background preloader

Février 2017

Facebook Twitter

Passagere du Silence Fabienne Verdier.

Tout quitter du jour au lendemain pour aller chercher, seule, au fin fond de la Chine communiste, les secrets oubliés de l'art antique chinois, était-ce bien raisonnable ? Fabienne Verdier ne s'est pas posé la question : en ce début des années 1980, la jeune et brillante étudiante des Beaux-Arts est comme aimantée par le désir d'apprendre cet art pictural et calligraphique dévasté par la Révolution culturelle. Et lorsque, étrangère et perdue dans la province du Sichuan, elle se retrouve dans une école artistique régie par le Parti, elle est déterminée à affronter tous les obstacles : la langue et la méfiance des Chinois, mais aussi l'insupportable promiscuité, la misère et la saleté ambiantes, la maladie et le système inquisitorial de l'administration... Dans un oubli total de l'Occident, elle devient l'élève de très grands artistes méprisés et marginalisés qui l'initient aux secrets et aux codes d'un enseignement millénaire. De cette expérience unique sont nés un vrai récit d'aventures et une œuvre personnelle fascinante, qui marie l'inspiration orientale à l'art contemporain, et dont témoigne son extraordinaire livre d'art L'Unique Trait de pinceau (Albin Michel). – clr987

En Avant, Route ! Alix de Saint Andre.

Alix de Saint-André a pris trois fois la route de Compostelle. La première fois, elle est partie de Saint-Jean-Pied-de-Port, sur le chemin français, avec un sac plein d'idées préconçues, qui se sont envolées une à une, au fil des étapes. La deuxième fois, elle a parcouru le chemin anglais depuis La Corogne, lors d'une année sainte mouvementée. L'ultime voyage fut le vrai voyage, celui que l'on doit faire en partant de chez soi. Des bords de Loire à Saint-Jacques-de-Compostelle, de paysages sublimes en banlieues sinistres, elle a rejoint le peuple des pèlerins qui se retrouvent sur le chemin, libérés de toute identité sociale, pour vivre à quatre kilomètres-heure une aventure humaine pleine de gaieté, d'amitié et de surprises. Sur ces marcheurs de tous pays et de toutes convictions, réunis moins par la foi que par les ampoules aux pieds, mais cheminant chacun dans sa quête secrète, Alix de Saint-André, en poursuivant la sienne, empreinte d'une gravité mélancolique, porte, comme à son habitude, un regard à la fois affectueux et espiègle. – clr987

Photo de groupe au bord du fleu Emmanuel Dongala.

Ce matin, quand Méréana se réveille, elle sait que la journée qui l'attend ne sera pas comme les autres. Elles sont une quinzaine à casser des blocs de pierre dans une carrière au bord d'un fleuve africain. Elles viennent d'apprendre que la construction d'un aéroport a fait considérablement augmenter le prix du gravier, et elles ont décidé ensemble que le sac qu'elles cèdent aux intermédiaires coûterait désormais plus cher, et que Méréana serait leur porte-parole dans cette négociation. L'enjeu de ce qui devient rapidement une lutte n'est pas seulement l'argent et sa faculté de transformer les rêves en projets - recommencer des études, ouvrir un commerce, prendre soin de sa famille... Malgré des vies marquées par la pauvreté, la guerre, les violences sexuelles et domestiques, l'oppression au travail et dans la famille, les "casseuses de cailloux" découvrent la force collective et retrouvent l'espoir. Cette journée ne sera pas comme les autres, c'est sûr, et les suivantes pourraient bien bouleverser leur existence à toutes, à défaut de changer le monde. Par sa description décapante des rapports de pouvoir dans une Afrique contemporaine dénuée de tout exotisme, Photo de groupe au bord du fleuve s'inscrit dans la plus belle tradition du roman social et humaniste, l'humour en plus. – clr987

Une femme fuyant l'annonce David Grossman.

Présentation de l'éditeur Ora, une femme séparée depuis peu de son mari Ilan, quitte son foyer de Jérusalem et fuit la nouvelle tant redoutée : la mort de son second fils, Ofer, qui, sur le point de terminer son service militaire, s’est porté volontaire pour « une opération d'envergure » de vingt-huit jours dans une ville palestinienne. Comme pour conjurer le sort, elle décide de s’absenter durant cette période : tant que les messagers de la mort ne la trouveront pas, son fils sera sauf. La randonnée en Galilée qu’elle avait prévue avec Ofer, elle l’entreprend avec Avram, son amour de jeunesse, pour lui raconter son fils. Elle espère protéger son enfant par la trame des mots qui dessinent sa vie depuis son premier souffle, et lui éviter ainsi le dernier. À travers le destin bouleversant d’une famille qui tente à tout prix de préserver ses valeurs et ses liens affectifs, l’auteur nous relate l’histoire de son pays de 1967 à nos jours et décrit avec une force incomparable les répercussions de cet état de guerre permanent sur la psyché des Israéliens, leurs angoisses, leurs doutes, mais aussi la vitalité, l’engagement, et l’amour sous toutes ses formes. Biographie de l'auteur Né à Jérusalem en 1954 David Grossman est l'auteur réputé de nombreux romans abondamment primés. Il est aussi l'essayiste engagé de trois essais qui ont ébranlé l'opinion israélienne et internationale, notamment Le Vent jaune, qui a précédé la première Intifada. En 2010, il a reçu en Allemagne le Prix de la Paix des éditeurs et des libraires allemands. Il est Officier de l'Ordre des Arts et des lettres. – clr987

Le Chemin Des Ames Joseph Boyden.

