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Corps mutilés, corps réparés

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Greffée des deux bras, elle se remet au piano. Tombée d'un train en marche, elle a eu plusieurs membres sectionnés.

Greffée des deux bras, elle se remet au piano

Caroline, greffée des deux bras, a recommencé à jouer du piano, cinq mois après son terrible accident. Lentement, elle s’avance vers le piano qui trône dans la salle de détente de son centre de rééducation. Et Caroline, avec un seul doigt, appuie sur les touches pour égrener les notes de la célèbre comptine « J’ai du bon tabac dans ma tabatière ». Un moment magique pour cette jeune femme de 37 ans. Car, il y a cinq mois à peine, Caroline était confrontée à ce qu’elle appelle « un film d’horreur » : ses deux bras, sectionnés par les roues d’un train, se trouvaient au milieu des rails de la gare SNCF de Chambéry (Savoie).

Trois heures de rééducation chaque jour Le 14 août dernier, jour de son accident (la jeune femme avait voulu monter dans un train en marche et était tombée sur la voie), les médecins du CHU de Grenoble avaient fait des miracles en réimplantant ses deux bras, sectionnés au-dessus des coudes. La prothèse du futur existe déjà, et elle rend le sens du toucher. PROTHÈSE.

La prothèse du futur existe déjà, et elle rend le sens du toucher

À ce rythme, il deviendra vite très difficile de distinguer une prothèse d'un membre naturel. Car la technologie fait faire des bonds de géant en la matière. Ainsi, la Darpa, laboratoire de recherche du ministère de la Défense américain, a annoncé vendredi 11 septembre 2015 que des chercheurs étaient parvenus à équiper un homme de 28 ans, amputé et paralysé, d'une main artificielle capable de lui rendre le sens du toucher.

Développée par le laboratoire de physique appliquée de l'université Johns Hopkins, l'engin du "futur" a été présenté lors d'un colloque organisé par la Darpa. C'est le branchement dans le cortex sensoriel du patient d'électrodes reliées à la main artificielle qui a permis cette prouesse. Des tests très concluants Dans une première série de tests, les chercheurs ont touché doucement chaque doigt de la main artificielle du patient, qui avait les yeux occultés pour ne pas voir lequel était touché. Des sensations presque naturelles VIDEO. HJ avec AFP. Greffe du visage : une deuxième transplantation à Paris après un premier rejet.

Un homme qui avait reçu une greffe totale du visage il y a quelques années a dû en subir une deuxième récemment, à cause du rejet du premier greffon, ont indiqué dans un communiqué commun vendredi 19 janvier 2018 l'Agence française de la biomédecine et l'AP-HP.

Greffe du visage : une deuxième transplantation à Paris après un premier rejet

L'Agence de la biomédecine et l'AP-HP ajoutent qu'elles n'avaient pas l'intention de rendre cette greffe publique "avant un délai de plusieurs jours, permettant d'avoir davantage d'éléments sur les suites à plus long terme de l'intervention et sur l'état de santé du patient", mais y a été forcée par un article de presse dévoilant l'identité du receveur et donnant des informations sur le donneur. Un cas unique de retransplantation du visage Cette deuxième opération complexe a été réalisée à l'hôpital européen Georges-Pompidou à Paris, par une équipe dirigée par le professeur Laurent Lantieri, spécialiste de ces interventions. Une annonce prématurée en raison de révélations sur le donneur et le receveur CG avec AFP.

Prothèse de genou connectée: un projet innovant face à "une épidémie d'arthrose" Seules une ou deux équipes de recherche dans le monde travaillent actuellement sur un projet similaire, selon le Centre hospitalier régional universitaire (CHRU) de Brest.

Prothèse de genou connectée: un projet innovant face à "une épidémie d'arthrose"

C'est l'équipe brestoise du Latim, le Laboratoire de traitement de l'information médicale, qui est à l'origine de ce projet auquel participe l'Inserm, mais aussi l'Université de Bretagne occidentale (UBO), le centre de recherche IMT Atlantique, ainsi que plusieurs entreprises innovantes. "Il s'agit de développer une prothèse de genou connectée sur mesure, qui sera imprimée en 3D à partir d'un scanner fait sur le patient", a expliqué le professeur Eric Stindel, directeur du Latim lors d'une présentation du projet à la presse.

"Pendant la phase d'impression (de la prothèse, ndlr) on va mettre des tout petits capteurs qui vont permettre de suivre le fonctionnement de cette prothèse une fois qu'elle sera en place et de détecter le plus tôt possible une éventuelle petite anomalie", a-t-il détaillé. Frida Kahlo.