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A contre-champ. Entretien avec Dominique Belpomme. Futuremag: Professeur Belpomme, pouvez-nous nous expliquer ce qu'est l’hypersensibilité électromagnétique?

A contre-champ. Entretien avec Dominique Belpomme

Dominique Belpomme: Pour commencer, il faut savoir que nous sommes tous électrosensibles. Les oiseaux, les abeilles, réagissent à des champs magnétiques, comme les humains. Le problème intervient en situation d’ ”hyper” électrosensibilité. Elle est provoquée par un abaissement du seuil de tolérance aux ondes, qui rend le sujet plus sensible au champ électromagnétique qui l’entoure. S’il n’est pas traité à temps, il finit par être intolérant à tous les spectres de longueurs d’ondes. Lors d’une interview pour “Radio Courtoisie”, vous avez dit que nous “avons tous des magnétosomes”, et que nous sommes tous “des électrosensibles qui s’ignorent”.

Les magnétosomes sont des récepteurs aux champs électromagnétiques au niveau du système nerveux. Deux aspects jouent un rôle primordial. Pr Belpomme : "L’électrosensibilité n’est pas une maladie psychiatrique" Ce que l'on sait sur l'électrosensibilité. Est-il dangereux d'habiter près d'une ligne à haute tension ?

AVIS D'EXPERT- Le Pr André Aurengo, chef du service de médecine nucléaire à la Pitié-Salpêtrière, fait le point sur les risques liés à une exposition aux champs électriques magnétiques.

Est-il dangereux d'habiter près d'une ligne à haute tension ?

Le risque pour la santé des personnes exposées aux champs électriques et magnétiques de fréquence extrêmement basse (50-60 Hz dits «EBF») a été largement étudié car tous les pays développés sont concernés. Depuis plus de trente ans, les recherches n'ont pu établir aucun effet sanitaire et aucun mécanisme par lequel ces champs pourraient être dangereux n'a été mis en évidence. Cependant, la communauté scientifique reste divisée et la méfiance de la population ne désarme pas. Mystérieux, invisibles, impalpables et d'autant plus menaçants, ces EBF seraient ainsi responsables, pour 75 % des Européens, de plus de stress, de nervosité, d'irritabilité et d'insomnies, mais surtout de l'augmentation du nombre des cancers, notamment des leucémies infantiles.

Cancer: des preuves «limitées» Le calvaire quotidien d'une allergique aux ondes. TEMOIGNAGE - L'Assemblée a adopté jeudi une proposition de loi de compromis pour limiter l'exposition aux ondes électromagnétiques, en dépit de l'opposition de l'UMP et des entreprises de télécoms.

Le calvaire quotidien d'une allergique aux ondes

Agnès, haut-fonctionnaire parisienne et électrosensible a confié au Figaro sa souffrance qui n'est pas reconnue par la société. «Être électrosensible signifie se battre tous les jours pour continuer à mener une vie normale. Je sais par exemple que je suis physiquement incapable de me rendre au quartier d'affaires de la Défense, à Paris. Là bas, les ondes y sont tellement concentrées que je ferais une crise instantanément. Quand je suis dans une zone critique, je ressens une horrible impression de fourmillement électrique dans tout mon corps, c'est comme si le programme essorage était enclenché dans mon cerveau. Électrosensibilité, la maladie imaginaire du XXIème siècle. Par Patrick Leforges En France, l’hypersensibilité aux ondes magnétiques n’est pas une maladie.

Acteur: le journaliste Patrick Leforges pour Contrepoints statut: journaliste catégorie: profane éclairé objectifs génériques: présenter l'hypersensibilité (une pathologie psychologique) et les risques de fraudes qu'une reconnaissance de ce syndrome pourrait entraîner rattachement à une organisation: Contrepoints, quotidien valeurs et pratiques: investigations journalistiques sous l'angle libéral registre émotionnel: volonté de dénoncer une conspiration, d'alerter face à la possibilité de fraude, de réaffirmer le caractère psychologique de la pathologie concernement: en tant que membre de la société pour les financements publics registre émotionnel: peur, colère, méfiance Objet du débat: présentation de l'hypersensibilité comme une pathologie psychologique au mieux (une maladie imaginaire sinon), rappel de l'absence de reconnaissance officielle du syndrome par les institutions médicales et de l'absence de cas juridique suffisant à faire jurisprudence (reconnaissance par la justice d'un handicap à l'électrosensibilité en août 2015 devant le tribunal du contentieux mais pas la Cour de cassation), risque de fraudes et de régressions technologiques provoquées par les partisans d'une reconnaissance du syndrome comme maladie. – controverse2017

Pourtant, les recours en tout genre fleurissent pour voir sanctionner la présence d’antennes-relais ou de boîtiers électriques communicants, prétendument nocifs.

Électrosensibilité, la maladie imaginaire du XXIème siècle

En réalité, c’est bel et bien la réalisation du progrès technologique que l’on empêche. Il ne faut pas confondre précaution et inertie. Si la première peut s’avérer nécessaire dans certains cas, l’invoquer à outrance mène souvent à l’immobilisme et, en termes technologiques, à l’absence de progrès. L’électrosensibilité n’est pas reconnue comme maladie en tant que telle Wifi, antennes-relais, appareils électromagnétiques en tout genre : aucun n’échappe aujourd’hui aux cris d’orfraie des prétendus défenseurs d’une humanité vidée de toute technologie, alléguant à tout-va l’hypersensibilité aux ondes des individus pour contrecarrer la moindre avancée « scientifique ».

Deux précisions cependant. Electrosensibilité : que dit la science ? ELECTROSENSIBLE.

Electrosensibilité : que dit la science ?

Pour la première fois en France, une femme attribuant son invalidité à une hyper-électrosensibilité s'est vue accorder une allocation adulte handicapé (AAH) dans un jugement rendu par le tribunal du contentieux de l'incapacité de Toulouse. Une décision qui pourrait faire jurisprudence et ravive le débat scientifique autour de la question : les symptômes dont souffrent les hyper électrosensibles autodéclarés sont-ils véritablement dus aux champs magnétiques quasi omniprésents aujourd'hui ? La réponse est loin de faire consensus. Selon les sources, très variables (1), il y aurait entre 70.000 personnes et jusqu'à 2% de la population qui attribuent aux ondes électromagnétiques les symptômes très divers dont elles souffrent : maux de tête, fatigue inexpliquée, troubles visuels et de l'audition, problèmes de peau (irritation, rougeurs, sensations de brûlure...), troubles du rythme cardiaque, de la mémoire à court terme, etc.