1919. Nord de l'Ontario. Niska, une vieille Indienne, attend sur un quai de gare le retour d'Elijah, un soldat qui a survécu à la guerre. A sa grande surprise, l'homme qui descend du train est son neveu Xavier qu'elle croyait mort, ou plutôt son ombre, méconnaissable. Pendant trois jours, à bord du canoë qui les ramène chez eux, et tandis que sa tante essaie de le maintenir en vie, Xavier revit les heures sombres de son passé : l'engagement dans l'armée canadienne avec Elijah, son meilleur ami, et l'enfer des champs de bataille en France... – clr987

La Ballade de Lila K Blandine Le Callet.

La ballade de Lila K, c’est d’abord une voix : celle d’une jeune femme sensible et caustique, fragile et volontaire, qui raconte son histoire depuis le jour où des hommes en noir l’ont brutalement arrachée à sa mère, et conduite dans un Centre, mi-pensionnat mi-prison, où on l’a prise en charge. Surdouée, asociale, polytraumatisée, Lila a tout oublié de sa vie antérieure. Elle n’a qu’une obsession : retrouver sa mère, et sa mémoire perdue. Commence alors pour elle un chaotique apprentissage, au sein d’un univers étrangement décalé, où la sécurité semble désormais totalement assurée, mais où les livres n’ont plus droit de cité. Au cours d’une enquête qui la mènera en marge de la légalité, Lila découvrira peu à peu son passé, et apprendra enfin ce qu’est devenue sa mère. Sa trajectoire croisera celle de nombreux personnages, parmi lesquels un maître érudit et provocateur, un éducateur aussi conventionnel que dévoué, une violoncelliste neurasthénique en mal d’enfant, une concierge vipérine, un jeune homme défiguré, un mystérieux bibliophile, un chat multicolore... Roman d’initiation où le suspense se mêle à une troublante histoire d’amour, La ballade de Lila K est aussi un livre qui s’interroge sur les évolutions et possibles dérives de notre société. – clr987

La marche de Mina Yoko Ogawa.

Après le décès de son père, alors que sa mère part suivre une formation professionnelle, la petite Tomoko, douze ans, va passer un an chez son oncle et sa tante. Tout dans la belle demeure familiale est singulièrement différent de chez elle : sa cousine Mina passe ses journées dans les livres et collectionne des boîtes d'allumettes illustrées qui lui inspirent des histoires minuscules; un hippopotame nain vit dans le jardin ; l'oncle a des cheveux châtains, il dirige une usine d'eau minérale et sa mère se prénomme Rosa. A travers la littérature étrangère, les récits de Rosa sur son Allemagne natale et la retransmission des Jeux olympiques de Munich à la télévision, Tomoko découvre l'au-delà de son archipel, un morceau d'Europe et une autre réalité. Hommage aux amitiés rêveuses de l'enfance, La Marche de Mina est un roman d'initiation combinant étrangeté et tendresse, nostalgie et ironie insouciante. – clr987

Inconnu a cette adresse Kressmann Taylor.

Martin Schulse, Allemand et Max Eisenstein, juif Américain, sont deux galeristes associés, aux États-Unis. Ils sont surtout deux amis fervents, deux frères. Malgré l'installation de Martin à Munich, ils poursuivent leur amitié à travers des lettres chaleureuses, passionnées. En juillet 1933 pourtant, les doutes et le malaise de Martin face aux remous du gouvernement allemand font vite place à un antisémitisme que ne tempère plus la moindre trace d'affection. D'une cruauté imparable, sa décision tombe comme une sentence : "Ici en Allemagne, un de ces hommes d'action énergiques, essentiels, est sorti du rang. Et je me rallie à lui." Max ne peut se résoudre à une telle révolution, sentimentale et politique. Inspirée de quelques lettres réelles, cette courte nouvelle publiée en 1938 par une "mère au foyer" américaine surprend. Par sa forme diabolique superbement maîtrisée d'abord et son aspect visionnaire ensuite : en soixante pages à peine, l'auteur parvient en effet à capter avec justesse l'Histoire en marche et à nous faire saisir, à travers le drame intime des deux personnages, toute la tragédie qui se joue outre-Atlantique. Laure Anciel – clr987

Voyage au bout de la Nuit Louis Ferdinand Celine.

