les médias

Impatiente aussi de découvrir, lire, écrire, partager et réagir grâce à toute une batterie d’outils sociaux : commentaires, réponses, surlignages des passages les plus intéressants… Des politiques, des avocats, des journalistes, des entrepreneurs et des écrivains y ont notamment élu domicile. Guère étonnant, donc, que de grands médias (The Washington Post, Fortune, The Economist) comme de plus petits (The Ringer, The Awl, Pacific Standard) aient succombé à ses charmes. Et à ses 25 millions de visiteurs uniques par mois. Depuis avril, le réseau social de publication ne cesse de leur faire les yeux doux. Snapchat lance une offre d’information en français sur Discover. Il y a aujourd’hui, en France, plus d’utilisateurs quotidiens de Snapchat que de téléspectateurs du journal télévisé de TF1.

Snapchat lance une offre d’information en français sur Discover

C’est en tout cas ce qu’affirme le réseau social favori des jeunes, qui revendique 8 millions d’utilisateurs quotidiens dans le pays (sur un total de 150 millions dans le monde). Cela reste inférieur aux 24 millions déclarés par Facebook, mais place Snapchat dans le peloton de tête des réseaux sociaux les plus fréquentés, après cinq ans d’existence. Y aura-t-il encore des médias dans 50 ans ? On avait craint par le passé que la radio tue la presse écrite, que la télévision tue le cinéma, que la vidéo tue la télévision, et que la presse écrite gratuite tue la presse écrite payante.

Y aura-t-il encore des médias dans 50 ans ?

On craint à l’heure actuelle que l’Internet sonne le glas des médias traditionnels et que les montres connectées rendent obsolètes les téléphones portables et par là même les courts bulletins électroniques ou blogs Internet. Une obsolescence en vue ? Le doute sur la possibilité de l’existence même des médias et la perspective de cinq décennies comme horizon pour leur disparition que présuppose une telle interrogation révèlent le malaise qu’éprouve le milieu. Le jeu vidéo est-il l'avenir de l'info ?