La taxe Google bientôt remise au goût du jour. La «taxe Google» -une formule imaginée à l'époque par un Jacques Toubon désireux d'avoir une caisse de résonance médiatique- va bientôt revenir sur le devant de la scène. Les auditions de la mission commanditée conjointement par Pierre Moscovici, Arnaud Montebourg, Jérôme Cahuzac et Fleur Pellerin vont commencer sous peu.
Le rapport rédigé par l'inspecteur des finances Nicolas Colin et le conseiller d'Etat Pierre Collin sera remis en décembre. Entre temps, vers la mi-octobre, un voyage d'étude visant à tester auprès d'un public averti différentes hypothèses est également programmé. Parcours du combattant Bercy n'a pas précisé les contours de la mission. De bonne source, les deux missionnés comptent aborder tous les dispositifs actuellement en vigueur, qu'il s'agisse du crédit d'impôt recherche, du statut de jeune entreprise innovante, et des dispositifs de niches fiscales (FCPI, ISF PME). Ces mesures sont généralement présentées comme étant à l'avantage des entreprises. Aurélie Filippetti et Pierre Lescure ont présenté la feuille de route de la mission Lescure. "La feuille de route est claire mais la route est large", a introduit Pierre Lescure, mardi devant la presse, lors du lancement de la mission Culture-acte 2. A la fin de l'été, l'ancien P-DG de Canal + s'est vu confié par François Hollande cette concertation sur la politique culturelle face aux enjeux numériques.
A ses côtés, dans l'auditorium Colbert de la galerie du même nom, la ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, a présenté les grands axes de cette mission qui a pour but de "refonder la culture". Ce sera un débat "public", "pas à huis clos", "pas parisien" et "pas franco-français", a-t-elle assuré. Soulignant que la culture est "un facteur de croissance" et un "gisement d'emplois", Aurélie Filippetti souhaite rétablir un "équilibre sain et juste" entre tous les acteurs de la chaîne, en "amont comme en aval".
Tout en permettant au" plus grand nombre" un accès à la culture "le plus large" possible. Multiplier massivement l'offre légale La "taxe Google" étudiée. A. Filippetti : Google doit « participer au financement de l’information » Par Charlie Braume, le 18 septembre 2012 13:05 L’idée de la fameuse Taxe Google fait à nouveau son chemin au ministère de la Culture comme à Bercy. Mais les éditeurs de la presse en ligne ne sont pas solidaires avec la presse quotidienne papier. Aurélie Filippetti, ministre de la Culture et de la Communication, semble résolue à changer la donne en matière de presse numérique quitte à ne pas toujours tenir un discours très cohérent.
Il y a quelques jours, dans une interview accordée au magazine Polka, elle regrettait que la presse Web ne soit pas suffisamment «éditorialisée». Cette fois-ci elle ne semble plus partager cet avis puisqu’elle pense que le bon contenu des quotidiens parfaitement éditorialisé est au contraire beaucoup trop accessible sur le Net via les moteurs de recherche et les agrégateurs d’actualités. Du coup Aurélie Filippetti repart en croisade et apporte à son tour son soutien à l’idée de taxe Google… Hadopi, fiscalité de Google, etc : Lescure en charge des sujets qui fâchent. Musique, cinéma, audiovisuel, presse, photo... Aurélie Filippetti a donné mardi le coup d'envoi de la mission confiée à Pierre Lescure, chargé de faire d'ici à mars 2013 des propositions de réforme de la filière culturelle. « Fonds de soutien au cinéma, chronologie des médias, prix unique du livre, obligations des chaînes de télévision : il faut réécrire cet édifice établi dans les années 1980 », a affirmé la ministre de la Culture.
La poursuite des pirates bientôt au panier La ministre a certes maintenu parmi les objectifs de Pierre Lescure « la lutte contre le téléchargement illégal », histoire de montrer qu'elle n'accordait pas (complètement) aux internautes un passeport pour le piratage... Mais la poursuite des internautes devant les tribunaux, gravée dans la loi Hadopi, devrait disparaître. En témoigne la déclaration Pierre Lescure sur son expérience à Canal Plus. « J'avais toutes les 6 semaines une réunion sur le piratage. Projet de proposition de loi sur les droits voisins pour les organismes de presse. Taxe Google : “Télérama” dévoile le projet des éditeurs de presse - L'actu Médias / Net. Pour sauver la presse, il faut taxer Google disent les éditeurs dans un projet de loi qu'ils viennent de transmettre au gouvernement. “Télérama” en a obtenu la copie. Dura lex, sed lex. La loi est dure, mais c’est la loi.
Sauf quand il n’y en a pas. Usée à force de tendre sa sébile devant l’Etat (pour toucher des subventions), la presse a décidé de renouveler un vœu déjà exprimé sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy : taxer Google et son milliard et demi d’euros de chiffre d’affaires en France en 2011. Depuis la semaine dernière, la toute jeune association de la presse d’information politique et générale (IPG, créée en mai 2012) se met en ordre de bataille, trois ans après les premières déclarations de Laurent Joffrin, grand militant de cette cause.
Présidée par Nathalie Collin, la coprésidente du directoire du Nouvel Observateur, l’association, a transmis au gouvernement une proposition de projet de loi visant à créer un système de droits voisins sur l’indexation des contenus.