"- Bardamu, qu'il me fait alors gravement et un peu triste, nos pères nous valaient bien, n'en dis pas de mal !... - T'as raison, Arthur, pour ça t'as raison ! Haineux et dociles, violés, volés, étripés et couillons toujours, ils nous valaient bien ! Tu peux le dire ! Nous ne changeons pas ! Ni de chaussettes, ni de maîtres, ni d'opinions, ou bien si tard, que ça n'en vaut plus la peine. On est nés fidèles, on en crève nous autres ! Soldats gratuits, héros pour tout le monde et singes parlants, mots qui souffrent, on est nous les mignons du Roi Misère. C'est lui qui nous possède ! Quand on est pas sage, il serre... On a ses doigts autour du cou, toujours, ça gêne pour parler, faut faire bien attention si on tient à pouvoir manger... Pour des riens, il vous étrangle... C'est pas une vie... - Il y a l'amour, Bardamu ! - Arthur, l'amour c'est l'infini mis à la portée des caniches et j'ai ma dignité moi ! que je lui réponds." – clr987

La maternelle Leon Frapie.

(1863-1949) Tout futur enseignant en maternelle devrait l'avoir lu. Certains hommes politiques méprisants aussi. Ainsi que tous les futurs déclassés que nous pourrions être. Rose, issue d'une famille aisée, doit affronter une cruelle réalité après qu'une série de malheurs se soit abattue sur sa famille. Bien qu'elle soit une jeune fille érudite, elle doit se contenter d'un emploi de femme de ménage dans une école maternelle. Se confiant à son journal intime, elle réfléchit sur son nouveau statut, tout en nous faisant part de la vie des enfants au sein de l'école. Elle nous initie ainsi à ce nouveau monde qu'elle s'approprie peu à peu. – clr987

Les Garennes de Watership Down Richard Adams.

Tout commence le jour où, sur la calme garenne de Sandleford, le lapereau nommé Cinquain pressent un péril mortel. Il est frêle et timide, Cinquain, mais doué d’une rare intuition, et son frère, le vigoureux Noisette, se fie à lui. Il faut fuir ! Et bientôt toute la tribu part vers l’inconnu, vers de terribles ou d’exquises découvertes. Ces herbes, ces bêtes des bois, ces oiseaux, jamais encore rencontrés, sont-ils amis ou ennemis ? Il faut lutter encore contre le doute et la fatigue, sauter, bondir toujours plus loin, vers ces “hautes terres” de Watership Down qui seront pour eux, Cinquain l’a promis, royaume de paix et d’insouciance… – clr987

Une ardente patience Antonio Skarmeta.

Qu'est-ce qu'un poète pour Mario Jimenez, le petit facteur de l'île Noire, dont l'unique client n'est autre que Pablo Neruda ? Quelqu'un qui sait mieux que quiconque manier les phrases, et qui l'aidera donc à faire la cour à Béatrice, la fille de l'aubergiste ? Neruda se laisse séduire par cet homme simple en quête d'un « art poétique ». Mario est épaté par le poète. Une vraie complicité s'établit entre ces deux « hommes de lettres»...Mais les rivages marins s'obscurcissent. Au Chili, les militaires ont pris le pouvoir. L'espoir, la liberté, la démocratie sont bafoués...On peut éliminer un poète, on n'efface pas ce qu'il a écrit... Loin des hommages officiels, ce roman est dédié à Pablo Neruda.Un film a été tiré d’Une ardente patience, qui a valu à l'auteur-scénariste-réalisateur deux prix internationaux à Biarritz et à Huelva. – clr987

Tes Yeux Dans Une Ville Grise Martin Mucha.

Tous les jours, Jeremías traverse en bus ou en combi la capitale péruvienne pour se rendre à l’université. Sous son regard sensible et lucide défile la Lima d’aujourd’hui, où coexistent quartiers pauvres et zones richissimes. Désenchanté, Jeremías est le représentant parfait d’une génération qui n’a jamais pu intégrer la prétendue « société parfaite » des années 1990 en Amérique du Sud. Récit poétique, portrait urbain, roman social, Tes yeux dans une ville grise est servi par une écriture précise et fragmentaire. L’ouvrage a été finaliste du prix du roman Fernando Quiñones en 2010, décerné par la fondation Unicaja. En France, le roman a fait partie de la première sélection du festival du premier roman de Chambéry en 2012. – clr987

Tsubaki Aki Shimazaki.

