background preloader

Les SCOP

Facebook Twitter

Travailler autrement grâce aux coopératives, une innovation sociale soutenue par la gauche et ignorée par la droite - Basta ! Les coopératives de salariés étaient à l’honneur de la précédente campagne présidentielle.

Travailler autrement grâce aux coopératives, une innovation sociale soutenue par la gauche et ignorée par la droite - Basta !

Elles incarnaient un rempart face à la rapacité des marchés financiers : partage plus équitable des bénéfices, gouvernance participative, écarts de salaires limités, meilleure résistance que les entreprises classiques… Cinq ans plus tard, les coopératives sont plus nombreuses et embauchent proportionnellement davantage que leurs homologues capitalistes. Mais elles ont quasiment disparu du débat politique. Seuls les programmes de Benoît Hamon, auteur d’une loi sur l’économie sociale et solidaire, et de Jean-Luc Mélenchon, encouragent clairement ce modèle encore marginal. Une tasse de « 1 336 » ? Le thé des ex-Fralib arrive dans les rayons de la grande distribution. La mise en rayon des premières boîtes de « 1 336 », ou le « nombre de jours de lutte » avec Unilever, est l’aboutissement d’un conflit social qui a opposé les salariés de sa filiale Fralib au géant anglo-néerlandais.

Une tasse de « 1 336 » ? Le thé des ex-Fralib arrive dans les rayons de la grande distribution

Symboles de la victoire ouvrière remportée après 1 336 jours de lutte en mai 2014, les boîtes de thé « 1336 » de la coopérative de production Scop-TI, lancée par les ex-salariés en lutte de Fralib, ont fait, vendredi 25 septembre, leur arrivée sur les rayons de la grande distribution, dans un hypermarché Auchan d’Aubagne. Aboutissement d’un conflit social de plusieurs années, la mise en rayon des premières boîtes, vendues 2,99 euros l’unité, a débuté autour d’un petit stand de dégustation. Le magasin choisi, l’Auchan d’Aubagne, est symbolique pour avoir été régulièrement « dévalisé » par les salariés en lutte, qui y retiraient des rayons les produits Unilever.

Lire aussi A Gémenos, les ex-Fralib repassent à l’heure du thé 19,26 millions d’euros. Colombes : des employés sauvent leur entreprise de la liquidation judiciaire. La société Reprotechnique, située à Colombes dans les Hauts-de-Seine, spécialisée en reprographie a été sauvée de justesse par ses employés en juillet dernier.

Colombes : des employés sauvent leur entreprise de la liquidation judiciaire

Une cinquantaine de salariés ont pris le risque d'investir leur argent personnel dans leur entreprise menacée de fermeture, et devenue désormais une société coopérative et participative (Scop), et ont ainsi sauvé leur emploi. Ils ont apporté au total 300 000 €, à raison d'une participation d'un minimum de 500 € chacun. Une belle aventure, qui a permis à Reprotechnique, créée en 1963, de continuer à vivre malgré son placement judiciaire. C'est au tribunal que certains salariés ont eu l'idée de se renseigner sur les Scop.

L'un d'eux a appelé l'union régionale des Scop et le sauvetage était en route. Cas d'école : deux exemples de reprise réussie - Les Echos. Qu'est-ce qu'une Scop ? Les Scop, Sociétés coopératives et participatives, désignent les entreprises à statut Scop (Société coopérative de production) et à statut Scic (Société coopérative d’intérêt collectif).

Qu'est-ce qu'une Scop ?

Soumises à l’impératif de profitabilité comme toute entreprise, elles bénéficient d’une gouvernance démocratique et d’une répartition des résultats prioritairement affectée à la pérennité des emplois et du projet d’entreprise. Les deux formes juridiques de Sociétés coopératives et participatives : La Scic Dans une Scic, les mécanismes coopératifs et participatifs sont identiques à ceux de la Scop. Commodo, un exemple de reprise d'entreprise en scop. CBP avait déposé le bilan suite à la maladie puis au décès de son dirigeant.

Commodo, un exemple de reprise d'entreprise en scop

Les associés restant ont recherché une solution pour que l’entreprise continue à vivre. Etudiant diverses possibilités, ils ont opté pour le statut scop. L'histoire de l'entreprise devenue coopérative. Il était une fois… une entreprise qui s’apprêtait à mettre la clef sous la porte lorsque, un beau jour, ses salariés décidèrent de la reprendre.

