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Traitement de l'information

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Liberté d'expression

Images / Choix iconographiques. Publicité. Propagande. Hiérarchie de l'information. Comment Google modifie les frontières selon le pays de connexion. Vous pensiez obtenir des données objectives lors de vos recherches sur Google ?

Comment Google modifie les frontières selon le pays de connexion

Détrompez-vous ! Dans de nombreux cas, Google s’adapte au contexte politique, et donne au lecteur ce qui est conforme à la vision de son pays. Sur cet exemple repéré par l’excellent compte Twitter @Amazing_Maps, le résultat d’une recherche de cartes n’est pas le même selon que l’on se connecte à Google d’Allemagne, d’Inde ou de Chine.

How Google keeps everyone happy / Comment Google fait plaisir à tout le monde (Amazing_Maps) Les conflits frontaliers sont ainsi gommés pour se mettre en conformité avec l’opinion du pays. Faut-il faire de l’information positive ? Le « Guardian » lance une série baptisée « half full », « à moitié plein », qui proposera un journalisme « constructif » , centré sur les solutions plutôt que des problèmes.

Faut-il faire de l’information positive ?

La guerre, le terrorisme, la corruption et les crises politiques font bien souvent l’ouverture des journaux télévisés et la « une » des sites d’information. On finirait par penser qu’il ne se passe que des choses atroces dans le monde. Or, il se passe aussi beaucoup de choses positives, dont l’impact est peut-être moins immédiat, moins « transformateur » à court terme qu’une crise géopolitique, mais tout aussi essentiel : on repousse des épidémies, on invente de nouveaux médicaments, on apprend peu à peu à dépenser moins d’énergie… De nombreuses études psychologiques ont montré que les gens préfèrent les actualités négatives. Un vieil adage des rédactions anglo-saxonnes dit d’ailleurs « if it bleeds, it leads », « s’il y a du sang, ça fait la une ». Liens entre émotion et viralité « Solutions, innovations, réponses » Le circuit d'une dépêche AFP. « 64 % de ce qui est publié en ligne est du copié-collé pur et simple »

Doit-on être surpris par de telles estimations ?

« 64 % de ce qui est publié en ligne est du copié-collé pur et simple »

Probablement pas. D’une part, ce résultat est cohérent avec les principaux résultats de la littérature existante, et en particulier avec les travaux de P. J. Boczkowski, qui a mis en évidence l’homogénéisation de la production d’actualités en ligne en Argentine à partir d’une approche qualitative[+] NoteBoczkowski, P. J., News at Work, op. cit. [11]. Histoire de la caricature - Histoire-géographie - Éduscol. Encore disponible sur Arte+7, ce documentaire très riche et facile d’accès permettra aux enseignants et à leurs élèves de travailler plus particulièrement sur :

Histoire de la caricature - Histoire-géographie - Éduscol

La concentration des médias menace le pluralisme. Julia Cagé est professeure d’économie à Sciences Po Paris et auteure de Sauver les médias.

La concentration des médias menace le pluralisme

Capitalisme, financement participatif et démocratie (éditions du Seuil). On assiste à une concentration exceptionnelle dans le paysage médiatique français. Mais, compte-tenu de la crise dans laquelle sont plongés les médias, est-ce que cette concentration n’est pas inévitable ? Julia Cagé : Il y a deux choses qui sont en train de se passer. Les médias face à une crise de confiance généralisée (INA, 2017) Si la télévision et Internet sont les médias en lesquels les sondés ont le moins confiance, ils sont pourtant les deux moyens d’information principalement utilisés.

Les médias face à une crise de confiance généralisée (INA, 2017)

La télévision garde une position de leader écrasante en étant la source principale d’information pour 48 % des Français, malgré une perte de 6 points, suivie par Internet (25 %, +5 points), la radio (20 %, +2 points) et le journal (6 %, -1 point). Sur le net, les sites et applications mobiles des titres de presse sont les plus plébiscités puisque 35 % des utilisateurs réguliers en font leur source principale d’information, suivis des réseaux sociaux, qui progressent de 5 points pour s’établir à 24 % des utilisateurs réguliers d’Internet. Le baromètre met en évidence un premier paradoxe concernant l’usage des réseaux sociaux. Car s’ils deviennent, en effet, la première source d’information pour de plus en plus d’internautes, 73 % des sondés disent ne pas faire confiance aux informations qui y circulent.

Les radios sont unanimes : vive le bipartisme ! À la radio, les matinales ont réellement débuté leur campagne en septembre 2016 en donnant la parole aux membres du Parti socialiste et des Républicains.

Les radios sont unanimes : vive le bipartisme !

Pour les autres, il n’est resté que quelques miettes à se partager. L’élection présidentielle française se déroulera les 23 avril et 7 mai 2017. Pourtant, la campagne dans les médias avait déjà commencé en octobre 2012 dans Le Journal du Dimanche : « Le JDD a refait le match de la dernière présidentielle. Six mois après, Nicolas Sarkozy serait en tête au premier tour et les deux candidats [Nicolas Sarkozy et François Hollande] à égalité au second. » (14 octobre 2012) Cette information inutile n’est que la première d’une longue série. Quatre ans plus tard, en septembre 2016, débute donc la grande rentrée de la campagne présidentielle.

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