Dans une lettre laissée à sa fille après sa mort, Yukiko, une survivante de la bombe atomique, évoque les épisodes de son enfance et de son adolescence auprès de ses parents, d'abord à Tokyo puis à Nagasaki. Elle reconstitue le puzzle d'une vie familiale marquée par les mensonges d'un père qui l'ont poussée à commettre un meurtre. Obéissant à une mécanique implacable qui mêle vie et Histoire, ce court premier roman marie le lourd parfum des camélias (tsubaki) à celui du cyanure. Sans céder au cynisme et avec un soupçon de bouddhisme, il rappelle douloureusement que nul n'échappe à son destin. Venue au monde au Japon dans une famille dont le père est agriculteur. Durant sa jeunesse, elle développe une passion pour la littérature. Cependant, elle travaille comme éducatrice dans une école maternelle où elle aime inventer des histoires aux enfants. Elle immigre au Canada en 1981 et s'installe à Vancouver puis à Toronto avant de s'établir à Montréal où elle vit depuis 1991. En plus d'exercer sa plume, elle enseigne le japonais. Bien que sa langue maternelle soit, bien évidemment le japonais, elle écrit tous ses livres directement en français. Ses romans sont publiés dans la collection "Un endroit où aller" chez Leméac/Actes Sud. Il s'agit d'une série de cinq titres qui racontent la même tragédie, mais chaque fois sous angle différent puisque le narrateur change d'un roman à l'autre. Pour son roman Tsubaki (1999), elle a été finaliste du Prix Littéraire de la Ville de Montréal 1999 et du Grand Prix des lectrices Elle Québec 2000. Pour Hamaguri (2000), elle s'est méritée le prix Ringuet 2001 pour Hamaguri et a été finaliste pour le Prix des Cinq Continents de la Francophonie 2001. Son œuvre remporte le Prix du Gouverneur-Général pour Hotaru en 2005, le Prix Canada-Japon pour Wasurenagusa en 2004.. – clr987

Une famille en voie de guerison Kenzaburo Oe.

La naissance, en 1963, de son fils handicapé, Hikari, a bouleversé l’existence personnelle et familiale de Kenzaburô Ôé, et son rapport au monde. Lui-même traversait alors ce qu’il appelle une « crise de maturité », et l’obligation de s’occuper d’un enfant retardé mental, la décision de le traiter en être humain à part entière dont on observe et encourage la richesse intérieure ont donné une nouvelle impulsion à ses réflexions sur la société et à sa pratique littéraire. Une famille en voie de guérison est la chronique intime et émouvante d’une victoire remportée sur ce qui, ressenti à l’origine comme une triste fatalité, est devenu une source généreuse de force, de sagesse et de dignité. Entouré des soins, de l’amour et de la compréhension inlassables de ses parents, Hikari a pu épanouir sa touchante personnalité, développer ses talents musicaux et devenir enfin un compositeur estimé, joué et enregistré. Kenzaburô Ôé est né en 1935 dans un village de l’île de Shikoku, au sud-ouest du Japon. Il reçoit à vingt-deux ans le prix Akutagawa pour son récit Gibier d’élevage. Son œuvre, composée de romans, de nouvelles et d’essais, le place au tout premier rang de la scène littéraire japonaise. Il obtient le prix Europalia en 1989, et le prix Nobel en 1994. De Kenzaburô Ôé, les Éditions Gallimard ont publié notamment Le jeu du siècle et Arrachez les bourgeons, tirez sur les enfants. – clr987

Kafka sur le rivage Haruki Murakami.

Kafka Tamura, quinze ans, fuit sa maison de Tokyo pour échapper à la terrible prophétie que son père a prononcée contre lui. Nakata, vieil homme simple d'esprit, décide lui aussi de prendre la route, obéissant à un appel impérieux, attiré par une force qui le dépasse. Lancés dans une vaste odyssée, nos deux héros vont croiser en chemin des hommes et des chats, une mère maquerelle fantomatique et une prostituée férue de Hegel, des soldats perdus et un inquiétant colonel, des poissons tombant du ciel, et bien d'autres choses encore. Avant de voir leur destin converger inexorablement et de découvrir leur propre vérité. – clr987

Le Maitre et Marguerite Mikhail Boulgakov.