L'histoire de l'entreprise devenue coopérative

Cette histoire, c’est celle de Reprotechnique à Colombes (92), spécialiste de l’impression numérique. Depuis juillet dernier, elle a rejoint les rangs des quelque 300 sociétés coopératives (Scop) en Île-de-France. Mais, avant d’en arriver là, il aura fallu passer par des hauts et des bas. « On a connu nos premières difficultés suite à la crise de 2009, raconte Olivier Crus, devenu dirigeant de la structure. Cela a débouché sur une importante restructuration qui nous a permis de régler certains problèmes mais pas de rembourser nos dettes. » Très vite, le besoin de liquidités devient crucial. Un actionnariat 100% salarié. Des exemples partout en France. Les Scop ont le vent en poupe. Pourquoi ne pas entreprendre en SCOP ?Redressement et Liquidation des petites entreprises. Les SCOP (sociétés coopératives et participatives) ont depuis le début de la crise le vent en poupe dans les médias : le Figaro, les Echos, l’Humanité … Bref elles transcendent les différences politiciennes et s’affichent comme une solution à ne pas négliger pour pérenniser l’activité économique en France.

Pourquoi ne pas entreprendre en SCOP ?Redressement et Liquidation des petites entreprises

La reprise par le management et les salariés de certains fleurons économiques régionaux les a sauvé d’une disparition et des créations sous cette forme ont fait émerger des belles PME : Ceralep en Rhône-Alpes, SICOB en Poitou-Charentes, Fontanille en Haute-Loire, Scopelec dans le Midi … Cependant elles restent méconnues du grand public et des porteurs de projet, qui parfois aussi ne veulent pas en entendre parler – à tort. Peu d’entrepreneurs individuels pensent à réaliser ou tester leur projet en SCOP : il existe pourtant des structures SCOP dites « Coopératives d’Entrepreneurs » qui permettent de démarrer votre projet en sécurité. Comment et pourquoi entreprendre en SCOP ? 40 ans après "Lip", le modèle coopératif reste une alternative aux restructurations.

Le 18 juin 1973, les ouvriers de Lip relançaient pour leur propre compte la production de montres à Besançon.

40 ans après "Lip", le modèle coopératif reste une alternative aux restructurations

Cette aventure reste, 40 ans plus tard, une référence en matière d'action collective. "C'est possible, on fabrique, on vend, on se paie ! " Histoire. Au cours des trois premiers quarts du 19ème siècle, les ouvriers cherchent à défendre leur droit au travail et leur autonomie.

Histoire

Des associations ouvrières sont créées de façon clandestine, la loi Le Chapelier de 1791 les interdisant. Les apports de théoriciens et de praticiens utopistes, popularisant les idées de communauté et de démocratie, ont contribué à faire émerger le mouvement de la coopération de production. Les coopératives ouvrières et les Scop du 10 avril 2014 - France Inter. Le mouvement coopératif a été assez fort en France, dès les années 1840, pour s'inscrire dans les replis de la loi.

Les coopératives ouvrières et les Scop du 10 avril 2014 - France Inter

En 1947 puis en 1978, deux textes lui sont spécifiquement dédiés, le second définit précisément les sociétés coopératives ouvrières de production. Aujourd'hui les scop semblent avoir le vent en poupe. On va répétant qu'elles dessinent une issue pour de nombreuses entreprises en liquidation. Ce qui est sûr, c'est que si elles réunissaient autant de parts dans la consommation réelle qu'elles obtiennent d'interventions dans les medias, leur avenir serait radieux.

Benoît Hamon promettait pour le quinquennat un "choc coopératif"; cependant, aujourd'hui, l'Economie Sociale et Solidaire dont il était ministre délégué n'est plus qu'un attribut du secrétariat d'Etat au Commerce, à l'Artisanat et à la Consommation. Chiffres clés 2015. > Les Scop et Scic toujours plus nombreuses Sur l’année 2015, les Scop et les Scic affichent une fois de plus une belle progression en termes de créations d’entreprises avec 319 nouvelles coopératives. Désormais, les Sociétés coopératives et participatives totalisent 2 855 entreprises, en progression de 6 % en un an, elles emploient près de 51 500 salariés (+2 %) et génèrent 4,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires (+3 %). Avec une progression de 6 % en 2015, le rythme des créations de Scop et de Scic est relativement plus soutenu que celui des sociétés françaises qui a été de 4 % dans la même période*.

Bilan 2015.