Greffe (médecine) Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Pour les articles homonymes, voir Greffe. Historique C’est vers 1906 que les premières greffes d’organes sur l'homme ont lieu mais elles se soldent toutes par des échecs entraînant la mort du « cobaye humain ». Mathieu Jaboulay et son interne Alexis Carrel font les toutes premières greffes de reins de porcs ou de chèvres sur des femmes mais elles échouent : les patientes atteintes d’insuffisances rénales meurent en quelques jours[2].
Ces échecs permettent de découvrir un des principaux obstacles de la greffe : le rejet. Types de greffe Les types de greffes peuvent être classés suivant l'origine du greffon : Organes transplantés Les transplantations les plus fréquentes sont les transplantations du rein. Transplantation cardiaque. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Schéma d'un cœur transplanté. Historique[modifier | modifier le code] La première transplantation cardiaque a été faite par Christiaan Barnard, chirurgien cardiaque au Cap en Afrique du Sud, le 3 décembre 1967. Il est suivi par Norman Shumway aux États-Unis quelques mois plus tard. Les premiers greffés, à de rares exceptions près, ne survivaient pas plus de quelques semaines à l'intervention, essentiellement en raison du problème des rejets : réaction de l'hôte contre le greffon considéré comme un corps étranger. Les années 1980 voient apparaître les premières transplantations cœur-poumon ainsi que les premiers cœurs artificiels, posés le plus souvent en attente d'un cœur compatible.
En 1986, les professeurs Alain Carpentier et Gilles Dreyfus procèdent à la première transplantation d’un patient sous cœur artificiel en Europe (Lancet)[2]. Indication[modifier | modifier le code] Technique[modifier | modifier le code] Transplantation. Transplantation d'organes. Le manque d'organes est responsable de plus de 400 décès chaque année.
A l'origine de ce terrible bilan, un taux de refus qui reste élevé. En informant plus clairement et en mettant fin à de trop nombreux préjugés, Doctissimo vous rappelle l'enjeu médical et humain de la transplantation d'organes. Qui peut être donneur ? Historique de la greffe. Si le XIXème Siècle est parsemé d'expériences de greffes tissulaires, peau, joues de lapin, queues de rat ... l'histoire de la greffe d'organes se concentre sur le XXème Siècle.
L'évolution est marquée par plusieurs acquisitions fondamentales, autant de préalables à cette progression. Premier préalable : la suture vasculaire. Les écoles de Vienne et de Lyon avec ULMAN et CARREL qui prolongera son travail aux U.S.A., seront pionnières des greffes chez l'animal, reins, cœur... En 1906, JABOULAY greffe un rein de chèvre au coude d'une femme urémique. En 1933, le Russe VORONOY publie la première greffe rénale à partir d'un rein de cadavre. Second préalable : l'immunosuppression. En 1952, DAUSSET publie ses travaux sur le système HLA.
Troisième préalable : la mort cérébrale. A la même période en 1959, l'école neurologique parisienne et en particulier celle de MOLLARET décrivent l'état de mort cérébrale ouvrant ainsi le champ immense du prélèvement à cœur battant. La transplantation. Définitions (Source : Dictionnaire de Médecine Flammarion, 7ème édition, 2001) Transfert d'un organe entier d'un donneur, impliquant le rétablissement de la continuité vasculaire afférente et efférente de cet organe avec l'appareil circulatoire du receveur.
Cette définition distingue la transplantation de la greffe, qui consiste en un transfert de tissu ou de partie d'organe. Cependant dans un sens plus élargi le terme "greffe" est aujourd'hui employé pour parler de transplantation. On distingue : autotransplantation, autogreffe = effectuée sur le même individu, isotransplantation, isogreffe = effectuée sur un individu isogénique, homotransplantation, allogreffe = effectuée sur un individu non isogénique de la même espèce, hétérotransplantation, xénogreffe = effectuée sur un individu d'une espèce différente. Consulter notre dossier sur la xénogreffe et la xénotransplantation Legislation. Transplantation d’organes. La transplantation rénale reste de loin la plus fréquente : environ 3 000 chaque année en France (3 232 en 2014).
Qu'elle soit due au diabète ou à d'autres maladies, l'insuffisance rénale condamne les patients à subir régulièrement des séances de dialyse. La transplantation améliore leur survie et restaure une vie normale. Malgré sa lourdeur initiale, elle coûte finalement moins à la collectivité qu'une obligation de dialyse à vie. Une personne en bonne santé pouvant vivre avec un seul rein, il arrive que des proches des malades en donnent un. En 2014, plus de 500 reins de donneurs vivants ont ainsi été greffés en France. Dans plus de la moitié des cas, la décision de greffer un foie fait suite à une cirrhose, qu'elle soit alcoolique ou due à des maladies comme les hépatites C et B ou des pathologies des voies biliaires.
Procédure plus récente, la greffe des poumons se développe actuellement (327 en 2014).