"Les manuscrits ne brûlent pas", dit le diable... Phrase prémonitoire pour un auteur découvert puis adulé dans son pays comme à l'étranger près d'un quart de siècle après sa mort. Le Maître et Marguerite fit l'effet d'un coup de tonnerre dans le monde littéraire russe des années soixante. Il devait d'une part renouveler le genre fantastique, et offrait d'autre part, à travers cette dimension surnaturelle, une possibilité de satire de son temps en déjouant la censure. L'histoire se déroule à Moscou. Dans le milieu étriqué et mesquin des bureaucrates et des écrivains officiels arrive un personnage inattendu qui dénonce les hypocrisies : le diable. Le Maître, écrivain anonyme surveillé par les autorités, tente malgré tout d'achever son roman philosophique, récit qui s'intègre dans l'Histoire elle-même. Ainsi passe-t-on de Moscou à Jérusalem, du Maître à Boulgakov, du pouvoir soviétique à Ponce Pilate, le tout dans une étonnante cohérence menée de main de maître par le diable en personne. --Lenaïc Gravis et Jocelyn Blériot -- Écrit sous la terreur par un homme malade et désespéré, "Le Maître et Marguerite" a mis vingt-cinq ans pour s'imposer comme l'un des chefs-d'œuvre de la littérature russe et devenir un livre culte dont la construction diabolique n'a pas fini d'enchanter les lecteurs. Comment définir un mythe ? Les personnages de ce roman fantastique sont le diable, un écrivain suicidaire, un chat géant, Jésus et Ponce Pilate, la plus belle femme du monde... On y trouve des meurtres atroces et des crucifixions. C'est une satire acerbe, une comédie burlesque, une parodie politique, un poème philosophique dévastateur avec des fantômes et des transformations magiques. Mais cette fantasmagorie baroque, ce film noir, cette vision d'apocalypse est aussi l'une des plus belles histoires d'amour jamais écrites. – clr987

La nuit des temps Rene Barjavel.

Dans l'immense paysage gelé, les membres des Expéditions Polaires françaises font un relevé du relief sous-glaciaire. Un incroyable phénomène se produit : les appareils sondeurs enregistrent un signal. Il y a un émetteur sous la glace... Que vont découvrir les savants et les techniciens venus du monde entier qui creusent la glace à la rencontre du mystère ? "La nuit des temps", c'est à la fois un reportage, une épopée mêlant présent et futur, et un grand chant d'amour passionné. Traversant le drame universel comme un trait de feu, le destin d'Elea et de Païkan les emmène vers le grand mythe des amants légendaires. – clr987

L'Ombre Du Vent Carlos Ruiz Zafon.

Dans la Barcelone de l'après-guerre civile, " ville des prodiges " marquée par la défaite, la vie difficile, les haines qui rôdent toujours. Par un matin brumeux de 1945, un homme emmène son petit garçon - Daniel Sempere, le narrateur - dans un lieu mystérieux du quartier gothique : le Cimetière des Livres Oubliés. L'enfant, qui rêve toujours de sa mère morte, est ainsi convié par son père, modeste boutiquier de livres d'occasion, à un étrange rituel qui se transmet de génération en génération : il doit y " adopter " un volume parmi des centaines de milliers. Là, il rencontre le livre qui va changer le cours de sa vie, le marquer à jamais et l'entraîner dans un labyrinthe d'aventures et de secrets " enterrés dans l'âme de la ville " : L'Ombre du vent. Avec ce tableau historique, roman d'apprentissage évoquant les émois de l'adolescence, récit fantastique dans la pure tradition du Fantôme de l'Opéra ou du Maître et Marguerite, énigme où les mystères s'emboîtent comme des poupées russes, Carlos Ruiz Zafon mêle inextricablement la littérature et la vie. – clr987

Journal d'un corps Daniel Pennac.

Le narrateur a commencé à tenir scrupuleusement le journal de son corps à l'âge de douze ans, en 1935. Il l'a tenu jusqu'à sa mort, en 2010, à 87 ans. Son projet était d’observer les innombrables surprises que notre corps réserve à notre esprit d'un bout à l'autre de notre vie. Ainsi a-t-il finalement décrit toute l'évolution de son organisme. Le résultat est le roman d'un corps qui tient moins du précis anatomique que de l’univers malaussénien, car Daniel Pennac évite la froideur du constat médical en introduisant à chaque page des personnages, des situations, des dialogues et des réflexions qui font circuler le sang de l’intimité dans ce corps autopsié que le lecteur, souvent, reconnaîtra comme étant le sien. – clr987

Tombe hors du temps David Grossman.

Un homme quitte soudain la table du dîner, fait ses adieux à sa femme, après avoir gardé pendant cinq ans le silence sur « cette nuit-là ». Il se met en route pour « là-bas », à la recherche de son fils mort. De jour en jour, sa marche autour de la ville se fait plus obstinée. D’autres parents qui ont aussi perdu un enfant le suivent. Parmi eux, un cordonnier, une sage-femme, un centaure-écrivain tentent d’accepter l’intolérable, de matérialiser l’absence radicale de ceux qu’ils pleurent. Un chroniqueur commente leurs faits et gestes. Ainsi, par la force et la grâce de la poésie, les personnages de ce récit polyphonique envoûtant parviennent un bref instant à rejoindre leurs disparus et à rompre la solitude que le deuil impose aux vivants. David Grossman nous surprend une fois encore par la délicatesse de son écriture et par son humanité. David Grossman, né à Jérusalem en 1954, est l'auteur réputé de huit romans abondamment primés et d’essais engagés. Lauréat du prix Médicis étranger 2011 pour son roman Une femme fuyant l’annonce, il est officier de l'ordre des Arts et des Lettres. – clr987

Mr. Gwyn Alessandro Baricco.

Romancier britannique dans la fleur de l'âge, Jasper Gwyn a à son actif trois romans qui lui ont valu un honnête succès public et critique. Pourtant, il publie dans The Guardian un article dans lequel il dresse la liste des cinquante-deux choses qu'il ne fera plus, la dernière étant : écrire un roman. Son agent, Tom Bruce Shepperd, prend cette déclaration pour une provocation, mais, lorsqu'il appelle l'écrivain, il comprend que ça n’en est pas une : Gwyn est tout à fait déterminé. Simplement, il ne sait pas ce qu'il va faire ensuite. Au terme d'une année sabbatique, il a trouvé : il veut réaliser des portraits, à la façon d'un peintre, mais des portraits écrits qui ne soient pas de banales descriptions. Dans ce but, il cherche un atelier, soigne la lumière, l'ambiance sonore et le décor, puis il se met en quête de modèles. C'est le début d’une expérience hors norme qui mettra l'écrivain repenti à rude épreuve. – clr987

Les Faineants dans la vallee fe Albert Cossery.

La fainéantise est élevée au rang des valeurs supérieures dans cette famille cairote : Galal l'aîné n'a pas bougé de son lit depuis sept ans, Rafik a renoncé à épouser la femme qu'il aime de peur qu'elle trouble sa somnolence. Serag, le plus jeune des frères veut commettre la folie d'aller travailler en ville au grand dam du vieil Hafez qui exprime sa fureur en ces termes : " Qu'est-ce que j'entends ? Tu veux travailler ! Qu'est-ce qui te déplaît dans cette maison ? Fils ingrat ! Je t'ai nourri et habillé pendant des années et voilà tes remerciements ! " Albert Cossery en appelle ici au sommeil comme d'autres à l'insurrection armée. – clr987

Monsieur Origami Jean Marc Ceci.

A l'âge de vingt ans, le jeune Kurogiku tombe amoureux d'une femme qu'il n'a fait qu'entrevoir et quitte le Japon pour la retrouver. Arrivé en Toscane, il s'installe dans une usine isolée où il mènera quarante ans durant une vie d'ermite, adonné à l'art du "washi", papier artisanal japonais, dans lequel il plie des origamis. Un jour, un jeune horloger arrive chez Monsieur Origami. Il a le projet de fabriquer une montre complexe avec toutes les mesures du temps disponibles. Son arrivé bouscule l'apparente tranquillité de Monsieur Origami et le confronte à son passé. Ce texte, entièrement dépouillé, allie profondeur et légèreté, philosophie et silence. D'une précision documentaire, historique et technique parfaite, ce roman a l'intensité d'un conte, la pureté d'une eau vive, la beauté d'un origami. – clr987

Histoire de la mouette et du ch Luis Sepulveda.

Zorbas le chat grand noir et gros a promis à la mouette qui est venue mourir sur son balcon de couver son dernier œuf, de protéger le poussin et de lui apprendre à voler. Tous les chats du port de Hambourg vont se mobiliser pour l'aider à tenir ces promesses insolites. À travers les aventures rocambolesques et drôles de Zorbas et Afortunada, on découvre la solidarité, la tendresse, la nature et la poésie. – clr987

L'Enfant brule Stig Dagerman.

On enterre une femme à deux heures... C'est par ces mots que comme L'Enfant brûlé, le chef-d'œuvre de Stig Dagerman, qui date de 1948. En effet, la mère est morte, laissant un mari et un fils de vingt ans. Qui était-elle en dehors de cette rumeur quotidienne dont elle remplissait la maison ? Trop tard pour le savoir. Désormais, son absence va prendre un poids que n'avait pas sa présence, suscitant entre père et fils d'étranges rapports faits de questions tacites, de suspicion mutuelle, de jalousie et de haine, mais aussi d'amour. Lire Dagerman - ce Rimbaud du Nord qui mit fin à ses jours en 1954, alors qu'il n'avait que trente et un an et que, depuis longtemps, il se taisait - c'est lire un écrivain majeur, l'un de ces auteurs sont la voix a la vertu de raccourcir à la seconde des distances entre lecteur et auteur, instaurant entre eux les liens de complicité les plus étroits, commandant un irrésistible mouvement de sympathie. Ardent et précis à la fois, l'écrivain jette ses filets au plus profond de nous-mêmes, ramenant à la surface nos secrets les plus troubles et les moins avouables. Tandis que, sur fond de rues enneigées, d'archipels lisses et de soleils froids, des personnages ravagés de passion se dressent, à jamais inoubliables, comme dans un film qui serait le plus beau film d'Ingmar Bergman, ce compatriote de Dagerman, " l'Enfant brûlé ". – clr987

Notre besoin de consolation est Stig Dagerman.

Ce court essai paru en 1952 dans un magazine suédois, l'un des derniers écrits de Stig Dagerman (1923-1954). Il y développe ses réflexions sur le sens de l'existence, la mort, le suicide. Son suicide, le 4 novembre 1954, conclut de manière brutale ce petit ouvrage. Dagerman, avant de sombrer dans le silence et de se donner la mort, fait une ultime démonstration des pouvoirs secrètement accordés à son écriture, le succès ne s'est jamais démenti. On peut donc, aujourd'hui, à l'occasion d'une nouvelle édition de ce " testament ", parler d'un véritable classique, un de ces écrits brefs dont le temps a cristallisé la transparence et l'inoubliable éclat. – clr987

Purge Sofi Oksanen.

« Un vrai chef-d’oeuvre. Une merveille. J’espère que tous les lecteurs du monde, les vrais, liront Purge. » Nancy Huston En 1992, l’union soviétique s’effondre et la population estonienne fête le départ des Russes. Mais la vieille Aliide, elle, redoute les pillages et vit terrée dans sa maison, au fin fond des campagnes. Ainsi, lorsqu’elle trouve Zara dans son jardin, une jeune femme qui semble en grande détresse, elle hésite à lui ouvrir sa porte. Ces deux femmes vont faire connaissance, et un lourd secret de famille va se révéler, en lien avec le passé de l’occupation soviétique et l’amour qu’Aliide a ressenti pour Hans, un résistant. La vieille dame va alors décider de protéger Zara jusqu’au bout, quel qu’en soit le prix. Sofi Oksanen s’empare de l’Histoire pour bâtir une tragédie familiale envoûtante. Haletant comme un film d’Hitchcock, son roman pose plusieurs questions passionnantes : peut-on vivre dans un pays occupé sans se compromettre ? Quel jugement peut-on porter sur ces trahisons ou actes de collaboration une fois disparu le poids de la contrainte ? Des questions qui ne peuvent que résonner fortement dans la tête des lecteurs français. ### Biographie de l'auteur **Sofi Oksanen** est née en Finlande en 1977, d’une mère estonienne et d’un père finlandais. Elle est devenue en trois romans et quelques pièces de théâtre un personnage incontournable de la scène littéraire finlandaise. *Purge* a marqué la consécration de l’auteur, qui a reçu en 2008 l’ensemble des prix littéraires du pays, mais le roman a également enrichi le débat historiographique sur cette période de l’occupation soviétique. – clr987

Arrete avec tes mensonges Philippe Besson.

Quand j’étais enfant, ma mère ne cessait de me répéter : « Arrête avec tes mensonges. » J’inventais si bien les histoires, paraît-il, qu’elle ne savait plus démêler le vrai du faux. J’ai fini par en faire un métier, je suis devenu romancier. Aujourd’hui, voilà que j’obéis enfin à ma mère : je dis la vérité. Pour la première fois. Dans ce livre. Autant prévenir d’emblée : pas de règlement de comptes, pas de violence, pas de névrose familiale. Mais un amour, quand même. Un amour immense et tenu secret. Qui a fini par me rattraper. – clr987

Les Vestiges du Jour Kazuo Ishiguro.

Majordome méticuleux, Mr Stevens a passé sa vie à servir les autres, métier dont il s’acquitte avec plaisir et fierté. C’est un homme qui se croit heureux, jusqu’à ce voyage qu’il entreprend au soir de sa vie vers Miss Kenton, l’ancienne gouvernante du château où il servait : la femme qu’il aurait pu aimer, s’il avait su ouvrir ses yeux et son cœur. – clr987

L'automne du patriarche Gabriel Garcia Marquez.

Gabriel Garcia Marquez, écrivain sud-américain, Prix Nobel de littérature en 1982, on connaît surtout Cent ans de solitude et Chronique d'une mort annoncée. Il faut se lancer dans la lecture de L'Automne du patriarche pour savourer l'écriture flamboyante et caustique de ce romancier hors du commun. L'Automne du patriarche raconte la vie d'un dictateur sans âge - il aurait entre 107 et 232 ans, personne ne sait plus très bien - qui règne de façon tyrannique sur un pays tropical sous-développé. Grotesque, pitoyable, sale et grossier, notre roi vit dans un palais délabré, fréquenté seulement par des poules et des vaches. Il y a bien longtemps que les hommes ne s'y risquent plus ; la cruauté du patriarche ayant réussi à faire fuir les courtisans les plus assidus. Mais voilà que ce dictateur fantoche tombe éperdument amoureux de la reine de beauté des pauvres, la sublime Manuelle Sanchez... Satire désopilante de tous les régimes dictatoriaux, L'Automne du patriarche creuse une brèche dans le registre du burlesque, il parvient à rendre le burlesque plus profond et plus touchant. Le critique littéraire Max-Pol Fouchet a dit de ce roman : "C'est trop puissant et admirable pour s'y soustraire." – clr987

Les Bananes de Konigsberg Alexandre Vialatte.

Le Rhin est vert, la cathédrale rouge, les habitants paisibles et joufflus. L'Allemagne que découvre Vialatte est jolie comme une image d'Epinal. Dix ans plus tard, la silhouette de l'Allemand a changé. La misère et le sport lui ont fait le ventre plat. La chemise noire est de rigueur. L'Allemagne a pris un visage bien inquiétant : celui d'Hitler. EN 1945, Vialatte assiste aux procès des criminels de guerre de Belsen et enregistre les aveux de ces tortionnaires qui ont des scrupules d'employés tatillons. " Bananes de Königsberg " nous raconte l'histoire de l'Allemagne de 1922 à 1949 vue par Vialatte. Une histoire " folle, tragique, invraisemblable et d'un comique ahurissant ". – clr987

En Patagonie Bruce Chatwin.

D’où vient la vocation, comment naît une œuvre ? À cause d’un fragment de peau de brontosaure, exposé dans une vitrine chez sa grand-mère, à cause d’une carte de la Patagonie, accrochée sur un mur du salon d’Eileen Gray, le jeune Bruce Chatwin a décidé, un jour, de tout quitter pour partir explorer ce bout du monde. Et le livre qu’il en a rapporté est, sans doute, l’un des plus curieux et des plus cocasses récits de voyages jamais écrits. La Patagonie de Bruce Chatwin ? un Eldorado littéraire. – clr987

La Voix des vagues Jackie Copleton.

Lorsqu'un homme horriblement défiguré frappe à la porte d'Amaterasu Takahashi et qu'il prétend être son petit-fils disparu depuis des années, Amaterasu est bouleversée. Elle aimerait tellement le croire, mais comment savoir s'il dit la vérité ? Ce qu'elle sait c'est que sa fille et son petit-fils sont forcément morts le 9 août 1945, le jour où les Américains ont bombardé Nagasaki ; elle sait aussi qu'elle a fouillé sa ville en ruine à la recherche des siens pendant des semaines. Avec l'arrivée de cet homme, Amaterasu doit se replonger dans un passé douloureux dominé par le chagrin, la perte et le remord. Elle qui a quitté son pays natal, le Japon, pour les États-Unis se remémore ce qu'elle a voulu oublier : son pays, sa jeunesse et sa relation compliquée avec sa fille. L'apparition de l'étranger sort Amaterasu de sa mélancolie et ouvre une boîte de Pandore d'où s'échappent les souvenirs qu'elle a laissé derrière elle – clr987

Vingt cinq ans de solitude John Haines.

En 1947, John Haines s’installe dans une cabane isolée en Alaska. Il y passera vingt-cinq ans, menant une existence rude et solitaire faite de chasse et de pêche, de pièges et de traques, de pistes tracées au sein d’étendues vierges. La furie des éléments et le sang versé seront ses principaux compagnons. Dans un univers où, face au blizzard, un feu qui s’éteint signifie la mort, où le chasseur devient parfois la proie, chaque rencontre sera essentielle. Ce récit, servi par une langue précise et forte et un sens aigu de l’observation, nous fait découvrir un des derniers grands espaces sauvages de la planète. Un pays où “la neige, le feu, les étoiles” sont les seuls livres que lisent ceux qui vivent au rythme des saisons. Avec sérénité, John Haines transforme son expérience intime en un récit initiatique et intemporel, où le moindre évènement trouve sa résonance en chacun de nous. Vingt-cinq ans de solitude est l’histoire incroyable d’un trappeur moderne, un hymne à la vie sauvage et un classique de la littérature du Grand Nord. JOHN HAINES est né en 1924 en Virginie. Auteur d’une quinzaine de recueils de poésie, d’essais et de récits, il a reçu de nombreux prix, dont ceux de la fondation Guggenheim et de l’Académie des arts et lettres. Poète américain des plus considéré, il a vécu dans le Montana et est décédé à Fairbanks, en Alaska, en 2011. – clr987

Le jeu des perles de verre Hermann Hesse.

« Qu'adviendrait-il si, un jour, la science, le sens du beau et celui du bien se fondaient en un concert harmonieux ? Qu'arriverait-il si cette synthèse devenait un merveilleux instrument de travail, une nouvelle algèbre, une chimie spirituelle qui permettrait de combiner, par exemple, des lois astronomiques avec une phrase de Bach et un verset de la Bible, pour en déduire de nouvelles notions qui serviraient à leur tour de tremplin à d'autres opérations de l'esprit ? » Cette extraordinaire mathématique, c'est celle du jeu des perles de verre, que manie parfaitement Joseph Valet, héros fascinant et ludi magister jonglant avec tous les éléments de la culture humaine. Récit d'anticipation, roman d'éducation intellectuelle et religieuse, utopie pessimiste. Le Jeu des perles de verre est une des plus amples et savantes constructions littéraires d'Hermann Hesse. – clr987

Journal d'un corps Daniel Pennac.